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au 14 Sept. 17 :
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Calie, par bribes
Par Follinette
Originales  -  Romance/Drame
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    Chapitre 1     5 Reviews    
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Note de début : J'ai écrit ce qui suis en octobre 2010. Récemment je l'ai relu. Et j'ai bien aimé mes propres mots. C'est certainement subjectif comme jugement, mais je me suis dit que je pourrais peut-être le faire partager, et m'étant inscrite sur Manyfics (un site sur lequel on peut poster fanfictions et originales, moi je trouve ça génial) j'en profite aujourd'hui. Alors j'ai corrigé les quelques fautes qui traînaient (mes excuses s'il en reste) mais sinon je n'ai rien modifié.

Voici donc ce qui est dans mon esprit des extraits d'un journal intime. Il se suivent chronologiquement, mais je laisse la liberté d'imaginer quelle période de temps et quels mots s'écoulent entre chacun de ces "extraits".

En espérant qu'au moins une personne appréciera, je vous laisse lire.

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Aujourd’hui elle m’a demandé si je regrettais. Juste ça. Elle m’a demandé « tu regrettes ? », et elle n’a rien précisé. Mais c’était inutile. J’avais compris. Je n’ai pas tout de suite répondu. Je l’ai fixée longuement. Est-ce que je regrettais d’être avec elle ? Je ne m’étais jamais posé la question. Et il y avait une bonne raison à cela. Je n’avais aucun regret à avoir, car c’est comme si je n’avais fait aucun choix dans l’histoire. Je lui ai répondu « comment pourrais-je regretter ? » et elle m’a souri. Elle était heureuse de ma réponse. J’ai souri aussi. J’aime bien la voir heureuse… Je l’aime. Mais ma réponse cachait bien des choses. Je ne peux pas regretter. Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas souhaiter que ça n’ait jamais existé. Si elle pouvait sortir de ma vie, je crois que je ne dirais pas non. Et un jour j’aurai assez de volonté pour la faire disparaître de ma vie par moi-même. Un jour. Quand j’en aurai assez de souffrir. Ou quand elle aura été trop loin. Ou quand quelqu’un viendra me sauver. Ca fait longtemps, quand même, que je me dis que ce jour arrivera. J’espère que ce ne sera pas trop tard. J’en viens presque à souhaiter qu’elle me dégoûte d’elle le plus vite possible. Ne peut-elle pas me libérer d’elle ?

Je l’aime pourtant. Même si elle me fait souffrir, je l’aime encore. Et je lui pardonne même. Parce qu’elle souffre aussi, et que je le sais. J’ai longtemps cru que je l’excusais parce qu’elle m’aimait, et que donc la souffrance qu’elle m’infligeait n’était pas voulue, mais maintenant je sais que ça ne suffirait pas. Elle m’aime mais elle me fait souffrir, et en plus je pense, je suis certaine qu’elle en a conscience. C’est impardonnable. Sauf qu’elle souffre, elle aussi, et soudain j’oublie ma propre douleur. Un jour je serai plus égoïste. Un jour je la laisserai. Et on arrêtera de souffrir toutes les deux.

Parce que nous ne souffrons que parce que nous sommes deux. Elle, elle souffre parce qu’elle m’aime. Et moi je souffre de savoir que m’aimer la fait souffrir alors que je l’aime.

Je n’ai jamais pensé que ce soit elle qui puisse me quitter un jour. C’est certainement parce que j’ai l’impression qu’elle a besoin de moi. Elle m’appelle et je viens. C’est aussi simple que ça. Et parfois elle arrive  à se passer de moi longtemps, et je passe des jours mornes sans elle. Et puis elle n’en peut plus, elle faiblit, m’appelle et je suis là. Et elle m’en veut presque. Je suis sa faiblesse. J’aime une fille qui voudrait ne pas m’aimer.

Quand je l’embrasse, quand je la caresse, quand je l’amène à se détendre dans mes bras… Je ne sais pas si je l’apaise ou si je la fais souffrir. Je fais certainement du bien à son cœur, mais son esprit, sa raison se détruisent à essayer de résister à quelque chose auquel elle n’arrive pas à résister. Je suis sa tentation, son péché. Alors que je ne voudrais que lui apporter la lumière. Je voudrais qu’elle ne s’en veuille pas après une nuit avec moi. J’ai essayé de la convaincre, de lui en parler, de lui dire que ce n’était rien de mal. Elle n’a pas argumenté. Elle m’a laissé parler, et c’est tout. Et je sais que je n’arriverai à rien. Je crois que je n’espère même plus qu’un jour elle puisse se débarrasser de la culpabilité qu’elle porte à m’aimer. J’en rêve, mais j’ai la certitude que ce jour n’arrivera pas.

