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au 31 Mai 21 :
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Entretiens et plus si affinités
Par StephanieG
Originales  -  Romance/Erotique  -  fr
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CHAPITRE 2

2.

 

Il est là devant moi, un sourire à faire tombé toutes les femmes. Son costume gris foncé, qui met parfaitement ces yeux bleus en valeur. C’est d’un pas assuré qu’il se poste en face de moi.

 

-Vous ? Dis-je étonnée.

-Moi, Mademoiselle Moore. Vous m’aviez bien dit hier et je cite vos mots : « Ce qui se passe après le travail n’est certainement pas lié au travail ». Or, ce déjeuner fait partie de votre journée de travail je me trompe ?

-Quand avez-vous changé mon planning ? Je connais par cœur mon emploi du temps deux semaines à l’avance, et je suis sûre que vous ou n’importe quel autre client n’était pas programmé ce midi !

-Je peux changé n’importe quel emploi du temps rien qu’avec un coup de fil Mademoiselle Moore, et nous devons discuter de votre contrat…

-De mon contrat ? Répondis-je étonnée.

-Oui de votre contrat Mademoiselle, si nous y allons.

-Ais-je vraiment le choix ? rétorquais-je d’un ton sarcastique.

-Pas vraiment je le crains.

 C’est dans une appréhension la plus totale que je me décide à prendre mes affaires, et de me diriger vers l’ascenseur avec MR LE PDG ! Les portes se ferment et l’ambiance devient alors anormalement sensuelle. Je passe mes mains derrière ma nuque. Je me pose tellement de questions et surtout je sens son regard sur moi.

 -Quelque chose ne va pas Monsieur ?

-Non rien je me demande juste ce qui vous tourmente ?

-A vrai dire c’est vous !

-Moi ? répond-il étonné.

 Les portes s’ouvrent et une vague de personnes s’engouffrent avec nous dans l’ascenseur, ce qui me fait perdre l’équilibre. Ses mains se posent avec délicatesse derrière mon dos pour me retenir in extremis. Le souffle coupé, je m’agrippe à ses bras que je peux sentir musclés. Son regard bleu océan ne fait que me perturbé. Ses mains sont douces et tellement protectrices que j’aimerai m’y blottir souvent, voir même tout le temps. Son parfum est tellement enivrant que mon corps est en alerte maximum. Le temps s’est arrêté de tourner autour de nous, même si le brouhaha de mes collègues ne cessent de retentir dans l’ascenseur. Il n’y a que lui et moi, là qui m’enlace. Nos visages sont si près que s’en ai déroutant. Les portes s’ouvrent à nouveau pour laisser échapper les quelques personnes qui nous entourent.

 -C’est la deuxième fois en deux jours que je vous rattrape Mademoiselle Moore, murmure-t-il en souriant et en me relevant

-Effectivement vous êtes mon sauveur on dirait, fais-je sonnée.

-Quel honneur de l'être.

 Lorsque nous sortons c’est comme une bouffée d’oxygène, je peux respirer. Ma respiration reprends peu à peu son rythme normal, mon pouls redevient régulier, mes mains que je sentais moites redeviennent douces. Je peux encore sentir ses mains sur mon corps j’en ai encore des frissons rien qu'en y pensant. Il marche d’un pas assuré vers…. Une BMW I8 noire flambant neuve à ce que je vois. Bordel elle est magnifique, il a bon goût le PDG, je me mets à ricaner à cette réflexion.

 -Qu’est-ce qu’il y a Mademoiselle Moore ?

-Je me disais que je n’étais pas la seule à aimer les BMW, ricanais-je.

-Oui, même si la vôtre est très belle celle-ci, est une pure merveille, lâcha-t-il satisfait.

-Je n’en doute pas, murmurais-je.

 Comment connaît-il que j’ai une BMW ? Bon j’arrête de me poser des questions c’est inutile, s’il peut déplacer des rendez-vous sur mon planning. une marque de voiture est un jeu d’enfant !

