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Héritage imprévu
Par noveski
Harry Potter  -  Romance/Action/Aventure  -  fr
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Chapitre 02: Ma pauvre fille

Chapitre 02

Ma pauvre fille

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Le soir était tombé depuis un moment et elle sentait déjà venir les interminables questions de ses deux amis. Elle imaginait quelque peu la tête qu'ils feraient à l'annonce de sa situation. Elle se permit un sourire moqueur. Elle arriva devant la porte du Terrier et n'eut pas le temps de l'ouvrir, que celle-ci disparut sous ses yeux, la figeant sur place. Elle croisa deux paires d'yeux bleus ciel la regarder, la baguette pointée vers elle. Ils ne bougeaient plus, attendant comment réagir. Se tenaient devant elle les jumeaux qui apparemment n'avaient pas pu s'empêcher une petite farce. Ils se redressèrent et partirent sans plus de cérémonie, ne souhaitant pas recevoir une séance de sermons. Elle soupira une énième fois, ne prenant même pas le temps de les engueuler. A quoi bon ? Elle retira sa veste qu'elle fut sur le point de la poser sur le porte-manteau lorsqu'elle sentit une présence derrière elle. Elle entendit une grande inspiration être prise au niveau de son cou.

– Ron, je pensais t'avoir déjà expliqué que ce n'est pas une chose à faire.

– Tu sais que je suis sensible aux odeurs et là je dois dire que cela faisait un moment que je ne l'avais pas senti. J'en conclus que tu es aussi passé chez Henriette, annonça-t-il assez fier de son talent.

En effet, depuis que Ron avait développé sa forme d'animagus il réagissait aux odeurs de façon inhumaine. Elle se retourna et le prit dans ses bras amicalement.

– Et comme toujours, tu as raison.

– Cela fait tellement plaisir à entendre de ta bouche de miss-je-sais-tout, souffla-t-il avant de se prendre une tape sur le haut du crâne.

Il savait pourtant qu'elle n'aimait pas ce surnom. Elle se permit pourtant un sourire.

– Alors, de qui as-tu reçu un héritage ?

– Oui, qui c'était Mione ? s'enquit une nouvelle voix provenant de la cuisine.

– Laissez-moi au moins le temps d'arriver, je vous en prie, les supplia-t-elle avant de s'avachir sur le canapé.

Elle ne savait pas quoi penser de tout ça. Elle était certes heureuse, voire même fière mais c'était d'un coup comme si son identité lui avait été retiré. Comment expliquer...Elle était toujours la simple née moldu et maintenant, elle devenait l'héritière du grand Dumbledore. Autant dire que cela ne sonnait pas du tout pareil. Elle releva le regard et tomba sur des yeux curieux qui tentaient de se restreindre.

– Ne restez pas comme ça voyons. Asseyez-vous.

Ils s'exécutèrent et patientèrent. Elle devait dédramatiser. Elle fit un sourire malicieux.

– Je parie que vous n'arriveriez pas à deviner, lança-t-elle confiante.

Oh elle les mettait au défi ? Foi de Gryffondor, ils auraient la réponse. Ron fut le premier à se lancer.

– Le connaissons-nous tous les trois ?

– Oui.

– Faisait-il partie de l'ordre ? Enchaîna le brun.

– Oui.

– Avait-il un rôle important ?

– Assez oui.

Ils froncèrent tous les deux les sourcils . Le seul qui était mort récemment et qui était assez important c'était...

– Dumbledore ! Lâchèrent-ils d'une même voix.

– Bingo !

Ils s'en cassèrent presque la mâchoire en ouvrant leur bouche, surpris. Harry fut le premier à se reprendre, passant la main dans ses cheveux toujours autant en bataille.

– Tu vas devoir nous faire un récapitulatif là Mione.

Chose qu'elle s'enquit à faire, n'oubliant pas le moindre détail. Ils ne la coupèrent que très rarement, tentant d'assimiler les informations.

– Alors si je comprends bien ton arrière grand-mère aurait subi un sort dont nous n'avons pas connaissance, s'étonna le rouquin.

– Oui et c'est en ça que c'est le plus perturbant. Elle a été adopté alors qu'elle n'était qu'un nourrisson. Je ne vois pas pourquoi on lui aurait fait ça.

