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Canards en Plastiques
Par Hyppojaune
Harry Potter  -  Romance/Humour  -  fr
13 chapitres - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     Les chapitres     44 Reviews    
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De la notoriété de savoir dessiner des Canards En Plastiques

TITRE : Canard En Plastique

RATING: M

GENRE : Romance, Humour (on essaye), Univers Alternatif

AVERTISSEMENT : Ben y a deux hommes y vont tomber amoureux et peut être même y vont s'embrasser tout ça, alors fais gaffe.

REMERCIEMENT : Moi même, avec tout mon amour.

 

Chapitre 1 : De la notoriété de savoir dessiner des Canards En Plastiques.

La maison de Harry était bleue et le toit fait de tuile noir. Au dessus de la porte d'entrée, James, son père, avait accroché un panneau avec cette inscription « The world is beautiful », il était tellement content de sa pancarte que Lily, la mère d'Harry n'avait fait aucun commentaire. Il y avait aussi un banc en dessous de la fenêtre de la cuisine, James l'avait récupéré une nuit dans un parc avec l'aide d'Harry et de son frère jumeau Hector, ils avaient par ailleurs rencontrés quelques petits problèmes en s'apercevant que le banc était fixé dans l'herbe. James l'avait ensuite repeint en vert pour dissimuler les preuves et l'avait fièrement exposé à la vue des voisins qui s'étaient contentés de leur jeter un regard morne, ignorant le sourire rayonnant du père Potter.

Harry vient d'avoir 17 ans et il a sept frères et sœurs. Plus deux parents, mariés et heureux en ménage, aussi incroyable que cela puisse paraître.

L'occupation principale de Roméo, le frère aîné de Harry et âgé de 23 ans, est de faire de la guitare en médisant sur le monde entier retranché dans son garage. Il se proclame rebelle, en marge de la société. Il considère que la vie n'est qu'une vaste blague. Mais il est toujours le premier à vouloir aller chez McDonald. Harry pensait que sa majorité arrangerait les choses, mais depuis ses 18 ans il est entré dans une période de régression (ou crise post-adolescente) dont Harry doute qu'il puisse un jour sortir. Il a arrêté le lycée à 16 ans, n'a aucune idée de ce qu'il va faire de sa vie et, pour l'instant, vivre aux crochets de ses parents lui convient tout à fait.

Kathaline, deux ans plus jeune que Roméo, est une écologiste confirmée. Elle se bat pour tout un tas de cause (dont la moitié est absurde) et travaille avec acharnement au sein de Greenpeace. Parallèlement, elle passe un doctorat en philosophie et prépare actuellement sa thèse ce qui restreint drastiquement ses activités extra-scolaires.

Hector, le frère jumeau de Harry, sort tout le temps. C'est simple, il a toujours un endroit où aller : fête, rave, soirée, cinéma, tournée de bar. Il a arrêté les cours après son BAC car une entreprise multimédia très renommée convoitait ses services depuis longtemps. Lily avait cependant toujours tenus à ce qu'il aille jusqu'au bout de son parcours lycéen et passe son BAC.

Eliott vient d'avoir douze ans et passe sa vie à lire ( de Dostoïevski à Black & Mortimer), comme Harry au même âge. C'est un garçon plutôt calme, cependant connu pour ses crises de nerf légendaires qui laissent le reste de sa famille perplexe. Il a déjà sauté deux classes et est bien parti pour en sauter encore une l'année prochaine, malgré les protestations de Lily (encore et toujours) qui ne désire pas que cela arrive.

Georges, 10 ans, a quelques difficultés mentales, on s'est aperçut très tôt qu'il était autiste et que certaines de ses connexions neuronales ne fonctionnaient pas très bien. Ce qui ne l'empêche pas d'être parfaitement intégré à la famille Potter, même si la plupart du temps il reste assis sur une chaise à rêver (retrancher dans un monde complètement onirique ou la réalité n'existe plus pour lui).

