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au 14 Sept. 17 :
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Ma Fiction
Par Lyrra
Plume & Crayon  -  Surnaturel/Suspense
1 chapitre - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     0 Review    
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Départ ... Ou chute ?

           Le sol sous mes pieds nus est froid. L'air est lourd bien qu'un léger courant d'air passe sur mon visage. Le reste ? Je ne sais pas. Je suis dans le noir le plus complet. Je sens sur mes yeux la pression d'un bandeau qui me cache la vue. Par contre j'entend toujours. Des bruits de pas précipités, des claquements de portes, des voix plus ou moins lointaines et le bruit régulier de gouttes s'écrasant sur le sol. Mon odorat lui ne capte qu'une vague odeur de moisissure humide.  

Sortant de ma torpeur, je tente de bouger mes bras. Mais je ne peux pas. Le bruit métallique qui suit ma tentative de mouvement me fait comprendre que je suis enchainée. Mes bras sont suspendus au dessus de ma tête dans une position désagréable. Je suis debout, immobile. Immobilisé. Je réalise alors la morsure froide et métallique qui me mord les chevilles, elles aussi attachées. J'aimerais crier. Mais je n'y parviens pas. Le son reste coincé dans ma gorge. Ne sort pas. Je sens les battements de mon cœur s'affoler, je n'arrive plus à respirer. Je panique. Je suis en train de m'asphyxier.    

Le bruit proche d'une porte qui s'ouvre et un courant d'air soudain, me font brusquement frissonner. J'entend la porte se refermer, puis des pas s'approcher de moi. Une douce odeur de tabac mentholé envahit mes sens tandis que je sens la présence de quelqu'un devant moi. Une main caresse mon visage. Je tremble. C'est une grande main douce. Je bouge la tête en arrière pour tenter de lui échapper mais je me cogne dans le mur derrière moi. Un léger gloussement ne fait qu'empirer mon malaise. Je cesse de bouger. La main quitte mon visage. Une sensation de froid subsiste là où elle m'a touché.   

" Qu...Qui êtes vous  … ?" réussis-je à articuler. 

" Moi qui pensais que vous étiez un homme. Je suis plutôt agréablement surprit de voir qu'il s'agit d'une aussi belle demoiselle que vous. " Me répondit une voix suave d'homme.  

Une voix douce et grave. Je reste silencieuse, me demandant s'il allait me répondre autre chose. J'avais l'impression de connaître mon interlocuteur. Sa voix avait déjà hanté mes nuits, j'en étais certaine. C'était entendre cette voix sortie de mes fantasmes qui me fit soudainement peur.  Mon cœur qui s'accéléra et mon souffle devint plus rapide. 

" Vous n'avez aucun raison de vous inquiétez, déclara la voix. Je ne vous veux aucun mal et il ne vous arrivera rien si vous répondez à mes questions. Toutes mes questions. " 

Alors qu'il parlait, je pouvais sentir la menace omniprésente entre ses mots qui pourtant semblaient vouloir être rassurant.  Je restai immobile et silencieuse. 

" Quel est votre nom ? " 

Aucun son ne sortis de ma bouche. Un silence suivit. Puis brusquement, je ressenti une puissante douleur sur ma joue. Je poussai un cri de surprise qui me coupa le souffle. Un goût métallique m'envahit la bouche car je m'étais mordue la joue sous le choc. Je le crachai instantanément, je détestai ce goût. 

" Je n'ai pas de nom … " murmurais-je finalement.  

Et ce n'était que la strict vérité. Qui étais-je au juste?  Un simple numéro. Je n'avais jamais été rien d'autre qu'un numéro parmi tant d'autre. Le 196 pour être précise. Pourtant cette vérité ne sembla pas satisfaire mon interrogateur, car il me gifla de nouveau. Cette fois-ci, une larme coula sur ma joue. Je tentai de réfréner ces sanglots qui montaient en moi, m'envahissaient. 

Voyant que je n'étais visiblement pas en état de répondre aux questions, j'entendis l'homme pousser un soupir.  Ma joue me brûlait. Ce n'était pas la première fois que l'on me frappait, loin de là pourtant je craquai. Une crise de sanglots s'empara de moi. Irrépressible.  Une main vint alors essuyer les larmes qui coulaient le long de mon visage. L'odeur Tabac mentholé de sa peau resta quelques instant après son passage sur la mienne.  

Je fini par me calmer, surprise encore une fois par la douceur de cette caresse. Je voulais voir. Je voulais voir qui était là, devant moi. Je commençai à bouger machinalement sans vraiment me contrôler. J'avais également besoin de me dégourdir. le bruit des chaines me rappela cependant rapidement à l'ordre. 

" Pourquoi Moi ?" demandais-je dans un souffle au bout de quelques instants. 

" Parce que c'est vous qu'on a attraper" me répondit-il simplement. Cette réponse ne me permettait absolument pas de comprendre comment Est-ce que je m'étais retrouvée dans cette situation. Où étais-je avant cela ? Un vide immense fut ma seule réponse.  

Un vide que je ressenti jusque dans mes veines. Il me glaça le sang. 

Panique. 

Peur. 

Amnésie. 

" Qu'Est-ce que vous m'avez fait ! Qui êtes vous ? Relâchez moi ! rendez moi ma mémoire je vous en supplie ! "  

Nouvelle crise qui monte en moi. Crise de panique. D'angoisse. J'ai peur. Je tremble. Je veux me souvenir. Pourquoi 196 ? Pourquoi Est-ce que je n'ai pas de nom ? Qui suis-je ? Pourquoi Est-ce que je sais que je ne suis rien ?  Le bruit fracassant des chaines accompagne mes hurlements qui semblent jetés dans le vide.  

Comme pour me faire taire, quelque chose entrava soudainement mes levres. Quelque chose de chaud, d'humide avec un goût et une odeur tabac-mentholé. Un souffle chaud se mêla au mien, embrasant mes sens et noyant ma panique. Mes veines s'enflammèrent tandis que cette grande main a la caresse a la fois si douce et brutale se promenait dans mes cheveux.  

Puis brusquement tout cessa. Cette chaleur s'éloigna de moi. Mais je la ressentais toujours. Ancrée en moi. Le souffle court, mon cerveau recommença lentement a fonctionner. Je n'avais plus envie d'hurler. Ni de pleurer. Je ne me souciais plus du pourquoi et du comment. Pour le moment je voulais que ce souffle qui avait attisé le feu en moi se repose sur mes lèvres. Me vider l'esprit en inhalant ce tabac menthe me semblait un besoin imminent qui me fit frissonner. 

Le désir se mêla à la peur. Au vide. A l'angoisse. Il les surpassa. Pourtant le néant ne pouvait quitter mon esprit. Je ressentai sa présence. J'aurais voulut continuer à hurler. Hurler pour faire sortir toutes ces questions qui m'assaillaient.

Un bruit de porte coupa court à mes pensées.

J'étais de nouveau seule. Dans l'obscurité. La faim et la soif se réveillèrent en moi tandis que la peur reprenait le dessus sur le désir éphémère qui m'avait été offert. Les larmes coulèrent irrépréssiblent sur mes joues.

 
     
     
 
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