Aujourd’hui elle m’a demandé si je regrettais d’être avec elle. Je lui ai dit que je ne pouvais rien regretter. Peut-être aurais-je dû dire que si. Peut-être aurais-je dû lui dire que je regrettais de ne pas avoir eu la volonté de la quitter, un mois, deux mois, un an auparavant. Ca fait presque un an et demi maintenant.

Mais peut-être que ça ne changera rien. Il ne faudrait pas seulement que je la quitte, il faudrait que je cesse de l’aimer.

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Ca faisait trop longtemps. Et je n’en pouvais plus. C’était la première fois qu’elle maintenait une distance entre nous aussi longtemps. La dernière fois qu’on s’étaient vues seule à seule devait remonter à au moins trois mois. Jamais elle n’avait tenu aussi longtemps. Et j’ai réalisé que j’allais craquer avant elle. Alors j’ai fait un truc tout bête. Un truc simple, mais que je n’avais jamais fait jusqu’à présent. Un truc que je n’avais jamais imaginé faire. Je ne me suis même pas posé de questions. J’en avais trop envie. Je l’ai appelée. Je lui ai demandé de venir. Sans grand discours, non plus. J’ai juste pris mon portable, et je lui ai envoyé un texto. Un seul mot. Une supplique. Calie. Je n’ai même pas imaginé qu’elle pourrait ne pas répondre à mon appel. J’avais raison. Le lendemain, elle sonnait à ma porte. Le lendemain, je l’embrassais. Le lendemain, je découvrais le pouvoir que j’avais sur elle. Le surlendemain, elle partait de chez moi, avec un sentiment nouveau. Elle m’en voulait. Jusque là elle n’avait fait des reproches qu’à elle-même. Mais j’avais dépassé les bornes. Je l’avais fait flancher. Ce jour-là, elle commença à m’en vouloir.

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Je l’ai croisée dans un couloir, à l’intercours. Je me suis approchée pour lui faire la bise. Elle m’a pris les mains, et m’a soufflé à l’oreille : « aujourd’hui… s’il te plaît ». Je l’ai regardée et je lui ai adressé un sourire tendre. Un sourire qui disait que je serai là. Un sourire qui disait qu’elle obtiendrait toujours de moi ce qu’elle voulait.

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Et dans un cri elle a joui. Puis elle m’a serrée dans les bras fort, et elle s’est mise à pleurer. Je lui ai rendu son étreinte, luttant de toutes mes forces pour ne pas laisser échapper mes sanglots. Et une vague d’impuissance et de résignation s’est abattue sur moi. Ce n’était pas la première fois. Je sentais que ce ne serait pas la dernière non plus. Est-ce que chaque fois qui passait ajoutait à ma douleur, ou est-ce que je finissais par être habituée ? Un peu des deux je pense. Ce n’est pas parce qu’on est habitué à la douleur qu’elle nous touche moins. Au mieux, on y est préparé… Je sais que je souffre, je sais que je vais encore souffrir…. Et pourtant je ne fais rien. Je dois être maso. Réflexion stupide. Je sais que je ne le suis pas. Je pense seulement que je me suis résignée à cette souffrance, parce que je ne vois pas d’échappatoire… Exceptée la séparation… Mais je ne suis même pas sûre qu’elle arrange les choses… Je prendrai ce risque un jour. Mais je ne suis pas encore prête. Je ne serai jamais prête. Il faudra me forcer la main…

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J’ai quand même de l’espoir, parfois. Parfois je me dis que les choses peuvent s’arranger, qu’elle peut changer, que tout le côté malsain peut disparaître, et ne laisser que le beau. Ce n’est pas impossible, d’ailleurs. D’un point de vue purement théorique, ça reste probable. Mais je sais qu’il ne faut pas trop espérer. Parce qu’il est possible que Calie ne change jamais, et si j’ai de l’espoir, je ne trouverai jamais la force de la quitter. Alors cet espoir, cette confiance folle que j’ai parfois en son acceptation, je m’efforce de le miner quand il devient trop présent. C’est simple. Il me suffit de voir la crispation  de son corps quand elle s’approche de moi, il me suffit d’observer tous les signes extérieurs de lutte qui se produisent en elle avant qu’elle ne craque. Il me suffit de la voir accrochée au bras d’un garçon, de voir son air de défi quand elle les embrasse. Il me suffit de savoir pertinemment qu’elle me trompe, et qu’elle ne le voit même pas comme ça. Et parfois, je me demande si garder mon espoir ne serait pas moins douloureux que la souffrance que m’inflige l’autodestruction de celui-ci.

