manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Concours
Résultats ManyChat
Plume & Crayon BetaLecture
Nous aider Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Crossover Dessins-Animés
Films Jeux
Livres Musiques
Originales Pèle-Mèle
Série ~ Concours ~
~Défis~ ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Amitié
Angoisse Bisounours
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspense Tragédie
 
Au hasard
 
     

     
 
au 31 Mai 21 :
23295 comptes dont 1309 auteurs
pour 4075 fics écrites
contenant 15226 chapitres
qui ont générés 24443 reviews
 
     

     
 
Point de Non Retour
Par Dimitrova
Dragon Ball Z  -  Action/Aventure/Suspense  -  fr
9 chapitres - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 6     Les chapitres     0 Review    
Partager sur : Facebook | Twitter | Reddit | Tumblr | Blogger
Leçons de survie

Point de Non Retour

Auteur : Niteryde

Traduction : Dimitrova et Shaya10

Chapitre 6 - Leçons de survie

A peine la porte de sa capsule spatiale s'était-elle fermée que Trunks jura et frappa du poing contre le mur latéral, y laissant une marque. Il enleva son détecteur et le laissa tomber à ses pieds avant de se frotter les yeux avec deux de ses doigts. Le stress, la tension, l'atmosphère, tout cela commençait à l'affecter. Sa propre stupidité, plus que tout, le rongeait et il se repentait encore et encore d'avoir été si irréfléchi et impatient avec la capsule de sa machine à remonter le temps.

« Il y a un problème, hybride ? », demanda la voix de Raditz par le haut-parleur. En l'entendant, Trunks sursauta car il avait oublié qu'ils pouvaient s'entendre les uns les autres.

« Euh, non, désolé. », répondit timidement Trunks en écartant ses cheveux lavande de devant ses yeux. Sa main se mit légèrement à trembler et il la fixa avec méfiance, serrant les poings pour que cela cesse. Il transpirait maintenant et il dut s'essuyer le front avec son avant-bras.

Oui, cela commençait vraiment à l'affecter.

Soudain, des lumières qui clignotaient sur le panneau de contrôle de sa capsule spatiale attirèrent son attention. L'adolescent jeta un coup d'œil par le hublot et put distinguer Végéta et Nappa en train de parler, debout près de leurs capsules spatiales. Plus exactement, Nappa parlait et Végétait l'écoutait attentivement, les bras croisés sur la poitrine. Comme s'il se sentait observé, Végéta se tourna soudain vers la capsule spatiale de Trunks et immédiatement, l'adolescent se jeta en arrière pour être hors de vue, baissant les yeux sur les commandes de son vaisseau.

Son angoisse et son désespoir s'évanouirent quand il réalisa que juste là, sous ses doigts, il avait le pouvoir de changer de trajectoire... à condition de découvrir comment changer les coordonnées pour la Terre...

Il se concentra en plissant les yeux et examina les commandes. Il y avait plusieurs voyants lumineux et d'innombrables boutons difficiles à identifier. Trunks prit le risque de jeter un coup d'œil à travers sa fenêtre ovale et vit la capsule spatiale de Nappa se refermer derrière lui. Végéta, par contre, se tenait toujours au même endroit.

Et le prince fixait son vaisseau.

Trunks se jeta à nouveau au fond de son siège, le coeur battant à tout rompre. Il baissa à nouveau les yeux vers les commandes.

Essayer d'entrer à la main des coordonnées, ce qui risquait très probablement d'échouer, ou accompagner son père non pas pour une mais pour deux missions d'extermination ?

Allait-il oser ?

Sa main se remit à trembler quand il la tendit vers le tableau de bord. Trunks fronça les sourcils et serra fortement le poing, souhaitant faire cesser ce tremblement. Il battit des paupières quand de la sueur tomba dans ses yeux et il jura silencieusement en l'essuyant de son autre main.

Il décida de foncer et d'appuyer un bouton.

« Système de communication désactivé. »

Trunks battit des cils et regarda autour de lui, comme s'il s'attendait à ce que quelque chose d'autre arrive mais rien ne se passa.