Jimmy, 7 ans, sort lui aussi tout le temps quand il ne doit pas aller en classe. Mais à 6 ans ce n'est pas pour aller faire la fête. Il se promène au gré des rues toutes la journée, parfois sans but, parfois si. Il connaît la ville mieux que toute la famille réunit. Les Potter ont déjà eut des problèmes à cause de ça, une voisine, un jour, les a même menacés de les dénoncer pour négligence et inconscience. Ca avait bien fait rire Harry à l'époque, James et Lily un peu moins.

Rambo… est vraiment trop petit pour que l'on puisse parler de ses centres d'intérêt, d'ailleurs, il ne sait même pas encore parler. Tout ce qu'Harry peut dire sur lui, c'est qu'il est le préféré de Lily et que c'est vraiment dégueulasse.

Kathaline avait été la seule qui semblait horrifiée d'avoir un frère nommé Rambo.

Harry… et bien Harry est tout ce qu'il y a de plus normal, après avoir terminé le lycée, il s'est lancé dans des études de lettres et est actuellement en première année. En fait, la seule différence qu'il a avec les autres c'est qu'il est un génie. Seulement, il a toujours trop eu la flemme pour exploiter le filon.

MAISON DES POTTER, vendredi, 7h.

Ca faisait une semaine que les cours avaient repris et une semaine que Harry n'avait pas mis les pieds à l'université. Il s'ennuyait trop là bas. Même si ses (seuls) amis étudiaient dans la même section que lui, suivre une journée de cours était au delà de ses capacités de concentration. Sans blague.

En ce vendredi il était présentement dans sa chambre, sa mère nourrissait Rambo en bas dans la cuisine, Kathaline prenait sa douche, Roméo était sûrement en train de dormir et les autres étaient déjà partis depuis longtemps vaquer à leurs occupation de la journée (travailler et étudier, quelle horreur!).

-Maman ! Cria Harry de sa chambre, je cherche un livre et je le trouve pas !

Après cette exclamation à valeur purement informative, il continua à mettre un peu plus le bazar dans sa chambre, puis se dirigea naturellement vers celle de sa sœur. Il cherchait un de ses exemplaires des Fleurs du mal de Baudelaire prit d'une irrépressible envie de le relire. A la place il trouva dans la chambre de Kathaline quelque chose de nettement plus intéressant. Il eut un sourire triomphant plutôt effrayant lorsque sa sœur entra dans sa chambre.

-Tu t'es acheté un string ? Demanda-t-il d'une voix innocente tandis que les cheveux trempés, elle s'affairait à trouver la bonne couleur de vernis à ongle pour sa pédicure.

-Non. Sors de ma chambre.

-Ouais genre, c'est quoi ça alors ?

-J'en sais rien. Ton imagination.

-Tu veux que j'aille demander à maman pour voir ?

-Fais ça. Tu veux pas plutôt aller… je sais pas moi, à la fac par exemple ? T'as pas des cours ? T'es pas une sorte d'étudiant ?

-La fac c'est pour les nazes. Il développa devant son silence éloquent, nan mais j'veux dire, la fac ça craint tu vois.

-Bah ouais je vois trop. Dis, rajouta-t-elle subitement, je suis prise d'un doute là, tu comptes pas sur moi pour t'entretenir plus tard ?

Harry la regarda avec des yeux de merlan frit, alors qu'elle lui balançait un livre à la figure.

-Mais tu comprends pas, je suis un artiste moi, je ne peux pas travailler ! Ca irait à l'encontre de tous mes principes !

-Arf, et tais-toi pour voir.

-Je frémis, est-ce le froid ? Est-ce la pluie qui me pénètre ? Est-ce la peur ? Est-ce l'horreur ? Quelle est cette nostalgie mystérieuse que cette voix éveille en moi ?… Que cette voix me rappelle ? Suis-je déjà envoûté ? Il fit une pause. Tu vois je suis bon hein ?