C’est exactement ça, une pure merveille cette voiture. Nous roulons dans Paris, le temps est propice à une sortie. Le soleil est au rendez-vous et la température douce, juste ce qu’il faut.

 -Où allons-nous ? Demandais-je doucement.

-Vous verrez Mademoiselle Moore ne soyez pas pressée.

-Je vois je n’ai toujours pas le choix, soupirais-je.

 Il laisse échapper un rire. Je le regarde détendu, sa main droite sur le volant, qui laisse entrevoir une superbe Rolex. Il a l’autre main dans ses cheveux, le coude appuyer à la vitre, d’un air songeur il reste concentré sur la route. La chanson de John Legend « All of me » retentit alors dans l’habitacle. Sans m’en rendre compte je chantonne, c’est une des chansons que j’affectionne particulièrement. Elle convient parfaitement à la situation.

 What would I do without your smart mouth (Que ferais-je sans tes sarcasmes)

Drawing me in and you kicking me out?      (Qui me séduisent, et toi qui me repousses)
Got my head spinning, no kidding              
(Tu me fais tourner la tête, sans rire)

I can't pin you down                               (Je n’arrive pas à te cerner)
What's going on in that beautiful mind?       (Que se passe-t-il dans cette jolie tête)

I'm on your magical mystery ride               (Je te suis dans ta course mystérieuse et magique)
And I'm so dizzy, don't know what hit me
(Et j'ai tellement le tournis, je ne sais pas ce qu’il m'arrive)

But I'll be alright (Mais ça va aller)

 Il me regarde d’un air dubitatif, surpris et content de connaître une petite facette de ma personnalité.

Longeant l’avenue des champs Elysées, nous nous arrêtons à hauteur du restaurant le Fouquet's. On va vraiment parler affaires alors. Nous emmenons tous nos clients ici, je soupire intérieurement qu’il ne m'emmène pas autre part. Je connais bien toute l’équipe, je suis une habituée, et il est clair que Monsieur le PDG l'est aussi.

Nous nous installons à ma table habituelle, je scrute les passants, pleins de questions fusent, et je me demande ce qu’il peut bien me vouloir.

Un des serveurs vint alors à notre rencontre, cela me fait revenir à la réalité.

 -Comme d’habitude Mademoiselle Moore ?

-Oui Jerry.

-Monsieur aussi ?

-Oui merci.

-Qu’avez-vous Mademoiselle Moore, m'interroge-t-il.

-J’attends juste que vous me parliez de cette affaire si importante qu’il a fallu que vous m’emmeniez ici, lui dis-je sur un ton sérieux.

-Toujours aussi impatiente, buvons quelque chose d'abord.

 On nous emmène alors nos boissons, un chardonnay pour moi J'affectionne ce vin, et un whisky pour Monsieur le PDG. L'entrée ne se fait pas attendre : Ravioles de homard Fouquet’s nous est servi.

Je prends une bouchée mais ça me démange vraiment de ne pas savoir.

 -Alors Monsieur, nous avons bu, nous mangeons pourrais-je enfin savoir.

 Il sort de sa veste son Ipad et me le tend. « Modification de contrat de travail à durée Indéterminée » est écrit en haut du document numérique. Mon nom est écrit sur ce fameux contrat. Perplexe je prends dans mon sac mes lunettes Dior et continue ma lecture. Je m'adosse au dossier de ma chaise pour me mettre plus à l'aise. En parcourant le contrat je remarque que peu de choses changent :

-Formations

-Voyages d'affaires tous les mois

-Séminaires

-Dîner de charité

-Lieux : New-York

 Mes yeux s'arrêtent sur New-York ! Qu'est-ce que cela veut dire ? Le contrat stipule bien que je devrai changer de zone géographique. Je reste perplexe, et lui demande ce que cela signifie.

 -Je pense qu'il y a un problème.