« Raditz ? », appela-t-il à haute voix, méfiant. Ne recevant aucune réponse, il essaya à nouveau. « Nappa ? Vous êtes-là ? »

Aucune réponse. L'esprit de Trunks se mit à s'emballer et il ressentit une lueur d'espoir. S'ils ne pouvaient pas l'entendre alors il pouvait tenter une commande vocale.

« Destination ? », demanda-t-il avec curiosité.

« Destination fixée : Rithica, galaxie n°13 du secteur nord. »

Ses yeux s'écarquillèrent ; c'était cela la clef ! Il allait se mettre à parler pour fixer une nouvelle destination quand il fut projeté en arrière au fond de son siège par l'accélération de la capsule spatiale qui décollait. Il serra les dents le temps de s'y habituer. Maintenant, ses deux mains tremblaient et Trunks les serra fortement. Il aurait pu se questionner davantage sur son anxiété mais il était trop préoccupé par cette possibilité d'échapper à la folie qui régnait dans le monde de son père.

« Ordinateur, changement de destination pour la planète Terre. », ordonna l'adolescent d'une voix ferme.

« Autorisation de changement de destination refusée. »

« Merde ! », cria Trunks avec colère, donnant du poing dans sa cuisse. Il laissa tomber sa tête dans ses mains et poussa un grognement, les coudes sur les genoux. Il passa ses mains sur ses cheveux et resta dans cette position pendant des heures.

Qu'est-ce je vais faire ?, se demanda-t-il avec désespoir. Il ne pouvait pas participer activement à ces exterminations. Y participer ferait de lui un monstre exactement comme les cyborgs de son époque... Trunks refusait de blesser des êtres innocents juste parce que Freezer le lui demandait. L'adolescent laissa glisser ses mains et y enfouit son visage.

Végéta allait lui ordonner de le faire et lui désobéir allait immanquablement entraîner de sérieux problèmes. C'était soit il suivait les ordres de son père, soit il devait se préparer à se battre avec lui, potentiellement jusqu'à la mort.

Trunks grogna dans ses mains une nouvelle fois. Son père pouvait peut-être être un salaud froid et sans coeur mais Trunks était incapable de lever la main sur lui.

Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire ?

« Changement de destination entrée par Végéta, soldat de troisième rang. », dit l'ordinateur de sa voix monotone, faisant sursauter Trunks. « Chargement des coordonnées en cours. »

Trunks regarda dehors par la fenêtre de la capsule spatiale et il put voir deux autres capsules voler juste devant la sienne. Cela dissipa un peu sa peur que Végéta ait seulement changé la destination de sa capsule spatiale. L'adolescent soupira et se concentra sur la vue pour distraire son esprit de ce qu'il allait faire après. Il était à nouveau saisi par l'immensité de l'univers. Si grand, si infini... tellement vide. Quelque part là-dehors se trouvait une petite planète bleue qui abritait tout ce que Trunks aimait.

Il se fit la promesse que quoiqu'il arrive, il sauverait cette petite planète bleue.

Enfin, après plusieurs heures, ils atterrirent. Trunks inspira profondément quand la porte de sa capsule spatiale s'ouvrit sur une nouvelle et étrange planète. Il avait décidé de faire semblant d'accepter de participer à l'extermination mais sans tuer personne. Comment il y parviendrait, il n'en était pas vraiment sûr. Mais cela valait le coup d'essayer.

Trunks prit son détecteur et s'extirpa de sa capsule spatiale en même temps que Raditz. Nappa et Végéta foulaient déjà le sol de la nouvelle planète. Tous deux regardaient autour d'eux en silence et lui tournaient le dos. Les yeux noirs de Végéta examinaient le paysage. Trunks vit des lumières défiler sur le détecteur vert de son père et il réalisa que tous deux tentaient de repérer des traces de menace éventuelle. Trunks regarda autour de lui : la planète était majoritairement désertique et couverte de ce qui semblait être du sable. Sous ses pieds, le sable était noir. Trunks leva les yeux vers le ciel mais il n'y avait pas de lumière provenant d'un soleil ; seule la lumière des étoiles les éclairaient. L'air nocturne était froid et glaçait Trunks jusqu'aux os.