Kathaline ramassa son sac de cours et sortit de la pièce non sans lui préciser qu'elle avait étudié Macbett de Ionesco en Terminal et que le plagiat était passible d'une peine d'emprisonnement d'un mois et surtout de grosses compensations financières. Harry se laissa choir sur lit de sa sœur, elle lui avait donné mauvaise conscience la bougresse. C'est pourquoi, après avoir fixé le plafond pendant de longues,il décida de se bouger et d'aller, exceptionnellement, en cours.

Pour voir.

Il se rappelait qu'il avaient une sorte de conférence sur la période du classicisme le vendredi matin, un truc chiant mais bon. Il enfila un jean et une chemise, après tout, il avait pris une douche plutôt récemment, et passa une main dans ses cheveux pour les débrouiller. Puis, il attrapa un cahier et un crayon qu'il jeta dans son sac bandoulière en cuir et sortit. Nul besoin de préciser qu'il était affreusement en retard.

Dans l'amphithéâtre, le cours semblait avoir commencé depuis déjà pas mal de temps. Il se glissa auprès de ses amis en faisant mine d'ignorer les regards exaspérés des autres étudiants. Ils étaient juste aigris d'avoir moins dormis que lui ce matin.

-Harry ! S'exclama Neville en le voyant arriver à côté deux. Nous avions abandonné tout espoir de te voir un jour ici ! Je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes heureux de nous être trompés.

-Qu'est-ce qui t'arrive, t'es malade ? Lui demanda Ron, beaucoup plus prosaïque que Neville.

-Nan, j'ai décidé qu'il fallait que je me range, assez de cette vie dissolue qui ne m'apporte rien. Le premier pas vers la socialisation est encore de venir étudier.

Il aurait presque pu se croire… honnêtement il devrait faire du théâtre, il était vraiment bon. Tout à fait modestement bien entendu.

-T'es quand même en retard, crut bon de préciser Seamus en collant un chewing-gum sous sa table.

-Je sais, répondit Harry avec fatalisme. Mais comme je ne devais pas venir du tout, vous pouvez quand même vous considérer comme des petits chanceux.

-T'as trop raison mec, intervint Neville, moi non plus j'devais pas venir mais ma grand mère tu vois…

Tout le groupe acquiesça gravement, et Harry réprima un frisson d'horreur. Il voyait bien sa grand mère effectivement.

-Alors qu'est-ce qu'il raconte de beau notre…

Harry leva les yeux vers le conférenciers avant de s'arrêter en plein milieu de sa phrase.

Neville en profita pour analyser cette réaction rare :

-Perte de la parole, bouche béate, les yeux d'un poisson mort… je crois que tout y est Docteur Ronald…

-Je sais pas si je dois te le dire Harry, mais tu as à peu près la même réaction que toutes les filles en entrant dans la salle lundi matin, lui confia Ron, vaguement compatissant.

-Dois-je vraiment en croire mes yeux ? Suis-je vraiment le témoin d'une telle apparition ?

-S'il repart dans son délire lyrique je vous préviens, je le frappe.

-Seamus ! Tu ne peux pas en vouloir à Harry, ce sont ses hormones qui le travaille. Je ne sais pas si tu sais, mais ça doit bien faire une semaine qu'il a pas tiré son coup.

-En fait ça fait trois jours Ron, rectifia Harry en continuant à fixer le conférencier. Sérieusement, ce mec est une bombe.

Ron écarquilla des yeux, soudainement très pâle.

-Tu veux dire que… ?

-Ouais.

-J'y crois pas Harry, comment t'as pus me faire ça ? Je veux dire, on avait dit une soirée entre pote !

-C'est bon, t'y as vu que du feu.

