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Conte Neutre
Par masamiya
Originales  -  Fantastique/Conte  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     0 Review    
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Dans la plus commune de toutes les villes, vivait de manière honnête et modeste la plus banale des personnes. Toutes les fées de statistiques moyennes semblaient s'être penchées au-dessus de son berceau, de sorte que ce parfait specimen de l'humain-type passait inaperçu (mais toujours de manière raisonnable).

D'une intelligence satisfaisante mais point exagérée, la créature qui nous occupe n'avait donc pas conscience de ce don merveilleux qui, eût-il été découvert, en aurait fait la proie des étudiants en marketing, toujours à la recherche d'un public moyen et donc nombreux.

Mais notre sujet était dans la plus agréable ignorance, il exerçait donc l'honorable profession d'hôte d'accueil dans un petit musée.

 

Ce qui n'était pas bien pratique, c'est qu'étant dans la neutralité la plus parfaite, notre sujet était aussi bien homme que femme. Ses parents avaient longuement peiné avant de lui choisir le prénom non-genré de Claude.

 

Claude se satisfaisait très bien de son état, qui lui permettait selon son humeur de porter le costume ou le tailleur.

 

Non, ce qui déplaisait à Claude, ce n'était pas cela. Claude aurait voulu se distinguer, enfin; Claude n'avait pas de talent particulier, était d'un niveau moyen dans toutes les matières qu'on lui ait jamais demandé d'étudier, et somme toute ne brillait que par sa capacité à se fondre dans a masse, ce qui n'était utile qu'aux espions, et Claude n'était pas une personne assez intelligente pour ce genre de profession.

 

Bien sûr, Claude avait quelques amis, mais personne ne lui était réellement attaché; se distinguer lui aurait permis de trouver quelqu'un de particulier, quelqu'un qui l'apprécie spécifiquement.

Claude voulait être le choix de quelqu'un, pour une fois.

 

Et pas juste un choix par défaut, comme lorsqu'on est choisi en dernier quand des amis forment deux équipes de basket.

 

 Tous les moyens étant bons pour essayer de sortir du lot, Claude essaya diverses stratégies.

 

D'abord, être visuellement remarquable. Avec ses cheveux bruns, ses yeux marron, sa taille moyenne, il n'était pas évident de détonner dans la foule chamarrée peuplant la ville. Claude était d'un très joli teint café au lait, et décida d'y ajouter quelques paillettes: sans succès. L'attention se posait encore sur d'autres.

Claude tenta de porter des perruques colorées, empruntées à un ami clown qui en avait une très jolie collection: rien à faire, les regards traversaient ses cheveux fluo sans s'y arrêter.

 

La stratégie de la visibilité par l'apparence physique ayant échoué, il fallut donc passer à autre chose. Claude avait entendu dire que les humains ayant été jadis des chasseurs, leur regard était attiré par le mouvement; c'est ainsi que pendant toute une semaine, tous ses mouvements prirent une ampleur exagérée. Il n'était plus possible de rester statique, et Claude se démenait, dansant sur place dans le métro, mangeant même debout et en marchant le midi. Malheureusement, si cette méthode lui apporta quelques regards, ils étaient plus méfiants qu'autre chose (de plus, les douleurs musculaires devenaient gênantes).

 

Mais Claude, bien que d'une intelligence des plus banales, avait encore quelques ressources.

 

Une solution très simple s'imposa: trouver des personnes encore plus solitaires, encore plus isolées afin de joindre leurs vies d'une amitié longuement désirée par les deux parties. Simplement, Claude ne savait pas bien où chercher cette âme esseulée; estima que la soupe populaire était un excellent point pour démarrer.

Pendant plusieurs soirs, notre sujet alla donc aider à préparer des repas pour des personnes dans le besoin. Ce fut une expérience très enrichissante; Claude se sentait mieux, le coeur empli par le doux sentiment d'avoir fait le bien autour de soi. Cette activité lui apportait également bien des interractions et des regards reconnaissants, ce qui était bien mieux que les regards méfiants des personnes qui l'avaient vu danser dans le métro.

 

Cependant personne ne cherchait vraiment à se lier d'amitié avec notre protagoniste, qui commençait à désespérer.

 

Claude, le coeur lourd de sa solitude, se décidait à rentrer à pied après avoir servi un autre repas. La marche est une excellente activité pour maintenir la forme moyennne dont notre personnage était doté.

 

C'était inutile de chercher de nouveaux moyens de se démarquer; la cervelle de Claude avait atteint ses limites. Il fallait donc se résigner à une vie teintée par l'indifférence. 

 

Un léger miaulement interrompit les pas et les pensées de Claude. Un chat? Dans son quartier? Il allait mourir de faim.

Claude chercha des yeux la rue et finit par apercevoir un chaton si petit qu'il aurait pu passer inpaerçu le reste de sa vie, s'il n'avait pas miaulé. Le chaton avait un pelage marron très commun qui lui rappela ses cheveux, et Claude le caressa.

 

Cela devait être une sorte de signe seret en langage chat, parce qu'aussitôt le petit félin s'accrocha de toutes ses griffes à la manche du petit manteau. Il devait avoir faim, raisonna Claude, il fallait lui donner à manger.

 

Je vais le nourrir, et ensuite lui rendre sa liberté, songea Claude, qui ne savait pas encore que ce chat était bien trop têtu pour quitter un si douillet appartment une fois qu'on l'y aurait introduit.

 

C'est ainsi que Claude, sans même s'en apercevoir, amena dans son foyer son nouveau compagnon, son ami, l'âme tant recherchée.

 

Car pour ce chat, Claude devint la personne la plus importante, la plus spéciale et la plus aimée.

 

Les jours de solitude étaient terminés.

 
     
     
 
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