– Moi non plus mais j'ai le sentiment qu'il y a quelque chose de plus profond derrière tout ça, intervint Harry, les sourcils à présent froncés.

Il faisait la même tête que lorsqu'on parlait de Voldemort. Cette remarque donna un frisson a ses compères. Pensait-il que ça ait un lien avec de la magie noire ?

– Harry tu ne penses tout de même pas que ça ait un lien avec…. !

– Non, la coupa-t-il. Cela ne peut pas avoir de lien direct avec Voldemort, il n'était même pas né. Mais qu'est-ce qui fait qu'on arrive à enlever les pouvoirs d'un nourrisson? Malédiction ou protection ?

La question était légitime. Souhaitait-on l'aider ou la condamner ? Ils furent coupés par Madame Weasley qui venait de rentrer, des sacs pleins les mains.

– Oh Hermione chérie tu es rentrée ? Comment ça s'est passé ?

– Très bien Molly, merci, répondit-elle poliment.

La matriarche n'en demanda pas plus et partit préparer le repas.

– Et comment a réagis ta grand-mère ?

– Oh, vous la connaissez. Toujours aussi enjouée et imperturbable. Elle s'est rapidement fait à l'idée. Je dirais presque qu'elle me fait penser à quelqu'un.

Ils cessèrent cette discussion et s'occupèrent pour le reste de la soirée.

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Au même moment, dans un manoir sinistre, ce qu'on tentait de rattacher encore à un homme, se délectait de la vue. Severus était à genoux, la tête basse. Il caressa son serpent qui se trouvait sur le dossier de son fauteuil.

– Dis-moi mon cher Severus as-tu de nouvelles informations sur la situation de Potter ?

– Je sais uniquement qu'il est resté au Terrier, mon seigneur.

– Lui qui ne pouvait pas s'empêcher de bouger de partout comme une puce. Pourquoi donc ?

– J'ai cru comprendre que...Miss Granger devait se rendre à Gringott's pour un héritage.

– La sang de bourbe ? s'étonna-t-il en se redressant quelque peu. Il sentait que cela devenait intéressant.

– Oui, mon Lord.

– Sais-tu de qui ?

– Pas encore.

– Renseigne-toi.

– Bien Seigneur, accusa Severus, la tête toujours basse.

D'un mouvement de main dédaigneux, il lui fut permis de se retirer. Le mage continua de caresser la tête lisse de son serpent. Le petit Potter stagnait totalement dans sa guerre contre lui, ça en devenait presque ennuyeux. Devait-il aller directement le tuer ? Il espérait tellement de lui. Avoir ne serait-ce qu'un peu de difficultés mais rien. Il constatait que cela restait un jeune sorcier immature comme un autre. Il soupira, dépité. Ce n'était vraiment pas marrant, en conclut-il paresseusement.

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Elle n'en croyait pas ses yeux. Devant elle se trouvait une bibliothèque tout simplement impressionnante. Elle savait qu'il devait se cacher de nombreux trésors dans ce bureau mais elle n'imaginait pas à ce point. Combien de temps avait-il dû mettre afin de réunir autant d'informations ? Elle était d'abord entrée dans le bureau presque timidement. Cela restait quand même celui du directeur de Poudlard. Elle se sentait comparable à une enfant fouillant curieusement dans les affaires de ses parents. Elle déambula au milieu de la pièce, tournant sur elle-même. On pouvait encore ressentir ce pouvoir si intense habiter les lieux. Elle était déjà venu ici et pourtant, elle était toujours impressionnée. Elle s'arrêta et remarqua une porte comme cachée par un rideau léger. Elle poussa le tissus fin et l'ouvrit. Elle comprit rapidement qu'elle se trouvait dans la chambre. Cela devenait encore plus intime et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de continuer à fouiner. Maintenant qu'il n'était plus là pour les guider, ils devaient se débrouiller seuls et espérer trouver quelque chose pouvant les aider. Ils n'avaient actuellement trouvé que deux horcruxes sur sept. La situation semblait assez désespérée et pourtant, elle ne pouvait pas se permettre d'abandonner maintenant. Elle pouvait peut-être trouver un moyen de les détecter, voire les détruire. Elle remarqua une nouvelle porte qui celle-ci amena à une bibliothèque encore plus grande que celle de l'école même. La pièce avait dû être agrandie magiquement. De longues et immenses allées de livres. Ses jambes lâchèrent presque.