« La voie est libre. », dit Nappa, avant de se tourner vers le plus petit Saïyen du groupe. « Végéta, qu'y a-t-il ? Pourquoi nous sommes-nous arrêtés sur cette planète ? », demanda-t-il tandis que Raditz et Trunks les rejoignaient pour former à eux quatre, un petit cercle. Végéta ne regardait aucun d'entre eux, il avait le regard perdu dans le vide. Trunks essuya la sueur de son front en attendant patiemment les ordres de son père.

Finalement, le prince grogna et les regarda. Il croisa les bras sur sa poitrine et se mit à parler avec un ton relativement patient. « Nous ne pouvons pas remplir nos missions pour Freezer tant que nos détecteurs ne sont pas à nouveau opérationnels. Je me suis arrêté ici pour que cela soit fait. »

« Comment, Végéta ? », dit Raditz avec curiosité.

« Ne surchauffe pas ton cerveau avec ça, Raditz. », répondit le prince Saïyen avec un sourire narquois. « Bon, maintenant. Toi et Nappa, partez et... allez vous relaxer un moment. » Végéta redirigea son regard sur Trunks et tout à coup son sourire devint sinistre. Trunks se balançait d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. « J'emmène le gamin avec moi et nous nous chargerons de cette affaire. »

« Oh, c'est pas marrant, Végéta. Il n'y a rien à faire dans le coin. », dit Nappa sur un ton dangereusement proche de la pleurnicherie tandis que Raditz éclatait de rire.

« Allons, mon grand, ne me dis pas que tu as déjà oublié la taverne d'Uvi sur la face ouest de cette planète ! », dit Raditz avec un sourire sarcastique, en donnant une tape dans le dos de Nappa.

« Oh, mais c'est vrai ! », rit Nappa, les yeux soudain brillants d'excitation. « Qu'est-ce qu'on attend pour y aller, bordel ! »

Végéta rit et hocha un peu la tête, faisant soudain penser à Trunks à un père amusé par les pitreries de ses enfants. L'adolescent esquissa un petit sourire, le coeur attendri à ce spectacle. « Bande d'idiots, vous ne changerez jamais. », dit le prince avec un amusement évident dans la voix. « Allez vous amuser. Vous m'entendrez quand nos détecteurs seront reconnectés. »

Raditz rit et Nappa poussa un hurlement enthousiaste, ensuite, tous deux décollèrent. Trunks les regarda s'éloigner dans les airs avant de retourner les yeux vers son père. Végéta était toujours en train de le fixer et son regard était sombre comme jamais. Trunks épongea une nouvelle fois la sueur de son front, se sentant extrêmement mal à l'aise d'être ainsi dévisagé par son père.

« Alors... où allons-nous exactement ? », demanda Trunks, nerveux.

Végéta l'étudia encore quelques instants et Trunks dû réunir toute sa volonté pour ne pas détourner le regard. Finalement, Végéta esquissa un sourire ironique. « Sur cette planète se trouve un individu qui possède suffisamment d'intelligence et d'habileté pour rétablir les communications de nos détecteurs conformément à mes spécifications. Il me doit une faveur et c'est ce que je veux de lui. C'est un... ami. », dit le prince dont le sourire s'élargit.

Sans savoir pourquoi, Trunks se sentit très sceptique. Il acquiesça quand même. « C'est dans quelle direction ? »

« Par là. », dit Végéta, faisant un signe de la tête. Trunks s'attendait à ce que Végéta décolle en premier pour pouvoir le suivre mais il écarquilla les yeux de surprise en voyant le prince se tourner simplement et se mettre à marcher dans la direction qu'il avait indiquée.

