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au 31 Mai 21 :
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Eric
Par Liy-lou
Originales  -  Surnaturel/Tragédie  -  fr
One Shot - Rating : T (13ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     1 Review    
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Je ne veux qu’Eric. Je ne veux qu’Eric. La rue est noire, la ville est froide. Le ciel est noir aussi, illuminé de millions d’étoiles. « Eclairez-moi, petits lampadaires. Attirez-moi à vous. Soulevez-moi, échappez-moi. Hors de mon corps. Qui n’est plus uniquement le mien. » Mon ventre est gros, bien trop gros. Habité, bien trop habité. « Je te hais, sale petite créature. » Mais j’étais bien trop occupée. A aimer Eric. On était trop occupé à s’aimer dans l’ombre des rues, au moindre prétexte, dès que l’envie venait c’est-à-dire très, très souvent. Comment penser à autre chose ? L’aimer, se faire aimer. Lever les yeux vers ses fenêtres qui cachaient l’ennui et la routine. La sécurité. Cracher mentalement. Puis sentir les vibrations de son corps. Lever les yeux encore plus hauts, voir ses petits lampadaires qui nous espionnaient, en petits voyeurs. Ne pas crier pour ne pas gâcher le spectacle du ciel. Et sentir Eric, là, tout près, juste là… Il ne voulait que moi. Je ne voulais que lui. On volait. On volait au-dessus du commun des mortels. On volait dans les magasins. On n’avait que les rues pour maison. Les rues pleines de murs accueillants pour nos ébats. On se débrouillait. Sans système. Sans lois. Juste l’amour et la liberté d’aimer sans mesure. Encore, et encore. Mais comment penser à CA ? Ce monstre qui grandit en moi ? Occupée, bien trop. A mordre, mordre fort dans ce gros fruit qu’était cette vie. Eric, ou est-il ? C’est à lui aussi ce monstre. Qui me déforme. Qui m’a enlevé Eric. Je volais… Eric n’est plus là. Je ne suis plus qu’une loque. Je marche courbée, comme une vieille. Un homme s’approche. Il voit que je suis enceinte. Proche du terme. Que je ne peux pas me défendre. Charognard. Il s’approche un peu plus. Trop. D’un geste brusque, il me met à genoux. J’ai mal, mal aux jambes qui ne pouvaient plus me porter. Mal aux genoux usés par mon poids, qui ont cognés trop vite et trop fort le sol pavé, dur, froid. Mal au ventre. Il approche ma tête de son entrejambe. Je balance mon poing à cet endroit ; Cet endroit qui rend les hommes si faibles. Qui les met aux genoux des femmes, de jouissance ou de douleur. Je m’enfuis en claudiquant. Mon corps n’est que douleur. Mon âme aussi. Eric ! Eric ! Gros dégueulasse ! Je t’aime… Gros connard ! Ton monstre me fait mal ! Ton monstre arrive ! Je te hais ! Je te hais aussi fort que je t’aime… J’ai mal… Il sort comme un bourrin, comme un bourreau ce monstre. Aucune délicatesse. Pas notre délicatesse toute ces fois où il est possible qu’il ait été conçu. Aïe… Je suis allongée, vautrée, au milieu de cette rue déserte et sale. Je n’hurlerais pas. Pas devant tous ces gens qui ont des sous. Des sous pour aller à l’hôpital. Des sous pour se cacher dans leur maison et faire semblant de ne pas m’avoir vu. Je ne veux pas d’aide. Laissez-moi seule. Laissez-moi crever pour ne pas voir l’horreur que j’ai engendrée. Mais je l’aperçois. Il est petit. Moche. Tout petit !!! Difforme ! Mais pourquoi ai-je encore mal s’il n’est plus là ? Il y en a encore… Je pousse, fort, ça m’arrache le ventre, je n’ai plus de ventre… Je n’ai plus la possibilité d’amour. Je viens de tout déchirer… Eric partit, ça ne sert plus à rien, de toute manière. Je vois mon sang se vider sur les pavés. Mon sang… Si chaud… Si rouge… Si mien… Qui s’étale sur ces pierres froides, crades, qui puent l’urine et l’abandon. Qui commencent à puer la mort. Elle arrive la mort. Vient !! Vite !! Vite !! Je ne veux pas les voir ! Je ne sais pas combien ils sont, comment ils sont, et surtout, SURTOUT, je ne veux pas le savoir ! Dépêche-toi de m’emporter… J’ai mal…

Et elle s’éteint ainsi, ensanglantée, l’utérus défoncé, le ventre mort, écroulée au milieu d’une rue dégueulasse. Elle ne vit pas ces dizaines de petites créatures qui se relevaient, créant des formes aléatoires. Ces petites créatures couleurs bouteille zébrés de rouille. Qui envahirent peu à peu la rue. Puis la rue suivante. Puis la ville. Puis…

Nom ? « 0968 ». Planète colonisée ? « Terra ». Identifiant sur Terra ? « Eric ». Entrez. Félicitations.

 
     
     
 
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