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Depuis le début de notre histoire, je passe mon temps à être à la fois triste et joyeuse…  Elle m’a dit qu’elle m’aimait aujourd’hui. En me frappant. Non, pas gravement, elle ne me faisait pas mal… Pas au sens physique du terme. Mais à l’intérieur… Pourquoi doit-elle enlaidir ce qui est si beau ? J’ai de plus en plus de ressentiment à son égard. Dès que je suis seule, je la déteste maintenant. Mais j’oublie tout quand je suis avec elle. Elle a l’air si fragile. Elle souffre tellement… En sa présence, je ne souhaite plus qu’une chose : la protéger. Lui donner mon amour pour la remercier du sien. La laisser évacuer avec moi toute sa frustration. La laisser être elle-même. Sa vraie personnalité, c’est la fille qui m’aime et qui s’oublie. C’est la fille que j’aime. Et quand elle se montre, j’oublie qu’elle ne le fait pas assez souvent. Il n’y a que quand je rentre chez moi que je me souviens que je n’ai pas souvent droit à elle. Que le reste du temps, elle se rend inaccessible, blessante.

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Aujourd’hui elle m’a dit « tu ne mérites pas quelqu’un comme moi ». Mais au moment où elle a dit ça, j’ai ressenti une telle bouffée d’amour pour elle, que je lui ai dit que si, bien sûr que si… Elle est merveilleuse quand elle se laisse aller à m’aimer. Peut-être qu’un jour elle m’aimera assez pour me quitter.

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C’est drôle comme on peut se mettre à penser à des choses qui ne nous ont jamais effleuré l’esprit. Après on se demande comment on a pu ne pas y penser plus tôt. Depuis que je connais Calie… Non, depuis que cette situation a commencé, je n’ai envisagé que deux fins possibles… Et depuis peu je réalise qu’il y a de nombreuses autres possibilités. Ma seule certitude, c’est que ça finira. Parce que même si ça ne vient pas de l’une de nos deux volontés, tant d’éléments extérieurs peuvent nous séparer…

Au début, j’ai espéré que Calie change. Cet espoir s’est peu à peu tari. Il est aujourd’hui si faible… Je n’y crois que dans les moments où tout va bien. Après, je me suis dit qu’un jour je la quitterai. Comme un leitmotiv, comme pour me préparer, je n’ai cessé de me répéter qu’un jour j’arrêterai de moi-même ma souffrance. Une manière de me dire que non, je n’étais pas totalement maso. Et puis récemment, la pensée m’est venue que Calie pouvait me quitter.  Une pensée effrayante. Parce qu’elle remet en cause le besoin que Calie a de moi… A choisir, je ne sais même pas ce que je préfèrerais. Je crois que je réalise à quel point une séparation me ferait mal… J’ai pourtant l’impression que nous sommes en train de nous séparer. D’une manière que jamais je n’aurais pu imaginer : sans rien faire. Juste une ignorance totale. Pas de mots, et pour ma part, une grande incompréhension. Calie ne me regarde plus, ne me sourit plus ne vient plus ni me faire la bise ni me parler quand nous nous croisons dans les couloirs, et moi je n’ose plus rien faire… Jamais elle ne m’a ignorée à ce point là. Au lycée, nous nous comportions comme de bonnes amies, et même dans les moments où elle se sentait particulièrement mal par rapport à ses sentiments, elle se contentait d’être assez froide avec moi. Et si ça continuait… Il ne se passerait rien, mais à force de ne pas se parler, de s’éviter… Eh bien s’en serait fini de nous. Il resterait juste l’amertume des choses finies alors qu’elles auraient pu ne pas l’être… On ne se reparlerait peut-être jamais car le temps passant, il nous serait de plus en plus dur de le faire, la peur de ne plus connaître l’autre se ferait de plus en plus présente… Pourquoi je pense à ça alors que ça ne fais que deux semaines ? C’est vraiment trop pour moi… Je ne supporte pas cette situation, j’ai les idées noires dès qu’il s’agit d’Calie. Sauf quand elle abandonne la lutte, et qu’elle s’autorise à m’aimer, et à être juste elle-même avec moi… que je chéris ces instants là. Je ne me sens pas bien sans elle, et elle a le pouvoir de m’attrister… La souffrance c’est différent. Et en fait, je crois que je m’y habitue.

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J’ai le cœur brisé. Je ne sais quel sentiment est le plus fort. La tristesse, la jalousie… Ou la déception, la colère, l’amertume… Je crois que c’est la tristesse. Et le désespoir. Je n’envisage même pas de lui en vouloir après ce que j’ai vu aujourd’hui, comment pourrais-je parvenir à la quitter en fait ? Je suis beaucoup moins forte que ce que j’avais cru. Ou je l’aime à un point que je n’avais pas imaginé. Et elle m’a trahie. Aujourd’hui, je l’ai vue embrasser une autre fille. Elle n’avait pas le droit. Bien sûr je sais qu’elle ne m’est pas fidèle. Mais quand elle n’est pas avec moi, j’acceptais qu’elle soit avec des mecs. Parce que je savais qu’elle s’illusionnait, et qu’avec eux elle ne pouvait pas être heureuse. Et puis j’avais encore une certaine exclusivité… Calie, Calie, quitte à pêcher, pourquoi n’es-tu pas revenue vers moi ? Je suis la seule avec qui tu vivais ça… Je croyais que c’était pour moi, je croyais que je te suffisais… Calie, j’ai terriblement peur que tu ne m’aimes plus.

