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Russian Roulette
Par Zorro , Cloe Lockless
Harry Potter  -  Romance/Suspense  -  fr
One Shot - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     2 Reviews    
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Disclaimer : Les personnages et l'univers sont la propriété de J.K. Rowling

Auteur : Cloe Lockless

Lien vers la VO : http://hp-silencio.livejournal.com/21486.html

Rating : T+

Pairing : Harry/Draco

Note de l'auteur : Ecrit pour le défi Silencio 2014 sur livejournal : récit de 1000 à 5000 mots sans aucun dialogue ni discours rapporté, monologue intérieur, télépathie ou correspondance. Sujet de incandescent : Harry/Draco, thème "Roulette russe".

Note de la traductrice : Merciiii de m'avoir laissé traduire cette merveilleuse fic. Et je rajoute ma BO personnelle : https://www.youtube.com/watch?v=ZQ2nCGawrSY

 

 

Russian Roulette

 

 

À la fin de la guerre, Harry avait eu du mal à remettre sa vie sur les rails. L'été semblait lui avoir filé entre les doigts – les jours s’égrenant comme une rangée de perles qui vole en éclats ne lui avaient pas laissé le temps de respirer, de faire son deuil, de s'arrêter une minute pour penser à la prochaine décision qu'il aurait à prendre. En septembre, Ginny, Hermione et Luna étaient retournées à Poudlard ; Ron, Neville et lui avaient endossé leurs rôles de héros de guerre pour intégrer une formation d'Aurors.

 

Ils n'avaient pas besoin d'obtenir leurs ASPICs. Les examens faisaient partie d'une autre vie. Ils avaient besoin de ça – de nouveaux sorts, plus de sorts, un entraînement concret, de l'expérience ; apprendre à se reposer sur autre chose que leur seule détermination psychotique, ou un absurde Expelliarmus; ce qu'ils auraient dû connaitre pendant la bataille. Les images des temps de guerre se rejouaient encore et encore dans la tête de Harry. Ils auraient pu trouver la mort des centaines de fois. D'une manière ou d'une autre, ils avaient réussi à passer au travers.

 

Il avait toujours voulu devenir Auror, et le monde sorcier avait besoin d'eux. On avait besoin de lui. La guerre n'était pas terminée. Il restait encore des Mangemorts en cavale. Il connaissait leurs noms – Yaxley, Dolohov, Mulciber. Le département de la Justice magique ne pouvait de toute façon pas le lui refuser, après tout... Attraper des mages noirs était ce à quoi il était destiné.

 

Leurs premières missions en tant qu'Aurors fraîchement diplômés semblèrent donner un sens à ce qu'ils avaient entrepris ; petit à petit, ils garantissaient une victoire durable. Ginny n'appréciait pas le zèle dont Harry faisait preuve ; c'était l'objet de nombreuses disputes entre eux, et il pouvait leur allouer les crises qui continuaient de le secouer la nuit.

 

Les choses empirèrent à la suite d'une énième mission de surveillance. Après être parti brusquement en congé, Neville démissionna. Cela n'aurait pas dû tant affecter Harry, mais ça le rendit malade de voir le sourire soulagé de son ami lorsqu'il le retrouva pour une pinte au Chaudron. Il avait décidé de se reconvertir dans la botanique ; il avait l'air heureux.Et même si cela signifiait qu'il aurait à passer des semaines, peut-être des mois à l'étranger, tandis que Hannah resterait clouée à Londres – il avait trouvé une voie de sortie. Dans les mois qui suivirent, Harry se noya dans le travail. Il était plus que jamais à cran. Puis sa relation avec Ginny prit fin. Il travailla plus dur.

 

Jusqu'à ce qu'on le force à s'arrêter. Pas seulement son supérieur, mais Ron, lui aussi– Ron, qui semblait si à l'aise dans ce travail qu'à côté de lui, Harry se faisait l'impression d'être une poupée zombie. Il admettait maintenant qu'ils avaient eu raison, qu'en fin de compte cela avait été un soulagement pour lui, mais c'était aussi ce qui l'avait fait craquer.

 

Le psychomage ne l'avait pas aidé. Harry avait passé chaque séance à hurler ou casser des choses, trop assommé par sa propre frustration pour écouter ce que le psy voulait lui faire entendre. Il était hors de question qu'il prenne la moindre foutue potion, en conséquence de quoi il finit un jour par quitter le cabinet et partit se perdre à travers les dédales du Londres moldu.

 

Il cherchait une issue.

 

En voyant une voiture de police passer sous ses yeux, la première chose qui lui vint à l'esprit fut un vague souvenir des westerns de Dudley, et d'après-midi passées à jouer seul, enfant.

 

Il dénicha un petit club de tir. Il ne se sentait pas en mesure de demander des renseignements sans passer pour un psychopathe en herbe, alors il se tut et se contenta de fixer les affiches. Son agitation était telle qu'il n'arrivait pas à retenir quoi que ce soit. Mais c'était ça : le bruit prometteur, les paroles rares, l'argent qu'il devrait dépenser en leçons- son argent... À la perspective d'un tel soulagement, il sentit les larmes lui monter aux yeux. Il prit la nuit pour se calmer, et le lendemain matin, l'air un peu moins échevelé, s'inscrivit à un autre club.

 

Il n'en fallait pas plus – deux fois par semaine, parfois trois, il allait passer cinquante minutes à viser des quilles ou faire feu sur des cibles en papier. Il allait prendre au piège sa misérable petite personne dans le silence étrange des casques anti-bruits, et laisser toute son anxiété refluer le long de ses bras, se rassembler dans ses mains pour enfin exploser avec le coup de feu.