-Lequel Mademoiselle Moore.

-Il est dit que je devrai travailler à New-York !

-Oui, je désire que vous veniez à New-York dans la maison mère, à mes côtés.

-Et pourquoi ? Je ne fais pas bien mon travail ici à Paris ?

 Il affiche un sourire dont je ne sais la raison.

 -Je vous veux à mes côtés, non pas pour vous courtiser comme vous le pensez, même si vous êtes très attirante. Je vous veux à mes côtés parce que je m'entoure des meilleurs, et vous êtes la meilleure. Vous faîtes les bons choix, vous êtes consciencieuse, ambitieuse, bonne pédagogue, et vous avez un pouvoir de persuasion que j'aimerai grandement exploiter.

-Vous me voyez flatter Monsieur. Ais-je quand même le choix de réfléchir je pense que c’est nécessaire…

-Ne me dîtes pas que c’est à cause de la barrière de la langue. Vous parlez cinq langues différentes couramment. Ne me dîtes pas que c’est à cause du logement, vous avez une maison familiale là-bas. Et regardez en page 10, vous aurez un logement, une voiture de fonction et surtout ne me dîtes pas que c’est à cause de votre salaire. En page 12, je pense que la prime est à la hauteur de votre travail.

Je me précipite en page 12, oui il y a bien 12 pages dans ce fameux contrat. Et le montant inscrit est carrément indécent. Si je gagne bien ma vie actuellement, si j’accepte je gagnerai 5 fois mieux ma vie. Je me mets déjà à penser à mes futurs investissements. Je tapote mes doigts soigneusement manucurés sur la tablette, ne sachant quoi faire.

Le plat de résistance fait son apparition : Filet de bœuf grillé, pommes Pont-Neuf, croustillant de moelle, sauce béarnaise. Et je me rends compte que j’ai à peine touchée à mon entrée alors qu’habituellement je savoure ce plat.

-Difficile on dirait ! me fixant du regard.

-Il faut que je mange du chocolat !

-Du chocolat ? reprend-t-il étonné.

-Oui du chocolat, répondis-je en sortant de mon sac des Ferrero Rocher. Ça m’aide à analyser la situation et à me concentrer.

-Je vois, c’est un étonnant moyen Mademoiselle.

-Vous en voulez ?

-Merci sa ira je savoure mon repas pour l’instant, rigole-t-il.

Savourant ma friandise je relis, encore et encore, est-ce vraiment raisonnable d’accepter !

Mais oui me dit ma conscience, je serai vraiment stupide de ne pas le faire. Après tant de travail, d’efforts, de perte de sommeil, de repas ratés, de loisirs abandonnés. Pense à tous ces vêtements que tu pourras t’acheter, toutes ces paires de chaussures, tous ces voyages… Les Bahamas, la destination de tes rêves… et Lui voyons le PDG hyper sexy qui te veux à ses côtés… Et puis tu pourras voir ta sœur plus souvent c’est un plus. Mais il faut que je négocie certaines choses, pour qu’il comprenne que même si le contrat est plus que raisonnable, j’ai mes exigences…

-Puis-je négociée quelques points ?

-Négocier ? répondit-t-il surprit.

-Oui Monsieur.

-Je vous écoute très chère, me fixant dans les yeux, il s'arrête de manger.

-De quelle voiture de fonction vais-je disposer ?

-Une Audi A7 !

-J’affectionne plus les BMW Monsieur vous le savez bien… dis-je posément.

Il me dévisage du regard, se demandant si je plaisantais ou si j’étais vraiment sérieuse.

-Vous êtes vraiment sérieuse ?

-Monsieur, fis-je en me redressant. Nous négocions bien un contrat, alors faisons-le bien.

-Bien, qu’elles sont vos autres suggestions ?