« On n'y va pas en volant ? », demanda Trunks, se dépêchant de rattraper son père pour marcher à ses côtés. Il battit des paupières quand de la sueur lui coula à nouveau dans les yeux. Comme c'était étrange alors qu'il faisait si froid sur cette planète. Il l'attribua au stress. Il essuya à nouveau sa sueur.

« Je veux admirer le paysage, gamin. », dit Végéta sur un ton que Trunks ne put déchiffrer. L'adolescent regarda autour de lui et n'y vit rien que d'infinies étendues de sable noir. Il déglutit, se demandant si son père avait perdu la raison pour de bon.

Soudain, Végéta posa une main sur son épaule et le poussa violemment en avant. « Reste devant moi, gamin. », grogna Végéta. « On ne sait jamais quelles créatures rôdent et ton manque de vigilance dépasse l'entendement. »

« Oui, monsieur. », répondit Trunks automatiquement en marchant à présent quelques pas devant son père.

Les mains de Trunks se remirent à trembler à cause du stress. Il était en train de cheminer au beau milieu de nulle part sur une planète obscure et froide et son père marchait juste derrière lui. Pour une quelconque raison, il ne pouvait pas se défaire de l'impression qu'il était en train d'avancer sur la planche aux requins. Il serra les poings fortement pour arrêter de trembler, ce qui fit ricaner Végéta derrière lui.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? Ne me dis pas que tu as peur du noir. », dit Végéta. Sans aucun motif, son ton fit courir un frisson le long de la colonne vertébrale de Trunks.

« Non. », dit Trunks, en hochant la tête.

« Un vrai Saïyen ne craint rien, pas même la mort. », déclara Végéta à l'adolescent, presque sur le ton d'un sermon. Trunks sourit un peu à cela, imaginant tout au fond de lui que c'est ainsi que Végéta lui parlerait s'il savait qui il était en réalité.

Ils marchèrent en silence, cheminant péniblement dans le sable. Trunks passa la main dans ses cheveux maintenant trempés de sueur, se sentant fatigué. Il se demandait s'il n'était pas en train de tomber malade. Pour se distraire de cette pensée, il décida de briser la monotonie et d'essayer d'entamer une conversation après plus d'un kilomètre à travers ce sombre désert.

« Donc, ces détecteurs, ce sont aussi des appareils de communication ? »

« Les meilleurs de leur espèce. », répondit Végéta d'un ton circonspect.

« Alors pourquoi avons-nous besoin de quelqu'un pour les réparer ? »

« Parce que j'ai désactivé tous nos détecteurs et que je les ai éteints. Même le tien. Même s'il est neuf, je n'ai pas activé le mode d'inter-communication dessus. »

Trunks fronça les sourcils, confus. « Mais pourquoi ne peut-on pas juste activer... »

« Ça suffit comme ça, gamin. », dit Végéta, interrompant sèchement Trunks. « C'est à mon tour de poser les questions. »

« D'accord... », dit Trunks d'une voix méfiante, se crispant avec appréhension.

« Veux-tu que je t'apprenne les leçons essentielles de survie dans l'univers, mon garçon ? »

« Oui, oui. J'aimerais beaucoup. », répondit Trunks avec passion, se relaxant maintenant et commençant à se sentir un peu plus à l'aise. Avec son père à quelques pas derrière lui, très peu de choses pouvaient lui arriver.

Végéta ricana devant l'enthousiasme de l'adolescent. « Eh bien, la première chose que tu dois savoir c'est de ne jamais rien faire pour quelqu'un d'autre sans obtenir quelque chose en retour. Je ne te dirai rien, gamin, tant que tu ne m'auras pas dit comment tu peux cacher ton niveau de puissance. »

« Oh, eh bien, c'est une technique simple. », dit Trunks avec un sourire en jetant un rapide coup d'oeil à son père par dessus son épaule. Végéta leva juste un sourcil, les yeux impénétrables. Trunks retourna les yeux devant lui et continua à avancer avec difficulté. « Il faut juste être complètement en phase avec son énergie vitale et se concentrer jusqu'à pouvoir la contrôler entièrement. Une fois que tu la contrôles, alors tu peux l'enfermer à l'intérieur de toi et personne ne pourra la détecter. »

« C'est une technique simple mais incroyablement utile. », dit Végéta, derrière lui. « Où l'as-tu apprise ? »

Trunks fronça les sourcils et baissa les yeux au sol. « De mon maître. Il m'a appris cette technique. », dit-il d'une voix douce.

