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au 26 Nov. 17 :
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Y'a des jours, j'ai pas le modjo.
Par Morphine
Originales  -  Romance/Général  -  fr
2 chapitres - Complète - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     Les chapitres     9 Reviews    
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Chapitre 1

Bin voila.

Je ne suis pas cool, ni extrêmement beau, je suis un mec normal, il y a des jours j’ai pas le modjo… Je ne l’ai pas souvent du tout en fait.

Je vis dans une chambre de citée U de 9 mètres carrés, je mange des pattes et du riz tout les jours, les jours de fête c’est de la semoule. Mais j'aime bien les petits pois aussi. 

J’ai des poils sur le torse et les jambes, j’ai une sale gueule le matin et la barbe de trois jours ne me donne pas l’air cool, mais salement négligé.

 

Alors merde, le fantasme du gay qui est propre sur lui, magiquement imberbe, avec des muscles finement dessinés… Ha Ha Ha… Vous savez combien ça coûte les cosmétiques pour homme ?

C’est pas avec mon pauvre boulot de serveur que je vais pouvoir me le permettre.

 

D’ailleurs, je fantasme pas sur ce genre de mec. J’aime bien quand ils sont un peu sales. Attention, j’ai pas dit crade ! Non, quand ils sont un peu déchirés, pas au top coté physique après une nuit dehors… Ca j’aime.  

Comme celui assis à une table, et qui vient de me commander un café. Il est 8 heures du matin. Je serai étonné s’il avait dormi plus de trois heures cette nuit.

Je le regarde pendant que son café coule. Y’a personne de toutes façon, alors je peux bien prendre mon temps.

Les cheveux bruns, un peu longs, qui lui tombe sur les yeux et la nuque, pas spécialement propres d’ailleurs, mais en même temps, qu’est ce que ça change ?  

Je vais rajouter une amande au chocolat avec. Même deux…

 

La vache, il a pas l’air bien… Je lui fait un sourire, qu’il me rend vaguement et le laisse avec son café. Il commence par tourner la cuiller et puis déballe une amande, la mange, puis l’autre… Avant de boire son café.

 

Je détourne les yeux lorsqu’il lève les siens vers moi mais je l’entends appeler.

- S’il vous plait… Je voudrais un deuxième café.

Je souris et acquiesce avant d’aller préparer sa commande.

Deux amandes au chocolat de nouveau. Et comme précédemment, il les mange avant le café.

Je n’arrive pas à détourner mon regard. On dirait qu’il opère à cœur ouvert lorsqu’il mange ses amandes. Il passe son doigt sur le papier pour récupérer le chocolat qui y reste.

Lorsqu’il lève les yeux vers moi, je lui sourit et il farfouille dans son sac pour en sortir de quoi payer l’addition.

 

Il est là la semaine suivante aussi. Et la suivante, et la suivante… Toujours le jeudi.

Et au fur et a mesure, je me rends compte qu’il pose toujours la monnaie exacte sur la table, avant même de commander.

Et bien sur, je lui mets toujours deux amandes dans sa soucoupe. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Je ne pourrais pas lui en mettre trois. Déjà, ce serais voyant qu’il y a du favoritisme, normalement c’est une et pas plus. Ensuite, il pourrait croire que je cherche du pourboire, ou quelque chose dans le genre, ce qui n’est nullement mon intention.

Mais ce dont j’ai le plus peur, c’est qu’il se rende compte qu’il me plait -vraiment- beaucoup. Je suis d’un naturel assez peu sûr de moi.

Mon meilleur ami en terminal avait écrit d’énormes et colorés BMSC partout sur mon agenda. (Comprenez Be More Self Confident. La majeure partie de nos conversations oral, sms et mails se déroulaient en anglais, rituel étrange et assez absurde.)

 

D’ailleurs s’il était là, il aurait déjà commencé à me pousser au cul pour que je m’active à draguer le charmant jeune homme. Mais bon, je connais même pas son nom.

Alors, en attendant, je fantasme sur James McAvoy et Carl Barât.

 Mais aujourd’hui mercredi, c’est la dèche total.


Je suis sous ma couette, les yeux qui piquent, le nez qui coule, je suis SUPER glamour. Au péril de ma vie, j’ose un bras sous la couette, attrape le téléphone et appelle le boulot pour expliquer que je ne pourrais pas venir demain. J’essaye d’avoir Emilie au téléphone, qui est une collègue de travail que j’aime bien, et lui confie l’ardente tache de mettre deux amandes sur la soucoupe du jeune homme sexy qu’elle sait qui c’est ! Emilie semble avoir comprit mon pauvre charabia et me souhaite finalement un bon rétablissement.

Je me le souhaite aussi, juste après avoir laisser tomber le téléphone et juste avant de m’endormir avec une ardente envie de me droguer à l’aspirine. 

 - Mais putain, t’es con, t’aurais du le laisser se faire servir par un autre, sans donner le détail des deux amandes ! Il se serait rendu compte que tu es l’homme parfait, qui lui met deux amandes à lui et à personne d’autre !!