-Premièrement je veux choisir ma secrétaire, Alya est quelqu’un avec qui je travaille depuis que je suis ici, et je doute qu’elle veuille me suivre. Je veux pouvoir choisir une aussi excellente secrétaire. Deuxièmement je veux habiter le quartier de Soho. Troisièmement je ne traiterai au niveau marketing qu’avec Mademoiselle Linlay Lucie. De plus la société paie à chaque employés ici, un abonnement à une salle de sport. J’espère qu’à New-York sa sera de même. Et enfin j’aimerai un bureau plus grand, dis-je soulagée.

-Je note vos suggestions Mademoiselle, il semblerait que ce petit chocolat ait des effets détonants sur vous, rétorque-t-il frustrer. Et si j’accepte toutes vos demandes, vous viendrez à New-York ?

-Si c’est le cas j’accepterai.

-On en reparlera lors d’un prochain entretient.

-Bien Monsieur.

Il me mange dans la main, le pouvoir de persuasion est toujours le meilleur moyen de gagner. Je savoure déjà cette bataille. Mais suis-je vraiment prête à quitter cette petite vie tranquille que j’ai. Mes amis, mon bel appartement, cette ville, mon club, mes collègues… Fiou j’en ai le tournis rien que d’y penser.Buvons encore un verre de vin. Le dessert nous est servi : Les pâtisseries du Chef Claude Ducrozet

Un délice, je ne suis pas mécontente d’être venu avec lui aujourd’hui. Je mange très bien, quand je pense que Lucie doit manger un ignoble petit sandwich sans goût. La pauvre, je me mets à rigoler en l’imaginant.

Je n’avais même pas entendu que mon téléphone n’arrêtait pas de sonner, résultats des courses 10 sms de Lucie. Je sens que je vais me faire incendier, mais ne t’inquiète pas Lucie j’ai une très bonne excuse. Et cinq sms d’Adam. Vous me demandez mais qui peut bien être ce « Adam » Et bien ce n’est que mon meilleur ami, mon plus vieil ami. Mes parents rêvent de me voir marier à lui. Il est beau, grand, issu d'une bonne famille, à une très bonne situation. C’est comme un frère rien de plus, même si il nous est arrivés des petits moments de doutes tous les deux. Mon passé est tellement compliqué que je ne peux pas laisser un homme entré dans ma vie, il s’enfuirait à toutes jambes… Je suis sortie de ma réflexion par Monsieur le PDG.

-Quels sont vos loisirs Mademoiselle Moore ?

-Que me vaut cette question Monsieur ? Vous vous intéressez à tous vos employés comme cela ?

-De tous oui, mais plus particulièrement à mes employés qui me rapportent un milliard d’euros, dit-il de son plus beau sourire

Il me fait vraiment fondre ce n’est pas possible.

-Venez mercredi à partir de 20h00 au Latin’s Café vous verrez.

Non je ne viens pas de dire cela à mon patron ? Non ne me dites pas ça, je ne viens pas de l’inviter à me voir danser avec Adam ! Mais qu’elle idiote vraiment, faut vraiment que j’arrête de dire ce que je pense ça me causera que des problèmes.

-Serais-ce une invitation Mademoiselle Moore ?

-Juste un entretient autour d’un verre Monsieur Reynold’s. Comme je vous l’ai dit tout ce qui se passe après le travail n’est certainement pas lié au travail.

-Je prends note.

Bien rattrapée ! Il va s’imaginer des choses, et ce n'est vraiment pas le moment pour moi. L’addition payée nous nous dirigeons vers la voiture, il me tend alors son bras.

-Mademoiselle, lâche-t-il en me souriant.

-Monsieur, répondis-je en prenant son bras. Directeur et galant en plus, c’est une bonne raison pour que je vienne à New-York, fais-je en rigolant.

L’ambiance est plus que détendue et je commence à apprécier sa compagnie. Il faut que je m’y fasse, je serai avec lui toute la journée si j’accepte. J’aimerai vraiment en savoir plus sur lui, il m’a bien posé certaines questions.

