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Dans l'ombre...
Par leelo
Harry Potter  -  Poésie/Mystère  -  fr
1 chapitre - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     2 Reviews    
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dans l'ombre d'un ange

disclaimer: l'univers d'Harry Potter est la propriété de la magnifique JKR. Pour la première partie et en particulier pour le personnage de Ginny, je me suis beaucoup inspirée de la série: "Angels in America"

Ceci est slash, donc j'interdis aux homophobes de lire cet fiction. Pour l'instant le raiting est faible, il peut augmenté, donc il peut encore changer.

Vous pouvez considérez qu'il s'agit de trois OS, ou d'une OS divisée en trois partie.

Merci encore à mes deux bétas, Dalou et Naviek pour leur travail.

Partie 1 : Dans l’ombre d’un ange


Quand je me suis réveillée très tôt ce matin, j’ai vu une ombre s’enfuir.
Mon mari.
Je me suis alors rendormi pensant que encore une fois, je ne l’aurais vu que quelques minutes. Et il faudra que j’attende patiemment la fin de la journée pour le revoir. Son travail l’emporte encore une fois loin de moi.

Les heures sont passées. Doucement, je me suis levée, indifféremment, j’ai préparé mon déjeuner, mangeant la même chose que la semaine dernière. Je m’allonge devant la télé, deux cuillères dans un verre d’eau fraîche me font rêvasser.
Les heures passent, tic tac, les heures s’agitent, tic tac. Je vois l’aiguille avancer puis reculer, tac tic.
Et un petit elfe, un peu rachitique vient déposer du thé sur la table de la cuisine.

" Madame il est l’heure du thé. Vous n’en vouliez pas ? Pourtant, c’est très bon pour le moral. Et la tradition veut que le thé vous soit toujours servi à la même heure. "

Je le regarde indécise. Je souris et je chantonne, faisant comme si je ne le voyais pas. J’allume la chaine-hifi. Je fais quelques pas de danse en fredonnant le Lac Des Signes. Je tourne, je tourne. J’ai l’impression de m’envoler. Il n’est pas là. Cet elfe va finir par disparaître de ma vue.

" Vous voulez un ou deux sucres ? "

Je finis par m’énerver.

" Tu ne devrais pas être là ! Va-t’en ! Laisse-moi tranquille !

- Mais pourquoi Madame ? Vous n’aimez plus le thé?

- Tu es le fruit de mon imagination. Je me sens seule, c’est pourquoi tu viens à moi, pour me réconforter. Disparais, je te l’ordonne ! "

L’elfe s’approche de moi, hésitant et tremblant.

" Mme Potter ne sera jamais seule. M Potter est toujours dans le cœur de Madame. Madame ira mieux si elle prend du thé. "

Je le regarde et à nouveau je souris. C’est le seul qui se soucie de moi ici. Puisqu’il est là pour me remonter le moral, autant profiter un peu de ses services. Et dans le thé, je mets un peu de poudre, une poudre qui me fait oublier. Elle se mélange si bien dans cette eau trouble.
Je vois alors un homme grand et froid s’approcher de moi. Je crois qu’il est sorti du téléviseur.

" Oh vous aussi vous venez prendre du thé ? Vous êtes déjà venu me voir hier. On a regardé la télé ensemble et fait des petits biscuits en forme de bonhomme de neige. C’est gentil de revenir me rendre visite. "

L’homme qui s’est installé sur le canapé, semble gigoter mal à l’aise.

" Oui, vous m’avez encore appelé aujourd’hui. Pas de thé merci, je suis en service. Alors dites moi ce qui ne va pas ?

- Si tous les deux vous êtes là, c’est parce que mon imagination le veut. Je suis en manque affectif....

- Il faudrait voyager.

- Peut-être, et où m’emmènerez-vous ?

- Où vous voulez. J’ai un carnet de voyage bien rempli. Mais il suffit de me dire une destination et on y va !

- Le désert.

- Le désert ?

- Oui le Sahara par exemple. Je voudrais voir ces dunes, qui n’en finissent pas. Ces terrains de sables s’étendant à perte d’horizon. On pourrait faire de longues promenades pieds nus sur le sable chaud. On rencontrerait des pyramides, des oasis isolés. Ne serait ce pas le rêve ?