"– Wahou ça en fait des livres dis donc ! s'extasia une voix juste derrière elle.

– Henriette que fais-tu là ?!

Celle-ci émit un petit rire, assez contente de son petit effet. Elle désigna du doigt un homme se trouvant derrière elle.

– Mon filleul a eu la gentillesse de m'accompagner.

Son filleul ? N'était-ce pas ce sorcier français dont elle lui avait tant parlé ? Elle observa cet homme dans la cinquantaine, aux cheveux bruns, coiffés en arrière avec quelques légères mèches lui retombant sur le front, devant ses yeux noirs. Il avait une carrure assez impressionnante, d'autant plus accentuée par son costume trois pièces bordeaux. Il lui fit un sourire tout en s'approchant et se pencha afin de lui baiser la main. Geste dont elle n'était pas du tout habituée elle devait avouer. Elle l'avait presque retirée, tellement cela l'avait prise au dépourvu. Il ne s'en offusqua pas le moins du monde.

– J'ai souvent entendu parler de vous par Henriette. Elle ne cesse de vanter vos mérites mademoiselle Granger, avoua-t-il.

– Vous exagérez Charles, je ne fais que dire la vérité sans en rajouter. Rien de plus normal puisque ma petite fille est géniale, commença-t-elle à déblatérer sans s'arrêter dans ses compliments.

En effet, elle venait de se lancer dans un monologue. Hermione et Charles se lancèrent un regard et ne purent s'empêcher de pouffer. C'était vraiment une femme unique.

– J'espère que vous n'osez pas vous moquer de moi, s'informa-t-elle, soudainement retournée sur Terre.

– Mais non voyons Henriette, comment le pourrions-nous ? Lança Hermione taquine en lui prenant son bras. Sinon, qui vous a laissé entrer ?

– Une charmante dame au magnifique chapeau de sorcier, commenta la plus vieille.

– Oh, tu veux dire McGonagall ? C'est la nouvelle directrice.

– Une très charmante femme, je le répète.

Henriette s'engagea entre les étagères de livres et les frôla du bout des doigts.

– Cela appartenait donc à mon père, souffla-t-elle sans les lâcher du regard.

La sorcière fut surprise de voir une expression mélancolique sur son visage. C'était bien la première fois. Mais elle pouvait comprendre. Elle restait une enfant adoptée qui n'avait jamais eu l'occasion d'avoir des informations sur ses parents biologiques.

– C'était un sorcier extraordinaire, énonça Hermione comme pour la consoler.

– Je sais. J'aime me dire que je tiens de lui, répondit sa grand-mère avec un sourire chaleureux. Malgré tout on pouvait discerner des larmes qui tentaient de s'échapper de ses yeux bleus.

– Je n'en doute pas !

Elles déambulèrent entre plusieurs étagères. Charles lui-même se permit des coup d'œil discrets. Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait accéder à autant de trésors. Leur avancée fut brutalement stoppée par la plus âgée qui se retourna vers Hermione et lui prit ses mains dans les siennes.

– Je viens de me souvenir que je devais absolument te dire quelque chose ma chérie !

– Quoi donc ?

– Je sais que ce n'est peut-être pas le moment mais j'aimerais te présenter le fils de Charles comme prétendant.

C'était lâché avec un tel naturel que la jeune fille ne pouvait qu'écarquiller les yeux, réduite au silence sous la surprise.

– C'est un jeune homme charmant, très cultivée et qui projette de devenir Ministre de la Magie. Il sera un grand homme. C'est ce que tu as besoin Hermione, en conclut Henriette, imperturbable.

Elle devait reconnaître qu'avoir un soutien au quotidien l'aiderait mais...pouvait-elle même avoir le temps de penser à l'amour alors qu'ils étaient en guerre avec le plus puissant et psychopathe des mages noirs ? Non décidément : une très mauvaise idée. Et puis, parler de mariage était d'autant plus déplacé. Pourquoi aimaient-ils autant presser les choses à l'époque.