-Et vous Monsieur qu’aimez-vous faire ?

-J’ai des loisirs peu conventionnels et dont peu de gens adhérerons, murmure-t-il.

-Vraiment ? Je suppose que c’est d’être entouré de beaucoup de femmes…

Il rigole, et son rire est une douce mélodie que j’aimerai entendre tous les jours. Il frôle ma jambe de sa main ce qui me fait frissonner. Le trajet se fit en silence. Je pense qu’on avait tellement à réfléchir et puis, et puis LUI ! Il me trouble, je suis sûre qu’il trouble toutes les femmes qui le croisent, mais y a quelque chose. Tout en moi est chamboulé lorsqu’il est tout près.

Nous arrivons aux bureaux et c’est le cœur lourd que je dois le laisser.

-Merci Monsieur, ce fut très plaisant et très productif, oh tenez, lui tendant la tablette.

-De même à bientôt Mademoiselle. Gardez-là c'est votre contrat. Les modifications vous serons transmises directement dessus.

-Merci cela veut dire que vous acceptez mes demandes ?

-Nous en rediscuterons bientôt, bon après midi Mademoiselle.

Nous nous serons la main. C’est toujours un plaisir de pouvoir le toucher ne serais-ce que quelques secondes. Il est temps de revenir à la réalité, de le lâché et de me remettre au travail. Mon sourire ne quitte pas mon visage, ni le sien. Arrivant à mon bureau je suis attendue par Lucie qui est, à ce que je vois de mauvaise humeur.

-Mais qu’est-ce que tu faisais avec le PDG ??? grogna-t-elle.

-Viens,dis-je en l’entraînant dans mon bureau.

-Alors j’attends, rugit-elle.

-J’ai eu une promotion, chuchotais-je.

-Tu quoi ??? cria-t-elle en me sautant dans les bras. Mais c’est super !

-Oui, mais je devrai partir à New-York si j’accepte.

-Ah… mais c’est la chance de ta vie, je suis très fière de toi. Certes je n’aurai plus personne avec qui manger ces horribles sandwichs. Je n’aurai plus personnes avec qui m’engueuler au téléphone, ni pour me raconter les potins de la journée, ou même sortir boire un verre. Mais tu seras vraiment bien là-bas.

Arf qu’est-ce que je ferai sans elle, c’est la meilleure amie que l’on puisse avoir. Elle sait ce que je pense et ce que je ressens. Elle sait que j'hésite à cause de toutes les raisons qu’elle vient d’énumérée, mais elle a toujours les mots qu’il faut. Je ne peux que la prendre dans mes bras.

La journée du mercredi passe à une allure folle, et c’est Lucie qui a dû venir me tirer du bureau pour enfin rentrer, pour se préparer pour ce soir. Des sandwichs préparés à la va vite et nous sommes prêtes à manger. Lucie est restée chez moi ce soir pour que nous puissions partir plus tôt. Une bonne douche et nous nous préparons pour cette folle soirée, peut-être une des dernières à Paris avec eux. Une bonne douche, et je décide de sécher mes cheveux naturellement, et de commencer à m’habiller : des sous-vêtements noirs Victoria's secret, un jean noir Salsa qui met parfaitement mes formes en valeur. Une chemise à carreau noir et blanche Guess, que je noue un peu plus haut que mon pantalon pour laisser entrevoir ma peau. Les cheveux lâchent, un maquillage plus prononcé en noir au niveau des yeux. J’ajoute sur mes lèvres un gloss transparent et met des boucles d’oreilles Swarovski et un pendentif orné d’une pierre du même créateur. Contemplant mon dressing je choisis mes chaussures à talons Guess de 10 cm argenté.

-Qui vas-tu draguée?

-Moi ? Mais personne tu le sais bien nous sommes invités à danser il faut au moins que je sois présentable, fais-je innocemment.

-Mouais, ne serais-ce pas pour Adam ?