Et si cette fille volait le cœur de ma Calie ? Je ne la connais pas et je la déteste déjà. Je sais qu’elle s’appelle Laure. Elle est dans la classe de Calie. Je pensais qu’elles étaient amies… J’ai mal interprété le regard que cette Laure posait sur ma brune préférée… Elle doit être charmante en fait. Je la déteste d’autant plus.

Peut-être qu’elles se sont juste embrassées, comme ça. Un geste qu’elles ont fait sur une impulsion, qu’elles ne referont plus, qu’elles n’avaient jamais fait…  Je ne veux pas envisager autre chose. Mais avec Calie qui ne me parle plus… Et si une relation se construisait entre elles ? Calie souffrira avec une autre,  cette fille se mettra à souffrir, jusqu’à ne plus le supporter… Et moi, moi je perdrais Calie. Je serais libérée… Mais si triste !

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Aujourd’hui cette… Laure est venue me parler. Elle s’est approchée de moi, avec un regard concerné, comme j’ai détesté ce regard ! Elle m’a entrainée à part et elle m’a dit qu’elle voulait me parler de Calie. J’ai retenu un rictus méprisant…  Comme si elle pouvait me parler de Calie ! Je la connais bien mieux qu’elle… Mais j’étais curieuse de savoir ce qu’elle voulait. Je lui ai demandé d’expliquer. « Tu vois, m’a-t-elle dit, Calie ne va pas très bien ces temps-ci… Et j’ai vu que vous vous évitez… Vous sembliez très amies pourtant… Et elle a l’air de tenir beaucoup à toi, alors peut-être faudrait-il que vous vous reparliez, tu vois ? Je ne sais pas pourquoi vous vous faites la gueule, mais je te demande de réfléchir… Les motifs souvent ne valent pas le coup de gâcher de belles amitiés… Et je crois que Calie a besoin de sa meilleure amie… »  Son beau discours m’a donné envie de gerber. A quoi elle jouait là ? A madame la petite amie parfaite qui essaie de faire en sorte que sa copine se réconcilie avec sa meilleure amie ? Elle ne savait rien. Rien. Pourquoi elle parlait ? Elle n’avait aucune idée de ce qui se passait. Aucune. Un instant j’ai eu envie de le lui crier. De lui hurler à la gueule que je connaissais Calie bien mieux qu’elle, et qu’elle n’avait aucune idée de la situation. Mais je me suis tue. Cette fille ne méritait même pas de savoir. Je n’avais pas envie qu’elle sache. Alors je n’ai rien dit de tout ça. Les seuls mots qui sont sortis de ma bouche ont été : « Raconte ça à Calie ». Et je lui ai tourné le dos pour rejoindre ma salle de cours. Avant j’ai eu le temps de voir que Calie nous regardait.

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Calie s’est approchée de moi, presque timidement. Elle a relevé les yeux vers moi, dans un regard très doux et tendre. Puis elle a murmuré d’une petite voix un « hey » incertain. Moi je n’ai pas réfléchi, je me suis accrochée à elle et je l’ai serrée fort fort. Elle a replié ses bras autour de moi et j’ai compris, comme dans un flash de lucidité, que je ne la toucherais jamais plus. Parce que c’était ses bras autour de moi, parce que c’était moi qui me faisais consoler… Elle avait grandi de ce qu’il faut à quelqu’un pour en consoler un autre, et si elle avait grandi c’était qu’elle  s’était débarrassée de ce qui l’en empêchait. Quand je dis grandi… Je parle de cette assurance dont font preuve tous les gens dont on dit qu’ils sont des adultes… Une assurance qu’ils ne ressentent pas forcément au fond d’eux même, mais qu’ils dégagent de chacune de leurs expressions. Moi dans les bras de Calie j’étais toute petite, parce que j’étais complètement perdue. Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer… Alors j’ai versé des larmes… De tristesse et de soulagement, les deux mêlés. J’avais compris que ça se finissait dans les meilleures conditions que j’aurais pu demander… Calie et moi allions redevenir amies… Ce n’était pas une pure happy end non plus. J’avais été forte quand la situation était sombre… Maintenant tout devenait simple, tout redevenait sain, et j’étais complètement perdue. Parce que maintenant que les choses étaient « normales »… Je n’étais qu’une fille que sa petite-amie larguait…

 

 
     
     
 
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