J’aimerais…
Ta peau contre la mienne, pouvoir respirer ton odeur, sentir ta peau chaude frissonner sous mes doigts, te voir me sourire, me prendre dans tes bras. Pouvoir goûter tes lèvres, goûter ta peau, enlever doucement chacun de tes vêtements. Passer la nuit à te caresser, me réveiller à tes côtés, rigoler avec toi, se battre pour de faux, t’embrasser encore en encore.
Ce sont des rêves de gamin et je ne sais pas ce que ça signifie. A côté de ça je ne te connais pas beaucoup, du moins pas autrement que par tes remarques assassines et tes grands airs et je sais que tout ça n’est pas toi. J’aimerais tant pouvoir t’approcher, t’apprivoiser, et maintenant que la guerre est terminée, je sais que cela est possible, parce que tu ne me regardes plus comme un ennemi mais comme un allié, sans grand intérêt certes, mais un allié quand même. Alors je ne perds pas espoir.
Sauf que… (Il y a toujours un sauf que) quand on te regarde et qu’on me regarde ensuite, on comprend bien que ce n’est pas possible. D’abord il y a toi, comme sorti d’un rêve, beau comme un ange, charismatique, aimé de toutes les filles, bref. Presque parfait. Je dis presque parce qu’il me semble te connaître un peu mieux que tu ne me connais. Toutes ces années à te croiser tous les jours dans les couloirs sans que tu ne me voies vraiment m’ont donné l’occasion de t’observer. Et je crois pouvoir dire sans me tromper qu’au fond tu es un rêveur et que tu n’aimes pas tant le regard des autres. Tu te caches derrière ta façade hautaine et glaciale pour mieux berner le monde entier.
Puis à côté de toi il y a moi. Je ne me considère pas comme laid, mais à côté de toi il n’y a juste pas de comparaison possible. Ce n’est pas dans mon habitude de craquer sur un « tombeur » comme toi. Mais c’est qu’au fond je te vois comme le petit garçon de 11 ans au visage pointu et fier que tu as été, et c’est ce qui te donne tout ton charme à mes yeux.
Tu ne liras pas cette lettre, et c'est tant mieux. Parce que Draco Malefoy n'a rien à faire d'Harry Potter. Parce qu'il n'a rien à faire avec lui.
Après tout le feu et la glace ne font que se détruire.
Pour moi, c'est déjà le cas...
HP. |