-Pas du tout !

-Mais il est à croquer ce mec !

-Croque-le tu sais tu veux, ricanais-je.

Lucie quand a elle a opté pour une jupe fendue noire ,un dos nu blanc, une parure assortie et des escarpins blancs. Nous nous installons sur balcon pour y déguster un bon verre de Chardonnay. La nuit commence à peine à tomber et les lumières à s’allumées. J’aime cette ville, j’aime cette Tour Eiffel, j’aime cette agitation qui commence autour de nous. Suis-je prête à tout quitter ?

Adam doit venir nous chercher dans 10 minutes, le temps de récupérer nos pochettes et nos vestes et de descendre. Il est là, ce beau jeune homme, grand, blond, au regard vert émeraude. Un sourire à tomber à la renverse, vêtu d’une chemise noire et d’un jean de la même couleur il est vraiment à croquer.

-Alors les sexy ladies vous êtes prêtes ? s'écrit-il enjoué.

-Comme d’habitude tu le sais bien, je suis très heureuse de te revoir, fais-je en lui faisant une accolade.

-Moi aussi ma chérie, tu es sublime, allons montrer comment tu bouges ton corps.

Nous montons à bord de sa Audi A7 noire, oui nous affectionnons les allemandes que voulez-vous c’est ça d’avoir fait des stages en Allemagne.

Je n’ai pas le courage de lui dire que je vais peut-être partir, mais c’était sans compter ma cafteuse de meilleure amie qui n’a pas eu la décence de me laisser lui annoncer.

-Mila a eu une promotion, lâcha-t-elle.

-Une promotion ???

-Oui aujourd’hui elle part à New-York !

-A New-York ??? répète-t-il surpris .

-Lucie tu pourrais peut-être me laisser lui dire quand même non, fais-je énervée.

-Oui pardon.

-Quand pars-tu ?

-La semaine prochaine probablement, dis-je avec amertume.

-Écoute, c’est formidable tu vas réaliser un de tes rêves, tu vas vivre dans une ville extraordinaire. Certes tu n’auras plus ce beau corps à contempler, dit-il en se montrant du doigt. Mais je serai souvent à New-York, Lucie aussi je pense et on a nos portables ne t’inquiète pas tout va bien se passer. Tu vas juste nous manquer affreusement mais tout va bien se passer.

Arf que je l’aime cet homme! Nous nous déhanchons sur la nouvelle chanson de Michelle Williams « Say yes » en featuring avec Beyoncé et Kelly Rowland pour nous mettre dans l’ambiance de la fête de ce soir. Cela me fait oublier le travail, et mon supposé déménagement. Il a ce pouvoir de me sentir une autre femme, une fille insouciante et pleine de vie quand je suis à ses côtés. Je pense que c’est parce qu’il a gardé cette âme d’enfant même si Monsieur Adam est banquier. Je n’ai pas peur de le toucher et lui de même. C’est fusionnel entre nous, comme je vous l’ai dit c’est comme le frère que je n’ai pas eu. C’est machinalement en sortant de la voiture que l’on se prend par la main.

-Et vous n’êtes pas en couple là ? Mais je rêve interroge Lucie sur le ton de la plaisanterie

-C’est comme ma sœur et si les gens pensent qu’on est en couple ben c’est parfait, répondit-il en souriant.

Tous les danseurs sont là, Annie, Marco, Lili, James, Kelya, Chris. Une accolade et nous nous retrouvons à notre table. Le bar qui fait aussi boîte de nuit commence à se remplir. Les boissons commencent à arriver. J’ai commandé ma boisson préférée le cocktail « Sex on the Beach ». Une tournée, puis une deuxième, et une troisième pour bien s’échauffer comme aime si bien le dire Adam.

-Mesdames et Messieurs, bonsoir, nous avons l’honneur d’avoir des danseurs professionnels de Kizomba et bachata ainsi que d’autres danses ce soir au Latin’s Café. Faîtes du bruit pour ces danseurs qui vont vous faire des démonstrations plus que sensuelles.