Ca, c’est Corentin. Mon meilleur ami de terminal qui me joint par téléphone de temps en temps et qui suit l’histoire de ‘‘ l’homme aux amandes’’ comme il se plait à l’appeler.

De toutes façon, il présume de mes forces... Et puis il est même pas là! Et puis de toutes façon... Voila! Merde alors! Si on a même plus le droit d'être un nul en relation humaines sans que personne ne nous en fasse la réflexion! Où va le monde? 

- T'es pas nul en relation humaine! La preuve, je t'aime moi!

Corentin a l'habitude de me déclamer son amour à tord et à travers, en anglais et en français indifféremment. Pas que ça me déplaise, mais certains de ses sms pourtant bien innocents, on déjà mis fin à certaines de mes relations passées... 

Mais moi aussi je l'aime quand même... 

Mais je crois que je l'ai aimé encore un peu plus lorsqu'il a raccroché. Mon dieu... Qu'est ce qu'il parle!


J'ai faim je crois maintenant. J'irai bien me faire des pâtes mais le téléphone sonne de nouveau. J'espère que c'est pas lui par ce que sinon je ne réponds plus de rien...

Mais c'est Emilie. Elle me dit que le garçon est bien passé ce matin à huit heures, mais que quand il l'a vue approcher pour prendre la commande il a eu l'air décontenancé. Elle me dit ensuite qu'il a demandé après moi, et ne l'entends déjà plus.


Je suis mortifié.


Il a demandé après moi!!! 

- Excuse moi Emilie, tu pourrais répéter, j'étais un peu dans la lune...


- Je disais que ce mec trop spé, à peine je lui ai dit que tu était malade et que tu ne viendrais pas aujourd'hui, qu'il s'est levé et qu'il s'est barré! Tu te rends compte? Non mais y'a de ces types!

Je lui marmonne quelques mots, la remercie, et raccroche avec juste assez de politesse.

Je crois que je ne vais surtout pas appeler Corentin. Je crois même que je vais prendre une aspirine et me recoucher.


J'ai le coeur au bord des lèvres. C'est pas censé faire ça! Si?

Mon dieu. Je crève de trouille.

Le jeudi suivant il est là. Et mes mains tremblent lorsque je lui apporte sa tasse de café et ses deux amandes.

- Vous êtes remis?


- Pardon?

Je le regarde avec surprise, peu habitué à ce qu'il me parle. 

- Votre rhume.


- Ho, ça! Oui, merci.

C'est à ce moment là, que tu voudrais avoir l'air sûr de toi, confiant, charmeur... Bin non. Mon pauvre sourire doit être lamentable de timidité. Lui par contre me fait un sourire charmant, un peu amusé.

- Bon bin... si vous avez besoin de quelque chose, je suis... heum... Là bas!

Et je fuis de la manière la plus discrète vers le comptoir. Arrivé à la machine à café, ma patronne me regarde avec un sourire équivoque et lance un commentaire approbateur au sujet de l'homme attablé. 

- Pas mal hein ! C’est mon voisin de palier. Un garçon charmant bien qu’un peu taciturne. Le mercredi soir il joue dans un bar à coté. Il est batteur. Et tu sais ce qu’on dit sur les batteurs en Angleterre… Drummer do it better !

Je lui lance un regard halluciné et me détourne en souriant. Ma patronne est une femme d’environs 45 ans, adorable et pleine de joie. Elle a fait de son bar un endroit Gay Friendly par ce que sa soeur est lesbienne, alors elle s’est mise à soutenir la cause.

Fatalement, le mercredi soir suivant, je suis au bar d’a coté, accoudé au comptoir avec ma consommation.


En face de moi, le groupe joue. Ils ne sont pas mauvais, mais c’est pas non plus extraordinaire.


L’inconnue aux amandes chocolatée est là aussi, donc. Il sourit de temps en temps, complètement déchaîné. Et je dois dire, qu’avec un marcel blanc, il est tout à fait à tomber.

Je me retourne un instant pour commander une seconde consommation, et j’entends la musique se taire pour faire place au disc jockey. Ils doivent faire une pause.


J’en profite pour me retourner vers la comptoir, et commander un second verre. C’est une pression sur mon bras gauche qui me fait lever la tête.

C’est lui. Un sourire amical et ravi aux lèvres. Mon visage ayant du monter de plusieurs tons dans le rouge, je suis heureux de la semi pénombre.

- Salut ! C’est sympa de te voir ici !


- Ha, heu, oui… C’est ma patronne qui m’a dit que… L’ambiance était bien le mercredi.

Et allez ! Encore un peu et je lui déballait la vérité. Mais oui, tout à fait, je ne suis venu que pour tes beaux yeux et ton débardeur trempé qui colle ! Et ton beau p’tit cul qui est parfaitement mis en valeur par ton jean. C’est sûr qu’une fois debout c’est remarquable…

On échange encore quelques mots sans réel sens, et il me fait finalement un petit sourire contrit lorsqu’il se voit dans l’obligation de retourner jouer.

 

Je le regarde s’éloigner.

 

Je crois que je suis méchamment mordu.

 

 

 

 
 
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