– Henriette je sais que tu t'inquiètes pour moi mais je t'assure que ce n'est absolument pas le bon moment.

– Mais… !

– La discussion est close, termina la Gryffondor avec confiance.

Charles ne put en placer une. C'était pourtant une idée très appréciée de son côté. Mais le temps ferait les choses.

– Henriette très chère, ne pressons pas les choses. Nous aurons tout le temps de les présenter lorsque cette guerre sera terminée, positiva-t-il.

– Mais c'est pourtant maintenant qu'elle a le plus besoin d'un homme à ses côtés.

– Je le conçois mais laissez votre petite fille en décider. Mon fils sera de toute façon toujours disponible pour la rencontrer si Hermione en venait à changer d'avis.

Elle avait déjà assez à gérer pour en plus avoir un prétendant dans les pattes. C'était peut-être fort de le voir ainsi mais autant dire que si elle devait le rencontrer maintenant, il n'aurait de toute façon aucune chance de la conquérir. Alors qu'elle tentait de s'en persuader, elle vit un livre qui retint toute son attention.

– « Le temps, malléable ou non ? » Drôle de titre, commenta Henriette par dessus l'épaule d'Hermione.

– En effet, répondit-elle en regardant tous les livres de cette section. Il y avait vraiment beaucoup de livre sur les voyages dans le temps. Dumbledore semblait avoir un intérêt particulier pour ce phénomène.

– Hermione, nous devons rentrer. J'espère que tu sauras trouver ton bonheur.

La jeune fille les salua chaleureusement et se replongea dans ses lectures. Les heures défilèrent sans honte devant la jeune fille qui était à présent sur un fauteuil confortable, concentrée. Ces livres étaient tous impressionnants et pourtant elle ressentait à chaque fois la même chose. Il manquait quelque chose. Aucun ne faisait exception. Ils étaient comme incomplets. Comme si tous avaient buté sur un problème sans jamais le résoudre pour enfin accéder au voyage dans le temps libre. Une frustration l'envahie. Pourquoi son ancien directeur avait passé tant de temps à étudier les voyages temporels? Les pages usées et commentées ne laissaient aucun doute sur cela. Il n'avait pas fait que les lire mais les avait analysé minutieusement. Un autre fait qui lui faisait d'autant plus froncer les sourcils était ce prénom qui revenait sans cesse : Yelena. Elle le voyait de partout griffonnée en coin de page, dans un petit espace. Peu importait, elle était là. Qui était cette femme ? Serait-elle la mère d'Henriette? C'était très probable. Sa curiosité piquée au vif, elle devait découvrir qui elle était.

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Une semaine était passée depuis l'épisode à Gringott's et pourtant elle se retrouvait de nouveau dans ce bureau sinistre. C'était presque à se demander si elle allait devoir prendre une carte d'abonnée. Et pourtant cette fois-ci, elle avait pris l'initiative de s'y rendre. Elle devait avouer que la banque détenait des informations inimaginables sur les sorciers sur plusieurs générations. Ils seraient sûrement en mesure de l'aider. Dunstor lui faisait face sur son fauteuil, ses yeux perçants la dévisageant.

« – Suite à votre hibou, j'ai fait quelques recherches et je sais en effet qui est la personne que vous recherchez.

– Vraiment ? Qui est-elle ?

– Yelena Tolstoï, dernière héritière d'une grande famille de sang pur russe. Elle est morte il a y fort longtemps.

– Ce serait donc la personne qu'il cherchait à ramener à la vie, marmonna-t-elle pour elle-même.

Le gobelin se gratta la gorge afin de retrouver son attention.

– Ce n'est pas tout ce que vous devez savoir. En regardant le dossier de Mademoiselle Tolstoï, j'ai constaté que votre grand-mère et vous êtes ses héritières.

De mieux en mieux. Elle venait de trouver la mère mystère de sa grand-mère.