- Oui sûrement, et bien allons y. Vous êtes la première personne que je rencontre qui préfère le Sahara. "


Je lui prends la main et nous nous dirigeons vers la cuisine. L’homme sombre ouvre le frigo, dedans apparaît ce que mon imagination me dit d’apparaître. Un paysage de sable, et je le suis dans cet univers chaleureux. Plus tard, je prends le thé sur un chameau et rit avec cet homme en noir, et ce petit elfe un peu fou.

Mes journées ne changent pas. Mon imagination me montre tous les jours des merveilles, soleil, dunes, pyramides, sphinx, rivières...

" Bonjour chérie ? Chérie ?

- Oui mon amour, comment a été le travail ?

- Très bien, très bien. Mon patron a trouvé mon prototype très intéressant, je suis à deux doigts de la promotion...

- Je suis fière de toi, mon amour."

Je l’embrasse pour lui souhaiter la bienvenue et le félicite pour chacune de ses réussites professionnelles. Rituel, habitude qui ne provoque aucunement du plaisir, juste la satisfaction d’avoir rempli un devoir sommaire.

" J’ai fait le dîner, ce sera du poisson, ce soir.

- Oh! bien, bien.

- Tu as mis du temps à rentrer. Où étais-tu ?

- Nul part et n’importe où. Je marchais. "

Cela m’énerve, je ne sais pas pourquoi. Pourtant, c’est son habitude. Pourquoi ne revient-il pas tout de suite du travail ? Je le dérange tant que ça ? Je m’énerve sans m’en rendre compte. Mais où est ma poudre ? Je pose le poisson assez violemment dans l’assiette. Je me brûle. Je hurle.
Harry m’amène dans la salle de bain, comme si j’étais une chose fragile. Je ne suis pas fragile.

" Tu sais qu’aujourd’hui je suis allé au Sahara. "

Il me regarde un peu bizarrement, avec des yeux horrifiés. Il ne me comprend pas.

" Oui tu sais le Sahara avec ses grandes plaines de sables, ses chameaux, ses tentes,...

- Tais-toi !

- Mais chéri !

- Combien en as-tu pris ?

- 2 ou 3 mais là n’est pas la question.

- Tu avais juré d’arrêter !

- Oh ! Mais j’ai pratiquement rien pris... Chéri ?

- Oui ?

- Tu m’aimes ?

- Bien sûr. "


Et à nouveau, on s’embrasse comme si rien n’était arrivé. Comme si ma souffrance n’existait pas. Je me drogue. Oui et alors ? Je me sens mieux quand ce médicament coule dans mes veines. J’ai un manque affectif, il faut bien que je le compense, non ?
Harry et moi... nous sommes mariés déjà depuis quelques années. Nous ne sommes pas un vieux couple et pourtant ! On n’a pas d’enfant. On n’a pas fait l’amour depuis notre lune de miel.
Selon lui c’est interdit par sa religion... le sexe nous est interdit. Je ne le crois pas. Il ne veut pas d’enfants de nous, c’est tout. Je hais cette religion.


" Bonne nuit chérie.

- Bonne nuit. "

Rituel, il dort à coté de moi, son souffle m’est insupportable. Son odeur me fait suffoquer. Mes yeux ne peuvent se fermer, il est à mes cotés. Je n’aime pas ça. Je n’aime plus ça. Il faut que je me lève. Je me précipite dans la salle de bain. Je regarde vivement au fond de la corbeille à linge. Ma poudre. Je prends une cuillère, puis deux, puis trois. Et je vois un lapin qui me tend une carotte. Je souris.

Je regarde par la fenêtre. Les heures passent, tac tic. Puis, je vois avec affolement la lune se déformer. Me retournant, je remarque que je ne suis plus dans la salle de bain, mais je me retrouve dans un magnifique jardin. Et au loin, oui très loin, je vois un ange. Je m’approche très lentement, je ne peux pas aller plus vite, quelque chose d’invisible m’en empêche. Des cerisiers se dressent de part et d’autre de mon chemin, et leurs pétales voltigent un peu maladroitement autour de moi. L’ange, je le vois de dos, il est au bord de ce qui ressemble à une fontaine. Ses longs cheveux sont d’un blond étrange et surnaturel. Ses ailes sont longues, blanches, et d’une pureté qui renforce mon malaise.