 

Ça l'aidait à laisser la sorcellerie derrière lui. Ça semblait plus physique, plus brutal, et cependant – moins effroyablement létal que les sortilèges. Il devait se concentrer, se tenir immobile, prendre le temps de viser ; il était si mauvais au début – on aurait pu penser qu'être dans les forces de l'ordre... mais désormais cela ne lui semblait plus juste de se considérer encore comme un Auror. Il n'était rien. Se concentrer, viser, ne plus bouger. Il y arrivait mieux que l'Occlumencie et les sorts non-verbaux, qu'il avait toujours eu un mal fou à manier. Ici, quand il visait une cible et appuyait sur la gâchette, il était libre de jurer et de pleurer intérieurement. C'est ce qu'il fit, les yeux ouverts. Et progressivement, il lui fut de plus en plus facile de se vider l'esprit.

 

Le psychomage était satisfait de ses progrès. Harry continuait à se rendre régulièrement à Londres par le biais du réseau de cheminette et passait au club de tir le temps qu'il avait jusqu'ici passé en thérapie ; heureusement ses amis avaient arrêté de lui poser des questions. Semaine après semaine, il remontait des places dans son classement personnel – Harry A, Harry C, Harry du 25 mai, Harry du 15 février... Parfois il lui était difficile de ne pas se projeter en train d'utiliser un flingue contre des mages noirs. Parfois, alors qu'il fixait la cible, le blanc du papier semblait virer au vert. La plupart du temps, néanmoins, il pouvait se perdre dans la précision pure.

 

Il était plus détendu. Il pouvait désormais apprécier les moments au Terrier en compagnie de ses amis merveilleusement brillants. Ron ne ramenait jamais de travail à la maison. Hermione posait peu à peu les jalons de la Législation des créatures magiques. Ginny faisait son chemin dans la ligue nationale. En les regardant, Harry sentait les fissures de sa vie se colmater doucement.

 

Il ne reprit pas son travail. Il savait qu'il y aurait toujours une place pour lui, mais il n'était pas prêt. Il devenait en quelque sorte un expert en armes de poing. Il aimait essayer d'anciens et nouveaux modèles, percevoir les différences minimes des chocs dans ses bras. Mais il avait un préféré : le calibre 44 à canon court. Il l'utilisait rarement au club de tir, et ne l'avait même jamais essayé au-dehors, mais il le gardait à portée de main dans son petit appartement moldu, et il pouvait sentir son poids froid dans sa paume chaque nuit. Il commencerait peut-être une collection. Peut-être que c'était déjà une pièce de trop.

 

Le jour où il croisa à nouveau le chemin de Malfoy, il sentit qu'il n'avait pas encore tout à fait retrouvé son équilibre.

 

Ils étaient dans une boite « gay-friendly », et il n'était pas préparé à ça. Il se sentit terrifié et frustré à nouveau, mais d'une nouvelle manière. Vers la fin de la nuit, le corps de Malfoy était trop proche du sien, les lumières de la boite pulsant sur sa peau pâle : son regard, son souffle, son haleine mêlée de whisky, et son eau de Cologne – intoxiquaient Harry. Ils faillirent s'embrasser. Ils se séparèrent, effrayés, et il leur fallut quelques semaines de plus pour accepter le fait qu'ils pouvaient coucher et, un jour, peut-être, sortir ensemble.

 

Et maintenant, ils étaient chez lui. Ils avaient tiré à pile ou face, mais Harry avait attrapé la mornille avant qu'elle ne retombe dans les mains de Draco, acceptant la défaite. Ils étaient déjà venus une fois auparavant, mais en vitesse ; c'était la première fois qu'il laissait Draco s'approcher aussi près. Il se dit qu'ils pouvaient bien essayer. Harry partit faire un tour dans la salle de bains, laissant Draco – Malfoy – traîner, et quand il revint, il le trouva à côté de la table de chevet, le revolver en main.

 

Il tournait et retournait le flingue entre ses mains, le manipulant avec un air curieux. L'arme s'adaptait parfaitement à ses paumes, comme s'il savait comment la tenir, ce que c'était, à quoi ça servait ; ses longs doigts pâles remontaient le long de la crosse, le bout de son pouce s'attardant dans les lisses échancrures du cylindre. Il n'osait pas déverrouiller la sécurité. Peut-être que Harry lui avait dit quelque chose à ce sujet.

 

Draco regarda Harry. Il avait dû le laisser sur la table de chevet. La boite de balles était dans le tiroir en-dessous, scellé par un sortilège anti-moldu.

 

Harry ne pouvait pas détacher ses yeux du visage de Draco – il avait son flingue, il regardait attentivement Harry ; il allait falloir qu'il fasse le premier pas. Draco baissa le bras et marcha vers Harry. Il pressa son front contre le sien ; sa main accrochée à la hanche de Harry, et le métal froid collé contre sa joue. Draco avait l'air perdu dans ses pensées.

 

Puis il fit un bruit avec sa bouche – comme un bruit de pétard – et Harry ne sursauta pas. Quand il releva les yeux, Draco souriait. Harry saisit sa main, lui fit baisser le flingue, et l'embrassa.

 

Sans interrompre le baiser, il prit le revolver, et Draco releva le bras pour prendre le visage de Harry entre ses mains. Il allait payer pour ça – pas tellement pour avoir mis la main dans ses affaires sans permission (même si Harry ne pouvait raisonnablement que se blâmer lui-même d'avoir oublié de cacher le flingue) mais pour... débouler dans sa vie de cette façon. Il allait régler ça immédiatement.

 

Il n'aurait jamais une vie facile – il était né au mauvais endroit et au mauvais moment – mais avec ce merveilleux sourire contre sa bouche et le parfum de Draco flottant autour de lui comme de la poudre à canon, le jeu en valait la chandelle. 

 
     
     
 
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