Nous nous levons chacun avec son partenaire. Je suis avec Adam et la chanson « Lento » De David Santacruz se mit à raisonner. La démonstration peut commencer. Il n’y aucune ambiguïté entre lui et moi. Les déhanchements que demandent cette danse sont fluides et sensuelles. Nous savons jouer de notre corps et rien qu’au regard nous savons dans quelle direction aller. Pour pimenter la danse, j’ouvre d’un doigt deux boutons de sa chemise ce qui laisse entrevoir son torse musclé, des sifflements se font entendre.

-Tu as la côte, lui dis-je en souriant.

-Toujours pour enrager les filles, mais y a un mec qui n’arrête pas de te regarder, attends je vais te tourner, murmure-t-il.

En le voyant, mon corps bouillonne de désir, mon cœur bat la chamade. Il est venu et n’arrête pas de me regarder, j’aimerai tant me faire toute petite. Il est divinement attirant avec sa chemise noire entrouverte, et de son pantalon de la même couleur.

Mais non tu es stupide fait ma conscience. Tu es là pour être admirer et il le fait. Tu le désire… et il te désire …

Euh minute… je le désire??? Dans mon fort intérieur sa doit être le cas si ma conscience le dit.

La température ne fait que monter, et je décide de faire abstraction de sa présence le temps de finir la danse.

-Ça va Mila ?

- Oui Adam ne t’inquiète pas, juste un coup de chaleur, ça doit être les cocktails.

Pour nous rafraîchir nous décidons de revenir boire des cocktails et c’est surtout pour échapper à cet homme. Mais c’est toujours sans compter sur la délicatesse de ma meilleure amie qui l’a évidemment invité à se joindre à nous.

-Bonsoir Mademoiselle Moore.

-Bonsoir Monsieur Reynold’s, vous êtes venu, je pensais que vos loisirs n’étaient pas conventionnels, alors que les miens le sont, fais-je en souriant.

-Je pensais que c’était un entretient et non pas à un loisir que vous m’aviez convié.

-C’est exact, que voulez-vous boire ?

-J’ai déjà commandé les boissons arrivent merci. Vous ne me présentez pas votre ami ? dit-il perplexe.

-C’est Adam, mon meilleur ami. Adam voici mon directeur Monsieur Reynold’s, Monsieur voici Adam.

-Enchanté Monsieur, lui dit-il en lui serrant la main.

-De même Adam.

Nous trinquons tous ensemble comme des vieux amis, et les danses s’enchaînent toujours pour nous sous le regard persistant de Monsieur le PDG. Les verres aussi défilent et je ne suis plus au cocktail « Sex on the Beach » ,mais à la Tequila. Mon dieu ma tête demain matin. Je me retrouve aux côtés de Monsieur le PDG.

-Et, un, et deux, et trois, TEQUILA !!! Criais-je en tapant sur la table le verre et en le buvant.

-Cette fois-ci on trinque ensemble, murmure-t-il.

-On a quelque chose à fêter boss ?

-Notre toute nouvelle collaboration.

-Alors pourquoi pas, vous avez bien fait de venir.

-Oui c'est ce que je me disais.

Nos mains se frôlent, nos visages ne cessent de se rapprocher, comme s'ils sont aimantés. Mes lèvres brûlent de désirs à l'idée de rencontrer les siennes. Saurais-je me retenir ?

Bien sûre que non me crie ma conscience. Vas-y ça fait un bail que tu n'as pas embrassée un homme, et surtout un homme aussi sexy et beau.

Il a les yeux qui pétillent, ce regard est si provocateur que s'en est déroutant. Devrais-je succombé ? Je suis bien partie si personne ne vient à ma rescousse.

-Mila, tiens ta tequila, intervint Lucie.

Merci Lucie !