– Il faudra donc procéder au même rituel d'héritage que la dernière fois en présence de Madame Jean. »

C'est ainsi que deux jours plus tard elle se retrouvait devant un manoir immense, quelque peu abandonné. Elle était en compagnie de Henriette qui pétillait littéralement sur place. Elle venait de découvrir l'identité de sa mère. Elles entèrent ainsi dans la bâtisse, faisant grincer le bois de la porte. La poussière se souleva, venant chatouiller leurs narines. Les fenêtres étaient fermées, brisées pour certaines. La nature avait pris le dessus, laissant de nombreuses branches pousser dans les pièces inhabitées. Il restait dans ce manoir une aura de mystère, donnant une sensation grisante aux deux femmes lorsqu'elles s'engagèrent dans les différentes pièces.

« – C'est magnifique, souffla Henriette.

Hermione y décela une voix quelque peu brisée par l'émotion accompagnée d'une larme.

– J'espère pour vous que vous êtes prêtes à mourir pour oser vous introduire dans ce lieu saint, attaqua une voix grave.

Elles se figèrent toutes deux, ne s'attendant pas à trouver quelqu'un en ces lieux. Elles se retournèrent et firent face à un tableau immense. Un portrait de plein pied pour être plus précis. Il devait faire dans les 2 mètres facile. Il représentait un homme bien de sa personne, brun clairs aux yeux gris perçants. Il devait avoir dans la quarantaine, laissant apercevoir une légère barbe sculptée. Il les jaugea du regard, se tenant fièrement devant elles. L'intimidation ne marcherait pas.

– Nous ne souhaitions pas troubler votre sommeil paisible, Lord Tolstoï, déclara Hermione en baissant quelque peu la tête en signe de respect.

Celui-ci la dévisagea de haut en bas.

– Si vous savez qui je suis, comment osez-vous être encore chez moi ?

– Nous ne faisons que...commença Hermione, interrompue par la main de sa grand-mère.

– Enchantée de vous connaître, Lord Tolstoï, prononça-t-elle avec une émotion retenue tout en faisant une révérence digne de ce nom.

Le portrait sembla quelque peu intrigué.

– A qui ai-je l'honneur ?

– Je me présente. Je m'appelle Henriette Jean et voici ma petite-fille Hermione Granger.

– Ces noms ne me disent absolument rien, avoua-t-il.

– C'est tout à fait normal. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de garder le nom de mes parents biologiques.

– Précisez, ordonna-t-il, sa curiosité piquée au vif.

– Mes parents sont Albus Dumbledore et Yelena Tolstoï, lâcha-t-elle telle une bombe.

Celui-ci en perdit de sa superbe, tombant presque.

– Vous insinuez être ma petite fille ! J'aurai été mis au courant si une telle naissance avait eu lieu !

– Je n'ai que les papiers de la banque comme preuve de mon identité réelle. Je ne souhaite pas vous importuner, mais uniquement en apprendre un peu plus sur mes défunts parents.

– Défunts vous dites… Alors elle est vraiment morte…, réalisa-t-il tristement.

– Vous ne le saviez pas ? s'étonna-t-elle.

– Je m'en doutais mais rien ne m'a été confirmé. Ma fille était la seule à vivre encore ici. Elle ne s'est jamais résolue à prendre des elfes de maison. Je me suis retrouvé seul du jour au lendemain, confessa-t-il. Ma pauvre fille, se lamenta-t-il en se mettant à pleurer.

Les deux femmes furent émues. Henriette s'approcha un peu plus du tableau jusqu'à pouvoir le toucher. Elle caressa tendrement la toile.

– Vous n'êtes plus seul à présent. Vous avez de nouveau une famille, souffla-t-elle avec un grand sourire.

Ce sourire...C'était celui de sa précieuse fille. Il savait au fond de lui qu'elle disait la vérité. Se tenait devant lui la fille unique de sa fille. Sa descendante… Il sécha ses larmes et ouvrit en grand les bras.

– Bienvenue chez vous, les accueillit-t-il chaleureusement.

Ce geste fit que les fenêtres s'ouvrirent et se restaurèrent magiquement. La saleté disparut, les murs retrouvant une couleur vive et neuves. Les meubles se réparèrent, et des bougies s'allumèrent. Le manoir était méconnaissable. Un tableau qui venait d'utiliser de la magie… Elle n'en avait jamais entendu parler.

– Comment avez-vous… se surprit Hermione.

– J'ai tellement de choses à vous apprendre, avoua-t-il. »

 
 
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