« Pourquoi tant de tristesse, gamin ? Il t'a bien formé. Il doit être fier. »

« Il est mort il y a quelque temps. », dit Trunks avec une moue quand une douleur familière resserra son étau sur son cœur.

« Eh, ne t'en fais pas. », dit Végéta d'une voix étonnement bienveillante et pleine d'empathie. « C'est moi qui vais prendre soin de toi, maintenant... je le promets. »

Trunks sourit. Peut-être que c'était le bon côté de Végéta que sa mère avait vu. Oui, peut-être que toute cette expérience ne serait pas si négative après tout. « Merci, Végéta. », dit-il, sincère.

Végéta sourit. « Il n'y a pas de quoi. Maintenant, écoute, j'ai une autre question pour toi. »

« Envoie. »

« Dis-moi, hybride... pensais-tu vraiment que Nappa ne me dirait pas que tu nous avais menti au sujet de ta puissance ? »

Lentement, Trunks s'arrêta, le souffle coupé, tandis que les paroles de son père se répétaient haut et fort dans son esprit.

Il savait.

« Qu'y a-t-il ? C'est quelque chose que j'ai dit ? », demanda la voix nonchalante de son père derrière lui.

« Ce qu'a raconté Nappa n'est pas vrai. », dit Trunks, essayant de ne pas laisser filtrer son désespoir dans sa voix alors même qu'il sentait dans son dos le souffle brûlant de la colère de son père. « Je ne suis pas... »

Végéta lança un grondement plein de fureur, il saisitTrunks par le bras et lui fit faire volte-face. Avant même que Trunks ne puisse lui opposer une quelconque défense, Végéta lui porta de cruels coups de poings au visage qui projetèrent l'adolescent au sol, envoyant voler au loin son détecteur. Trunks toussa, son corps se mit soudain à trembler et du sang s'écoula de son nez. Surpris, il battit des cils et secoua la tête, réalisant enfin que quelque chose ne cadrait vraiment pas. Il se sentait éteint, comme s'il n'avait plus du tout de force. Il essaya lentement de se relever mais cela lui demanda une quantité d'efforts extraordinaire.

Pendant ce temps, Végéta tournait autour de lui, tel un requin qui avait senti du sang.

« Tu nous as menti sur ta vraie puissance. Comme par hasard, tu es tombé sur nous lors d'une banale mission d'extermination, une semaine après qu'Arès ait manqué une tentative d'assassinat sur moi et mes hommes. Tu m'as pris pour un sacré imbécile, gamin. »

Trunks releva les yeux avec précaution, juste à temps pour voir Végéta abattre son pied rudement sur son sternum, le plaquant à nouveau au sol. Trunks hurla de douleur à l'impact, le violent coup de son père fissurant le plastron de son armure. L'adolescent grimaça et leva les yeux vers son père mais les yeux de Végéta étaient froids et impitoyables.

« Tu montres beaucoup trop d'inquiétude pour mon bien-être. Tu montres beaucoup trop d'intérêt pour les Tsufuls, comme pour chercher à savoir ce que nous pensons d'eux. Puis tu joues avec ton jouet technologique et tu pleures presque quand je le détruis. Qu'est-ce que c'était, petit ? Un dispositif d'espionnage pour les Tsufuls ? », ironisa-t-il.

« NON ! C'était quelque chose que ma mère m'avait donné ! », cria instinctivement Trunks, horrifié par la conclusion à laquelle son père était arrivé. Son plan de rejoindre les Saïyens était en train de lui exploser à la figure. L'adolescent essaya désespérément de rassembler ses forces pour enlever le pied de son père de sa poitrine mais ses yeux s'emplirent de panique quand il réalisa que c'était en vain. Végéta pencha la tête avec curiosité en regardant l'adolescent à ses pieds, voyant clairement ce qu'il était en train de faire.