-Nan mais c'est fini, tu viens de briser notre amitié. En plus tu savais très bien que j't'attendais ! Bordel, t'as passé une demi-heure dans ces toilettes ! C'était sûr, déclara-t-il en croisant les bras sur sa poitrine, jetant un regard mauvais à Harry qui daigna enfin tourner ses yeux vers lui.

-Tu sais bien que c'est toi mon grand amour Ron. Le seul, l'unique.

-Je suis jaloux, déclara Seamus qui venait d'engager une bataille navale avec Neville.

-Toi ta gueule, dit Ron définitivement de mauvaise humeur.

-Boude pas Ron, je le ferais plus, promis. Voilà, content ?

-Va te faire foutre.

Harry se rendit alors compte que des excuses ne suffiraient pas, pas cette fois. Il arracha un morceau de papier à une des feuilles de son cahier et dessina un gros cœur en rouge avec deux petits bonhommes en dessous qui se tenaient le main. Comme il n'avait pas de orange pour faire les cheveux de Ron, il fit des flèches avec leur prénom et lui passa la papier. Ron déplia le papier sous le sourire angélique d'Harry, grogna et marqua sur le même papier « Tu fais mieux les canards en plastique ». Ce qui était vrai.

Harry pour faire bonne mesure, et puisqu'il était là, décida donc de suivre le cours. Les filles, qui étaient au premier rang, gloussaient à chaque blague du conférencier qui leur distribuait alors des sourires goguenards ravageurs. Mais malgré toute sa bonne volonté, Harry décrocha rapidement, ça restait une conférence sur le classicisme et en plus il était sûr d'avoir déjà lu un bouquin là-dessus.

-Je glousse pas encore, fit remarquer Harry à Ron en s'affaissant sur un coude, soudainement exténué d'être là.

-J'ai envie de dire que c'est normal, lui répondit ce dernier en plissant des yeux.

-Ron, il faut que je me le fasse.

-On avait cru comprendre, soupira Neville dépité d'avoir perdu la bataille navale contre Seamus.

Harry sembla soudain se rendre compte d'un truc super important.

-Elles sont où les filles ?

-Devine, répondit Ron en grognant.

Harry leva les yeux et scanna la pièce avec son super regard laser de super héros trop fort qui fait peur à Seamus.

-Ron, il me fait peur avec son regard, pleurnicha Seamus.

-Elles sont repérées ! s'exclama Harry (mais pas trop fort quand même), premier rang, baves aux lèvres et yeux globuleux. Y a de la concurrence les gars…

Ron ferma les yeux :

-T'es pire qu'une…

Mais fut bâillonné de justesse par Harry.

-Tu aurais regretté des années ce que tu t'apprêtais à dire, s'excusa-t-il.

Au grand dam de Harry, la conférence s'éternisa. Cela faisait cinq bonnes minutes que le cours aurait dû se terminer et qu'ils auraient dû tranquillement aller manger, mais non. Ce genre de retard exaspérait Harry tout autant que ses congénères. Il avait pas une montre le beau blond ? Il pouvait pas s'en servir ?

Un élève –il ne sait pas qui, mais Harry le bénit tout de même- lança un « tic-tac » à travers l'amphi et monsieur j'ai des fesses à se damner sembla réaliser qu'il était temps de libérer ses chères petites têtes blondes. Il annonça la fin du cours avant de sortir et Harry dévala les marches pour rejoindre les filles qui rangeaient leurs affaires. Luna et Hermione.

-Harry ! s'exclama Hermione, je suis contente de te voir ici, ça fait presque bizarre !

Oui, bon, ça va.

-Ouais… même que pour fêter ça je vous emmène manger chez Burger King, on reprend qu'à treize heures, c'est ça ?

-Oh oui Harry ! Emmène nous manger de la nourriture capitaliste ! Depuis ma naissance je ne rêve que de ce moment ! lui répondit Hermione des étoiles dans les yeux.

-Moi aussi j'ai faim, renchérit Luna.