Mon inconscient reconnaît l’ange. On a fait nos études ensemble, cela remonte à quelques années maintenant. Pourquoi mon imagination m’impose-t-elle cette image ?

" Bonjour Ginny.

- Bonjour Draco "

Il détourne la tête, et je suis stupéfiée : de la tristesse dans ses yeux nuageux.

" Pourquoi tant de maquillage ?

- Parce que je me trouve sale et je veux plaire.

- Mais tu n’es pas sale. C’est ton père qui l’est."

Il me sourit. J’ai dit cela inconsciemment. Comment pouvais-je le savoir ? On dirait que nos esprits sont connectés. Je vois son père, je vois sa haine,... et d’autres choses infondées et confuses que je n’arrive à distinguer.

" Et toi tu es une épouse merveilleuse, qui n’a pas besoin de Potter comme mari.

- Je me sens abandonnée.

- Je me sens méprisé. "

Un sentiment diffus nous partage. On se comprend, c’est étrange. Nous sommes tous les deux si différents, et pourtant quelque chose de diffus nous rapproche. On est tous les deux perdus dans cet univers étrange, féerique. Nos ailes blanches sont légèrement froissées et quelques plumes se détachent de nous et s’envolent, des plumes rouges.

" Tu as aussi des ailes. Ginny, tu peux t ‘en servir.

- Et moi je sais que tu peux faire face à ton père. Tu es libre Draco, tu peux utiliser tes ailes pour t’envoler.

- Ce n’est pas si simple.

- Serais-tu peureux ?

- Je ne le suis pas. Mon père, tu le connais. Il me retrouverait où que j’aille... Je suis pris au piège. "

Je le regarde caressé l’eau de ses mains tremblantes, soudain le visage d’Harry s’y reflète. Etonnée, je fais un pas en arrière.

" Ton mari est homosexuel.

- Non ce n’est pas possible ! "

Encore un pas en arrière.

" Je suis désolé, je le sais. C’est tout "

Ce n’est pas la vérité. Non, non c’est impossible. Un pas en arrière et je me retourne, je m’envole. Je vole, je vole, je fuis. Je parcours les orages, les nuées de pluie, les océans de brume. Il ne peut pas aimer les hommes. Je le connais quand même mieux que Draco, le fruit de mon imagination, fruit de mon inconscient.

" Bonsoir chéri je suis rentré.

- Où étais-tu ?

- J’ai fais une promenade.

- Où ? Avec qui ?

- Mais seul voyons, je me suis juste promené. "

Je le savais, je le savais, je le savais.

" J’ai fait ton dîner. Mais je l’ai grillé. J’ai mis le four en marche et je l’ai laissé allumé jusqu’à ce que t’arrive. Où étais-tu ?

- Mais dehors je te dis, j’avais besoin de me dégourdir les jambes.

- Tiens, mange. C’est un peu dur, mais c’est encore mangeable.

- Combien en as-tu pris aujourd’hui ?

- Peut-être 4 cuillères pas plus... Chéri ? Tu m’aimes ?

- Oui.

- Menteur ! "

Et je claque la porte, m’enfermant dans la salle de bain et hurlant des choses atroces sur sa famille, son impuissance, le fait qu’il passe toujours devant cette riche maison à l’autre bout de la ville... la maison de l’ange. Et finalement je sors, je le regarde désespérée.

" Je peux te poser une question ?

- Vas y pose !

- Non je ne la poserais pas. Mais tu dois quand même me répondre sans que j’aie à te dire la question.

- Quoi ?

- Réponds !

- Mais je ne sais pas.

- Es-tu homosexuel ? "

Un grand vide nous sépare. Je le sens. Il me ronge de l’intérieur. Il nous ronge tous les deux. Il nous tiraille, il nous éloigne l’un de l’autre. Pourquoi mets-tu tant de temps à répondre ? Je sais que tu l’aimes, je le sais.

" Non je ne le suis pas.

- Chéri, tu m’aimes ?

- Bien sûr que je t’aime. J’ai toujours voulu faire de toi ma femme. "


Menteur, menteur, menteur.....
Je ne dis rien et l’embrasse.
Le soir venu, on dort à nouveau. Et puis.....


" J’ai rencontré un ami, aujourd’hui.

- Tu ne sors pas.

- Si je sors ! Je vais très souvent en ville et je m’achète de nombreux vêtements.

- Tu sais bien que c’est faux.

