manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Concours
Résultats ManyChat
Plume & Crayon BetaLecture
Nous aider Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Crossover Dessins-Animés
Films Jeux
Livres Musiques
Originales Pèle-Mèle
Série ~ Concours ~
~Défis~ ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Amitié
Angoisse Bisounours
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspense Tragédie
 
Au hasard
 
     

     
 
au 31 Mai 21 :
23295 comptes dont 1309 auteurs
pour 4075 fics écrites
contenant 15226 chapitres
qui ont générés 24443 reviews
 
     

     
 
Always too soon…
Par Hatikva
Pèle-Mèle  -  Drame  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     1 Review     Illustration    
Partager sur : Facebook | Twitter | Reddit | Tumblr | Blogger

C’était le 23 décembre 1998. Le jour où elle nous a quittés.

Elle est morte dans les bras de celui qu’elle avait toujours aimé, son époux & le père de son unique enfant. Peut-on espérer plus belle fin ?

Bien sûr, on espère toujours ne pas partir trop tôt, voir ses enfants devenir parents à leur tour. Mais ma mère n’a pas eu cette chance.

J’avais 12 ans cette année là, encore en plein dans l’âge de l’insouciance. La plus douce période de la vie d’un enfant, certes pas un âge pour qu’on vous arrache la présence maternelle ô combien douce et salvatrice.

Et puis il y eut ce jour maudit de printemps. Le jour où elle me l’a annoncé. Où ils me l’ont annoncé en réalité.

Mon père était rentré d’un énième voyage d’affaire et passait quelques jours à la maison, ce qui était fort rare. Je n’ai pas pensé à me méfier de ces moments de présence qui surpassaient ceux que nous avions vécus pendant mes premières années. J’exagère peut-être… Mais à peine.

Je  m’en souviens encore comme si c’était hier. Nous venions de finir de dîner. Mon père a prit cet air grave que je lui connaissais si bien. Mais ce n’était pas le même que d’habitude. Le soir précédent, je savais qu’ils avaient eu une longue discussion mais je n’avais pu en distinguer un mot. J’étais sur le point de le savoir. Je crois qu’en fait j’aurais aimé ne pas savoir.  Ou plutôt j’aurais aimé ne jamais avoir à entendre ces mots. Ces mots qui m’ont fait l’effet d’une bombe qui m’explosait dans les mains, un coup de poignard en plein cœur.

« Ta mère est malade Andrew. »

A voir leurs têtes, je compris que c’était une façon détournée de me dire que c’était bien pire que ça, que ses jours étaient comptés.

C’étai trop.

Je ne pouvais faire face à une telle nouvelle.

Je me suis terré dans ma chambre incapable d’assimiler l’information, les mots qu’avait prononcés mon père résonnaient dans ma tête comme une ritournelle infernale et macabre, me narguant sans pitié. 

Elle s’est battue jusqu’au bout, mais la mort fut plus forte.

Lorsque les médecins ont dit qu’il n’y avait plus rien à faire, elle a demandé à rentrer chez nous, profiter de ses derniers moments chez elle, entouré des deux hommes de sa vie.

Un soir, peu avant minuit, elle s’est sentie mal. Elle a perdu connaissance et ne s’est jamais réveillée.

Mon père et moi étions désemparés, perdus dans la nuit. Notre seule consolation était de penser qu’après de longs mois de souffrances, elle ne s’était pas sentie partir.

Quant à moi, j’ai cru que mon cœur allait exploser tant il était lourd. Voir ma mère autrefois si forte et si dynamique allongée là, inanimée à jamais, le teint privé de toutes couleurs. Sans vie.

Je ne voulais toujours pas me faire à l’idée, mais pourtant il le fallait. Je ne pouvais plus me voiler la face.

Jamais je n’avais cru qu’il était possible d’avoir aussi mal. J’avais l’impression que mon cœur allait s’arrêter de battre, que le sol se dérobait sous mes pieds et que jamais je ne pourrais sortir du gouffre dans lequel cette perte m’avait plongé.

C’était le 23 décembre 1998.

 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>