« Oh et j'allais oublier. Tu devrais vraiment faire plus attention à ce que tu manges, gamin. », dit Végéta tandis qu'un sourire sinistre s'élargissait à nouveau sur son visage.

« Tu m'as... empoisonné... ? », balbutia Trunks complètement incrédule. Végéta jeta la tête en arrière et éclata de rire à cette accusation.

« Accorde-moi plus de mérite que ça, gamin. Il n'y a aucun honneur à empoisonner quelqu'un. C'est même un acte lâche, tu ne trouves pas ? »

Végéta leva alors son pied de la poitrine de Trunks et avec un ricanement, il écrasa sa botte sur le poignet de son fils, le brisant instantanément. Il rit méchamment quand Trunks se retint de hurler, ne laissant qu'un sifflement à travers ses dents trahir son agonie et agrippant son avant-bras. L'adolescent ramena précautionneusement sa main et son poignet devant lui. Ses doigts se convulsaient, incontrôlables, après ce coup. Il serra les dents et tenta de s'asseoir, mais réalisa qu'il en était incapable.

Végéta continuait à décrire des cercles autour de lui comme un chat jouant avec une souris. Le prince se pourlécha les lèvres avec impatience, les yeux brillant d'amusement.

« Ce pain que tu as mangé contenait un minéral qui absorbe toute ta force. Plus tu es fort, plus il te diminue. Freezer nous oblige à en consommer pour nous apprendre à survivre à la dure. » Le prince sourit. « Mes hommes et moi, par contre, nous y sommes habitués. J'ai ordonné à Nappa de t'en faire prendre pour t'endurcir et c'est alors qu'il m'a mis au courant de ton petit secret. Et laisse-moi te dire, gamin, je n'aime pas les secrets. »

Trunks réalisa tout et sa bouche s'assécha. Végéta avait découvert qu'il cachait sa vraie puissance, l'avait catalogué comme une menace et l'avait emmené dans ce lieu pour l'exécuter.

Et avec sa puissance et son ki complètement à sec, Trunks ne pouvait rien faire pour l'en empêcher.

« Je t'ai recueilli, espèce de moins que rien d'hybride. », lança Végéta, plantant sa botte droit sur la gorge de son fils. Trunks avait du mal à respirer, il toussa et essaya immédiatement de se libérer du pied de son père. « Je t'ai donné une armure. Je me suis porté garant de toi devant Freezer, malédiction. ET C'EST COMME CA QUE TU ME REMERCIES ? », s'écria Végéta. « En te moquant de moi et en travaillant pour mes ennemis derrière mon dos ? »

Trunks tendit désespérément sa main valide vers la jambe de son père, son visage devenant écarlate alors qu'il se débattait pour respirer. En dernier recourt, il ferma fortement les yeux et essaya de se transformer en Super-Saïyen mais sans résultat. Il était faible et ne pouvait réunir l'énergie nécessaire.

« Tu insultes mon intelligence, petit. », dit Végéta d'un ton froid et vide en fixant l'adolescent à ses pieds dans le sable, les poings serrés. Trunks loucha vers lui, une main sur la botte de son père. Il ne pouvait pas la faire bouger ; cela aurait pu tout aussi bien être une enclume d'acier sur sa gorge. « Tu es avec les Tsufuls et chaque respiration que tu prends est une offense à mon honneur de Prince des Saïyens. »

« Je ne suis pas avec eux ! », articula Trunks, s'agrippant désespérément à la jambe de son père maintenant pour se dégager. Sa vision commençait à se troubler, devenant floue et nette par instant. Il était dangereusement près de perdre conscience.

« MENTEUR ! », rugit furieusement Végéta. Il ôta sa botte de la gorge de Trunks, qui aspira une quantité désespérée d'air pour soulager la brûlure de ses poumons. Il eut à peine le temps de reprendre son souffle que Végéta écrasa impitoyablement du pied le poignet brisé de Trunks. Trunks cria si fort que ses poumons lui firent mal et des larmes lui montèrent aux yeux.