- Qu’est-ce que t’en sais, tu n’es jamais là de la journée. Il s’appelle Draco Malfoy.

- Quoi tu plaisantes ? Ce connard ?

- Je l’ai invité à manger.

- Quoi ? Stop ! Tais-toi ! "

Il se lève furieux et me regarde avec tout le dégout possible et imaginable.

" Je t’interdis, tu m’entends !

- Et il viendra avec son fiancé...

- Arrête !

- Blaise Zabini.

- Je te dis d’arrêter !

- Ils vont se marier bientôt et... "

Il me gifla, les yeux remplis de haine, de souffrance, de tristesse.


" Tu ne comprends pas, hein ? Tous ces efforts que j’ai faits pour nous tenir éloigné de lui. Je suis un employé modèle maintenant, une maison magnifique, une femme que tout le monde envierait. J’ai de nombreux amis. Les voisins nous ont même invité à dîner chez eux pour fêter l’anniversaire de leur enfant. Je ne veux pas de ces choses sous mon toit. Je suis normal, tu ne comprends pas ? Je veux le rester. J’ai tout fait pour rester normal. Je ne veux pas qu’il vienne. Qu’il se marrie si ça lui chante, avec tous les petits cons de la planète. Mais il ne viendra pas sous mon toit ! Tu m’entends ! Je ne veux plus qu’il bouleverse ma vie. "


Il fond en larmes devant moi. Mon visage se vide de toute expression. Je regarde un point vide de la chambre.

" Je t’ai menti. Je ne l’ai pas vu. Il ne se mariera pas. "

Au fond, je le savais. Je savais qu’il s’était marié avec moi pour oublier cet homme. Je sais que dans ce lit, je ne suis rien. Il n’est qu’illusion, nous ne sommes qu’illusions. Ce n’est pas de sa faute à lui, j’ai été bercé par les apparences et nous avons construit ensemble ce vaste mensonge.

Je n’ai pris qu’une cuillère de ma poudre hallucinogène, de ma drogue ce soir-là. Un petit elfe passe et me dit de me rendormir en pensant au sable chaud du Sahara. Et l’ange blond me sourit, désolé de ce qui m’arrive en me disant que tout s’arrangera. Ce n’est pas la faute de l’ange, si Harry l’aime. Il est là parce que je l’ai appelé, parce qu’il m’a appelé, parce que nous nous complétons dans un amour impartagé ou impartageable. Je voulais tout changer entre nous trois. J’ai peut-être réussi, j’ai peut-être échoué, après toutes ces années. Il faut que tout s’arrête, je ne peux plus vivre dans ces trois mondes : celui de la réalité, du mensonge et du rêve.

A mon réveil, il n’est plus là. Je ne suis pas triste ; je suis rassurée. Sa présence me rend folle. Et sous mon oreiller : un miracle. Serait-ce l’elfe ou le lapin qui l’ont déposé, ou cet homme en noir ? Un billet d’avion m’attendait et il me donne une destination, celle que j’ai prise sans hésiter; seule mais vivante.


J’ai réalisé mon rêve : celui d’être enfin libre. Plus tard, j’ai rencontré un homme en noir merveilleux, grand, froid, beau, Severus. Ce n’est pas celui de mon imagination, le produit de la drogue. Non, c’est une personne réelle en chair et en os. L’elfe, oh l’elfe, je ne le vois plus. Il s’est envolé comme le lapin et mes malheurs.
La seule chose que je regrette c’est de ne pas être en plein Sahara, mais dans une campagne irlandaise, déserte certes, mais où les chameaux, le sable brûlant, le soleil …manquent à l’appel. Moi qui me croyais dans une tente perdue en plein désert. Je ne me suis rendue compte de la réalité qu’après avoir percuté la voiture de mon Severus. Il m’a emmené, et m’a gardé auprès de lui. Eh puis le désert de sable peut bien attendre une lune de miel.

J’espère juste que oubliant sa haine, Harry réalise son rêve lui aussi, accepte ses sentiments et frappe à la porte de l’ange. L’ange blond qui est seul dans son château, enfermé par un père autoritaire. Il est le seul à pouvoir le libérer…



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Si ça vous a plu, dites le moi...Je sais que la case laisser une review vous démange, laissez vous tenter..... xd
à bientot j'espère....

 
     
     
 
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