Ils quittèrent l'amphithéâtre tous les trois, Harry se rendant compte avec un certain étonnement que ces moments avec ces amies lui avaient manqué. Il devait vraiment faire un effort d'assiduité, resté enfermé chez lui à végéter toute la journée n'était pas vraiment ce à quoi il aspirait, même si certain matin, se lever semblait juste trop dur.

Il aimait bien traîner avec Hermione et Luna. Et puis les filles c'était plus intelligentes que les garçons, enfin sauf quand elles parlaient de fringues, de maquillage, et de romans avec des vampires lovers.

-Bref ! Luna fit sursauter une bonne partie des clients qui commençaient à affluer en masse dans le fast-food. On va au Marlowe demain soir, pour heu… s'éclater, tu viendras ?

-Pourquoi on irait pas dans une boites de pédés pour changer ? Demanda Harry, assez curieux de voir à quoi ça pouvait ressembler.

-Je vois pas ce que ça change pour toi, argumenta Hermione, tu finis toujours par te trouver quelqu'un, quelque soit la boite…

-C'est le gaydar, précisa Luna mortellement sérieuse, sous les yeux ébahis des deux autres.

Après un moment de silence, Harry reprit la parole.

-Bref, cette fille est folle, conclut-t-il en sirotant son coca (sans glaçon parce que sinon ils mettent que des glaçons et un fond de coca). Enfin c'est pas le tout, mais faudrait penser à reprendre le chemin de la connaissance et du savoir…

-J'ai chinois cet après-midi, se plaignit Hermione, je déteste ma prof, c'est une grosse vache puante et…

-Oh ce stéréotype de l'étudiante frustrée qui insulte ses profs, c'est juste que t'es nulle en chinois et que tu le supportes pas, lui fit remarquer Harry avant de se faire puérilement tirer la langue.

-Harry a raison, nous allons être en retard…, les coupa Luna.

-J'ai toujours raison, dit Harry avec un grand sourire pédant.

Ils allèrent ranger leur plateau et rejoignirent la fac. Avant de se séparer, Harry crut bon de mettre au clair une chose.

-Le beau gosse blond qui nous sert de prof de littérature, il est pour moi.

Hermione soupira :

-T'aurais pu choisir quelqu'un de plus accessible. Parce que là dans le genre inaccessible t'es servis, fit remarquer sa très chère amie.

-Je suis Harry Potter.

-…Ah bah ouais, ça change tout, c'est sûr.

Il s'enfuit sous le regard moqueur des filles, et il éclata de rire sans raison, effrayant deux étudiants qu'il croisa.

Le reste de la journée fut plutôt cotonneuse pour Harry. Il était fatigué (une journée entière de cours, personne ne pouvait réaliser l'impact énorme que ça avait sur sa santé mentale) et pressé de rentrer chez lui. Il n'eut d'ailleurs pas le courage d'attendre le bus et se fit ramener en stop par la première voiture qui passa. Il eut la malchance de tomber sur un étudiant militant communiste qui lui parla d'engagement politique pendant tout le trajet, tu vois genre, c'est important de se mobiliser en qu'on croit, on est jeune, c'est maintenant ou jamais, on peut pas laisser la société faire n'importe quoi, on doit tous apporter une pierre à l'édifice. Maintenant il était de retour chez lui et il était littéralement é-pui-sé.

-Mamaaaan, cria-t-il à travers la maison.

Seul l'écho lui répondit et il faillit fondre en larme. Qu'était-il sans sa mère ? Il n'était rien ! le néant, le vide, un trou noir, enfin tout ça quoi. Il traîna sa carcasse jusqu'à la cuisine, Rambo babillait tout seul sur sa chaise haute et Harry lui écrasa une banane. Fallait bien penser à les nourrir de temps en temps ces petites choses là. Il s'amusa à lui faire coucou avec ses mains parce qu'il n'avait rien d'autres à faire et aussi un peu parce que c'est marrant, mais Rambo semblait plus occupé à mettre la purée de banane dans ses cheveux. C'est vrai, c'est tellement marrant de mettre de la purée de banane dans ses cheveux…Il allait imiter son frère quand son père débarqua dans la pièce.

