manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Concours
Résultats ManyChat
Plume & Crayon BetaLecture
Nous aider Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Crossover Dessins-Animés
Films Jeux
Livres Musiques
Originales Pèle-Mèle
Série ~ Concours ~
~Défis~ ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Amitié
Angoisse Bisounours
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspense Tragédie
 
Au hasard
 
     

     
 
au 31 Mai 21 :
23295 comptes dont 1309 auteurs
pour 4075 fics écrites
contenant 15226 chapitres
qui ont générés 24443 reviews
 
     

     
 
L'histoire d'une fin en hiver
Par m0uwa
Originales  -  Mystère/Tragédie  -  fr
One Shot - Rating : T (13ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     1 Review    
Partager sur : Facebook | Twitter | Reddit | Tumblr | Blogger

Auteur : m0uwa

Quoi : Fiction originale pour un concours sur un forum

Pourquoi : Je cherchais, cherchais, et cherchais encore que faire pour ce concours en un minimum de temps étant donné que je m'y suis prise au dernier moment et j'ai eut une idée subite. Comme toujours, ça donne quelque chose d'assez glauque et macabre, bien que le sujet stimulait l'humour, le couple yaoi/yuri et l'hiver.

Note : Tout est à moi, alors pas touche, même s'il n'y a pas de nom de perso ni de description vraiment explicite! ^^

Conseil : Lire avec "Quand le rideau tombe" et "Le bien qui fait mal" de Mozart L'Opéra Rock ou alors "Requiem for a dream" qui doit très bien faire l'affaire, ou tout autre musique assez inquiétante et/ou déprimante.

 

Place au texte :

 

Froid. Il avait froid. C’était le seul mot qui tournoyait dans sa tête, la seule sensation qui entravait son corps. C’était ce sentiment terrible d’être gelé de partout, d’avoir des couteaux par milliers qui entraient par chaque pore de sa peau. C’était froid et douloureux. Rentrant la tête entre les épaules, il ferma fortement les yeux, le noir de ses paupières closes l’assaillant comme ce vent mordant qui meurtrissait son corps. Son ventre se tordait en des nœuds sans dessus dessous de boyaux, lui donnant l’impression écoeurante qu’il allait vomir d’un instant à l’autre. Sa gorge était serrée à l’en faire mal, le faisant suffoquer dans une respiration plus que laborieuse. Il ne sentait plus ses doigts ni ses pieds, déjà engloutis par le bleu que provoquait cette froideur terrible qui l’entourait. Ses mâchoires étaient crispées, empêchant ses cris de sortir de sa bouche et d’user ses forces. Son corps était parcouru de tremblements, frissons infinis qui rendaient le temps encore plus long qu’il ne l’était déjà.
Et par-dessous tout, cette douleur qui le parcourait de part en part, qui lui faisait doucement perdre la raison, qui égarait son âme au loin dans ces contrées obscures et hantées par ce spectre de souffrance. Il avait mal. Mal à en crever, mais la douleur surpassait ce stade. Il avait trop mal pour mourir, et sa souffrance n’en était que plus grande. Il ne voyait plus que ça, n’entendait plus que ça, ne sentait plus que ça, ne goûtait plus que ça, n’humait plus que ça. Tous ses sens étaient envahis par ce gel et cette torture qui l’accompagnait, et tous ses muscles étaient si crispés qu’il ne pouvait se débattre. Alors il attendait, subissait en silence, ne pouvant rien faire.
S’il avait pu ouvrir les yeux, il n’aurait vu que du blanc. Du blanc partout qui aurait encore plus agressé ses yeux si tant est qu’il l’aurait vu. La neige tombait en gros tourbillons autour de lui, le couvrant d’une couche humide et froide. Le vent soufflait violemment, fouettant le manteau blanc qui s’installait, l’arrachant, ne laissant que le corps prostré face à ces bourrasques rageuses qui le fouettaient, le frappaient, lui lacérant la peau à travers de ces lanière de feu et de glace.
Et dieu qu’il avait mal ! Replié sur lui-même, sa chaleur l’avait quittée depuis bien longtemps. Ses bras étaient entourés autour de ses jambes repliées sur son torse, sa tête était rentrée entre ses épaules flageolantes, et son échine était courbée comme celle d’un animal soumis à sa maltraitance.

Usant de ses dernières forces, sa main s’enfonça dans la neige, ne ressentant plus cette simple froideur sur sa peau violacée et brûlée, morte par tout cet air glacial. Les yeux toujours clos, il essaya de se redresser un tant soit peu, basculant son visage dans cette couche blanche et froide qu’il ne voyait ni ne sentait. Il ne voulait pas rester là, à dépérir lentement, sentant ses forces s’évaporer lentement, soufflées avec cette violence qu’incarnait le vent. Alors une larme coula sur sa joue, venant geler instantanément sur la peau rougie et sceller les paupières closes en se givrant. Le froid atteignait ses yeux, les mangeant petit à petit. La sensation et le mouvement qu’il venait de tenté mais qui avait échoué lui noua plus l’estomac, et c’est dans face dans le neige que ses mâchoires s’ouvrirent sur une gorge béante et un corps secoué de convulsions dans un espoir de régurgitation. Mais ce ne fut qu’une bile brûlant tout sur son passage, ajoutant un peu plus de douleur qui emprunta le passage vers la sortie offerte, le corps fragile ne cessant de se tordre dans un instinct primitif et animal.
Puis les spasmes s’arrêtèrent et il s’écroula, plongeant la face dans ce que son corps avait bien voulu rejeter. Il n’arrivait plus à bouger et sa fin était proche. Il la sentait lentement arriver, prenant son temps et le laissant encore plus dans sa souffrance. Il voulu pleurer, mais ses yeux collés par le froid ne le lui permettant pas, son corps étant secoué de sanglots silencieux plus douloureux qu’autre chose.
Il se sentait partir, et il su que s’était la fin, que plus rien ne pourrait le retenir à ce monde, que plus rien ne pouvait le sauver.

Et sa dernière pensée, il l’offrit à lui. Lui qui avait ravit son cœur, lui qui l’avait fait espérer, lui qu’il n’avait jamais oublié, lui qui lui avait brisé le cœur, lui qui lui avait broyé les entrailles et l’âme.
Les sanglots s’accentuèrent, le vidant de ses forces de plus en plus vite, le menant lentement vers le Purgatoire et vers sa dernière marche, cette marche qui l’emmènerait brûler aux enfers, où il passerait le reste de son éternité.
 
 
Merci d'avoir lu, ça fait toujours plaisir !! ^^
Biyie...
m0uwa
 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>