-Oui merci ma belle, chuchotais-je confuse.

Il posa aussitôt sa main sur mes hanches, elles sont chaudes et douces, si protectrices que j'aimerai me blottir dans ses bras.

-Allez boss on trinque ? Lui murmurais-je amusée.

-Avec plaisir.

Mon corps est en feu, ma tête tourne. Trop d'alcool a toujours été déconseillé, pourquoi je n'écoute jamais. Mais pour ma défense même le PDG est dans le même état que moi donc je n'aurai pas à inventé une excuse. Je décide de me lever mais impossible. Je sens alors des mains m'enlacées pour m'aider à me lever. C'est lui, si attentionné, et protecteur.

-Je vous ramène.

Je ne proteste pas vu que tout le monde m'a abandonné à table. Lucie danse sensuellement avec un beau brun ténébreux, et Adam fait jouer son sex appeal auprès d'une dizaines de femmes. Je leur fait signe que je rentre, ni l'un ni l'autre ne sont venus me voir, bonjour l'amitié. Et si cet homme était un violeur avec ces « loisirs ne sont pas conventionnels et que peu de personnes adhérerons ». Il y a de quoi se poser de sérieuses questions. De toute façon je n'ai pas le choix. J'ai plus confiance en lui qu'en un taxi-man de Paris.

-Vous allez vraiment prendre le volant ? Vous avez bien bu ce soir Monsieur, affirmais-je perplexe.

-Non ne vous en faîtes pas j'ai un chauffeur ce soir.

Nous sortons et une Mercedes CLS coupé noire nous attend, avec à son bord un chauffeur.

-Combien de voitures avez-vous ?

-Il vaut mieux que vous ne le sachiez pas. Après vous Mademoiselle.

Galant comme ce midi il ouvre la portière et me laisse m'installer. Il s’assoit à mes côtés, donne l'adresse de mon appartement et nous écoutons la musique qui retentit dans l'habitacle.

« My heart will go on » de Celine Dion, la chanson à bannir dans cette situation. Mais à la surprise générale, nous nous donnons la main et chantons. C'est bien parce que je suis en état d'ébriété avancé que je peux me le permettre. Je crois que le Monsieur le PDG aussi. Je ne le vois pas aussi fleur bleue, et à vrai dire sa casse tout le mythe du beau jeune homme riche, musclé, extrêmement sexy et viril, qui est en ce moment en pleine séance de karaoké.

Nous chantons tellement bien que la pluie commence à faire son apparition devant chez moi. Je ne vais pas restée des heures ici, à faire quoi ? A le regardé droit dans les yeux, sans le touché ni l'embrassé, il en est hors de question.

-Merci Monsieur, à demain.

-Attendez...

J'avais déjà ouvert la portière pour me diriger à toute vitesse vers le hall d'entrée. Mais qu'est ce qu'il pleut !

-Mila, crie-t-il.

Je me retourne et le vois mouillé, avec ma pochette à la main. Il est en face de moi, l'air désolé mais tellement sexy. La chemise qui lui colle à la peau. J'aimerai être à la place de sa chemise à ce moment précis. Elle fait apparaître ces muscles saillant. Il est beau à tombé à la renverse. Je m'approche pour récupérer ma pochette, nos doigts se touchent. Je pose alors ma main sur son torse, je peux sentir son cœur battre, battre la chamade. Une de ses mains se posent sur mon visage pour le caresser, il me fait frissonner rien qu'à me toucher. L'autre se pose sur mes hanches, pour m'attirer près de lui, tout près de lui. Ma poitrine est contre la sienne, et plus rien autour, existe, pas même la pluie qui ruisselle sur nous. Ma respiration est saccadée, nos regards se plongent l'un dans l'autre. Et puis Merde, je pose ma main dans ces cheveux pour ramener son visage vers le mien, pour qu'enfin nos lèvres se rencontrent pour la première fois.





 
 
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