-Harry arrêter de jouer avec la nourriture. Je sors avec ta mère ce soir, tu t'occuperas de tes frères et sœurs.

Pour rajouter à son malheur, Rambo lui écrasa un morceau de banane dans l'œil avec un « gha ! » joyeux.

-Mais y a Kathaline, elle peut s'occuper de nous elle ! protesta-t-il avec véhémence.

-Elle révise chez une amie ce soir pour son truc là, sa thèse où je sais pas trop quoi.

Les études de Kathaline n'était visiblement pas la préoccupation première pour James. En même temps… pour qui la thèse de Kathaline était-elle une préoccupation ?

-Ben Roméo alors, il peut pas s'occuper de nous lui ?… Non, j'ai rien dit. Mais c'est trop injuste !

- Ah oui, ça je veux bien te croire, confirma son père en s'asseyant sur une des chaises de la cuisine face à Harry, d'ailleurs t'ai-je raconté la fois où Bobby Barnes, un camarade de classe m'a…

Et oui, effectivement, James lui avait déjà raconté. Harry s'empressa de déserter ce qui n'empêcha pas James de raconter encore une fois l'histoire... à Rambo.

C'est ainsi que Harry passa sa soirée à s'occuper de Rambo et Georges, qui était les seuls à avoir vraiment besoin de ses services. Les autres pouvaient se débrouiller sans lui. Enfin, il se demanda quand même qui avait eu l'idée de mettre un œuf avec sa coque dans le micro onde. Sans doute ne le saurait-il jamais. Vers minuit il s'assura que tout le monde dormait et que Roméo ronflait dans le canapé avant de rejoindre sa chambre qui se trouvait sous le comble avec le berceau de Rambo. Au cas où il s'étoufferait pendant la nuit.

Quand il se réveilla, il était tout seul dans sa chambre et il devait être environs midi, il décida de s'octroyer une journée de congé après son dur labeur de la veille. Il erra dans la maison toute la journée, alla aider sa mère à faire les courses, emmena Eliot à un de ses nombreux cours rajouté dans l'après-midi, fit le poirier pendant dix minutes dans sa chambre, puis fit une sieste d'une heure après avoir regardé un documentaire sur les caïmans.

-Hector tu sais quoi ? demanda-t-il un peu plus tard en allant s'asseoir dans le canapé à côté de son frère.

-J'ai peur.

-Je sors ce soir ! Je vais en boite et tout.

-Génial.

-…

-…

-Tu veux venir ?

Hector accorda alors toute son attention à son frère jumeau.

-Toi, tu m'invites à une soirée ?

-…Ouais.

-Okay.

-Tu veux dire, okay-d'accord ?

Hector tenta de le frapper puis voyant que ça ne lui faisait rien, de l'étouffer sous un des oreilles du canapés. Harry fit quelques moulinets avec ses bras avant de se rendre et de partir en beuglant dès qu'il fut relâché. Il appela ensuite les autres pour les prévenir de la venue de son frère (Luna qui ne l'aimait pas trop bouda un peu mais sinon ça ne posa aucun problème). Il se gratta ensuite la tête se demandant comment il allait bien pouvoir s'habiller ce soir et demanda à son frère en désespoir de cause. Il fut d'ailleurs bien content du résultat, enfin ça lui paraissait plus ou moins correct.

Ron passa les chercher en voiture vers minuit avec Seamus et Neville, les filles devaient les rejoindre devant la boite. Seamus avait visiblement ingurgité une quantité d'alcool non négligeable avant d'arriver. « Vous comprenez les gars, ça coûte tellement cher en boite, hé on va se faire des meufs les gars ! » ajoutez un rire gras à la fin de la phrase et vous visualiserez en partie le tableau.

-Il a bu quoi ? demanda Hector.

-Ben en fait on sait pas trop, lui répondit Ron gêné (Hector l'avait toujours impressionné), on l'a lâché des yeux une secondes et paf… !

-Mais chuis lucide les mecs ! j'vais m'faire de la meuf ! continua Seamus dans son délire.

-Charmant, conclut Hector en fixant la vitre de la voiture.

Ils finirent par arriver non loin de la boite et se garèrent sur un parking gratuit. Ils payèrent l'entrée et Harry alla s'effondrer dans un fauteuil pas trop loin du bar (pour surveiller les allers et venues de Seamus). Les filles leur avaient envoyé un texto pour les avertir qu'elles étaient déjà à l'intérieur et il leur fit un vague signe de main en les apercevant sur la piste. Il trouva que Luna était particulièrement jolie ce soir. Son visage brillait de joie et d'amusement, sa frange blonde lui arrivait au-dessus des yeux et le reste tombait en baguette bien droite jusqu'au niveau de ses reins. Une couche de rouge à lèvre pourpre s'étalait avec grâce sur ses lèvres et elle était vêtue d'une robe bleu électrique aux froufrous multicolores qui s'arrêtait au niveau de ses mollets découvrant une paire de bottine noir à talon. Talons qui tapaient sur le sol dans un rythme haché et dissolu.

Au bout d'une demi-heure passé affalé sur un fauteuil, Harry décida qu'il était grand temps qu'il aille se déchaîner sur la piste déjà bien remplie. A dix balles l'entrée autant en profiter un minimum. Il fit abstraction des inconnus qui se pelotaient autours de lui (surtout des moche) et s'essaya à la musique techno (assez maladroitement). Le manque de place et d'air respirable ne facilitant pas sa tâche. En plus il était juste à côté d'une enceinte et ça lui vrillait dans les tympans. Mais il était jeune que diable ! Il se devait de s'amuser comme un petit fou ! Hahaha… Il se trémoussa de plus belle avant d'être attrapé par une manche et traîné jusqu'aux toilettes des filles.

L'atmosphère était étrange à l'intérieur, fluo tamisé (obscure clarté !) et il avait l'impression d'être beaucoup plus pâle et ses cheveux encore plus noir que d'habitude en se regardant dans le miroir au-dessus des lavabos (c'était des lavabos qui s'allument tout seul quand on passe la main en dessous, trop la classe).

-Elles sont mieux que les nôtres vos toilettes! S'insurge Harry, bien qu'il n'ait encore jamais mis les pieds dans les toilettes pour hommes de cette boite.

-Ben t'auras qu'à venir pisser ici, t'es à moitié une fille de toute façon…

-L'hermaphrodisme n'a, à ce jour, été que reconnu chez les escargots et quelques autres rares espèces. Après si tu m'as emmené ici pour faire des allusions douteuse quant à ma virilité, bien existante entre parenthèse, je peux…

-Rhô… je t'ai vexé ? le coupa Hermione. Enfin bref, tu sais on a dit qu'on rentrait tous ensemble ce soir ? Ben voilà, j'ai besoin que tu me couvres parce que y a ce mec super qui veut me faire visiter son appartement, si tu vois ce que je veux dire, et si les autres l'apprennent, je vais avoir droit à une tonne de sarcasmes pendant des semaines et…

-Ouais, d'accord, mais j'y gagne quoi moi ?

-Pfft… j'en sais rien, qu'est-ce que tu veux ?

-Un baiser.

-Harry…

-Hahaha, c'était trop drôle, excuse-moi.

Hermione laissa échapper un long soupir et Harry se félicita de mettre sa patience à rude épreuve.

-Bon tu sais quoi, lumière de mes jours ? En fait t'as pas le choix, tu me couvres où je raconte aux autres tous tes travers lors de nos sorties en boite… tu voudrais pas que Ron apprenne à quel point tu es un traître ?

-Mais t'as pas de cœur en fait !

-Disons que nous nous rendons mutuellement service.

-Tu saoules, j'avais envie de rester encore un peu…

De toute façon, ça ne servait à rien de continuer à argumenter, elle avait gagné. Les filles étaient des êtres maléfiques, il était bien content de ne pas pouvoir tomber amoureux d'elles. Ils sortirent des toilettes ensemble et Hermione feint de ne pas se sentir très bien devant le reste du groupe.

-Vaut mieux que je la ramène chez elle les gars, lança Harry avec trop de bonne volonté dans la voix, ce qui lui valut quelques regards suspicieux.

Hermione l'aida à se sortir de l'impasse.

-Ne vous inquiétez pas, je le surveillerais, renchérit-elle avec un sourire un peu faiblard.

Elle était vraiment fourbe. Les autres se désintéressèrent de leur cas pour retourner se balancer de gauche à droite sur la piste. Sûrement que la musique était plus important que la santé d'Hermione. Bande d'ingrats.

Il quitta Hermione à l'entrée de la boite en la laissant en compagnie d'un grand brun au cheveux mi-long (après avoir pris les coordonnés du grand brun en question et lui avoir juré qu'il retrouverait sa trace s'il arrivait quoique ce soit à son amie).

C'est au moment où Hermione disparut complètement de son champs de vision que Harry réalisa qu'il avait un gros problème. Aucun moyen de rentrer. Et ils ne pouvaient pas retourner à l'intérieur sans trahir Hermione. Ne se laissant pas aller au découragement, il décida de rentrer à pied. Après tout la maison n'était qu'à 10 kilomètres … environs. Avec de la chance, une voiture le ramasserait et l'emmènerait près du centre ville d'où il pourrait être chez lui en cinq minutes.

Plusieurs voitures filèrent devant lui sans le voir et il n'en crut pas à sa chance quand l'une d'elle finit par s'arrêter sur la chaussée.

-Je vais dans le centre, informa-t-il en arrivant au niveau de la portière ouverte.

Son cœur rata un battement lorsqu'il reconnut le conducteur. Viens à la maison y a les oiseaux qui chantent, viens à la maison, y a le printemps qui…quoi déjà ? Son prof de littérature (dont il avait fait la connaissance hier seulement) était présentement en train de lui offrir un sourire charmeur en lui répondant que ça tombait bien, qu'il allait aussi dans le centre. Harry monta dans la voiture, n'osant croire à sa chance.

La conversation resta assez superficielle et Harry mentit à propos de son âge et de ce qu'il faisait dans la vie (apprenti horticulteur), son prof parût le croire. D'ailleurs il semblait plus occupé à essayer de le draguer (plus ou moins subtilement) qu'à disserter sur les raisons qui avait mené son passager à devenir apprenti horticulteur. Harry avait vécu assez de relations dans sa vie pour reconnaître un homme qui avait envie de coucher avec lui. Il lui rendit ses sourires et passa une main dans ses cheveux pour y remettre un peu d'ordre. Il ne se gêna pas non plus pour dévisager le blond, c'était la première fois qu'il le voyait aussi près. Quelques mèches de ses cheveux tombaient devant ses yeux, et Harry s'aperçut qu'il avait furieusement envie de l'embrasser.

En arrivant dans le centre, ils furent arrêter par un feu rouge. Harry, au lieu de descendre, s'attarda quelques secondes dans l'habitacle, ce fut sans doute le signe qu'attendait le conducteur (d'une fiat rouge au fait) pour poser une main sur sa cuisse et lui demander :

-On va chez toi ou chez moi ?

Quel amas de débauche ! Vraiment, quelle honte ! On se retrouve pour le second chapitre ?

 
 
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