Il ne s'était jamais senti aussi impuissant de toute sa vie. Même les cyborgs avaient été rapides à lui faire perdre conscience sous leurs coups. Son père, par contre, fonctionnait à l'inverse.

Tu ES des leurs ! », gronda Végéta. « Tu es là pour t'infiltrer et fournir des informations à nos ennemis, espèce de menteur et d'ordure hybride ! Attendais-tu que j'ai le dos tourné pour libérer ta vraie puissance et me détruire pour de bon, sale lâche ? Ou le plan était de me conduire jusqu'à Arès afin qu'il puisse finir le boulot lui-même ? Alors, c'était ça, gamin ? »

« NON ! JE SUIS avec vous ! Je le jure ! », s'écria Trunks. Ses cheveux lavande étaient collés à son front par la sueur tandis qu'il plongeait son regard dans les yeux sombres et impitoyables de son père. « Je suis de ton côté, Végéta ! »

Végéta fixait Trunks sans la moindre expression de compassion pour la souffrance du garçon à ses pieds. Trunks reposait partiellement sur le flanc, agrippant son bras blessé. Il soufflait en exhalant, faisant de son mieux pour dissimuler sa douleur. Même en cet instant, il lui restait encore quelques bribes de son désir inconscient d'impressionner son père.

« Arrête tes mensonges, gamin. Allons droit au but. Nous pouvons faire ça de façon facile ou de façon difficile. C'est toi qui choisis. »

Le regard de Végéta était menaçant tandis qu'il levait la paume de sa main droite de sorte qu'il visait directement le visage de l'adolescent. Les yeux de Trunks s'écarquillèrent quand la main de son père se mit à briller. « Dis-moi où est Ares et je ferai en sorte que ta mort soit rapide et sans souffrance... Hum. Et on ose dire que je ne suis pas miséricordieux. », dit Végéta avec un ricanement sombre et sans joie.

D'instinct, Trunks cria : « JE NE SUIS PAS UN ALLIÉ DES TSUFULS ! »

Avec un tss, Végéta fit un hochement de tête désapprobateur.

« Mauvaise réponse. », dit-il, la voix dénuée d'émotion. Il déplaça sa main et tira.

Trunks hurla, à l'agonie, roulant sur le côté et serrant fort le bras sur lequel Végéta venait juste de lancer une boule d'énergie à bout portant. C'était le même bras que son poignet fracturé. La décharge d'énergie brûla rapidement le tissus de sa combinaison d'entraînement noire et pénétra sa chair. Il se mit à trembler et la sueur coula à nouveau dans ses yeux tandis que sa peau à vif se se couvrait de cloques, ressemblant à de la colle rose séchée en train de s'écailler. L'adolescent ravala sa douleur et serra les dents, l'odeur de sa propre chair brûlée lui donnant la nausée.

D'un brutal coup de pied dans les côtes, Végéta força Trunks à se retourner à nouveau sur le dos. Trunks ouvrit grand la bouche quand Végéta appuya à nouveau sa botte fermement sur sa gorge.

« Envie de changer de réponse maintenant ? », demanda le prince Saïyen avec un sourire narquois.

« Non. », siffla Trunks, respirant fort et tremblant, la main sur la botte de son père qui heureusement, n'appuyait pas aussi fort que précédemment. « Je ne suis pas avec eux. »

Végéta contempla l'adolescent pendant un instant suspendu, avant de finalement fermer les yeux et soupirer. « Je pensais que tu pourrais être des nôtres le jour où nous renverserions Freezer. Tu m'as déçu, gamin. », dit Végéta d'un ton qui semblait presque empli de regret. Trunks leva les yeux vers lui avec surprise. « Avec le potentiel que tu avais. C'est vraiment dommage... »

Le prince leva la paume de la main à la hauteur du visage de Trunks. L'adolescent battit des paupières quand au creux de la main de son père se mit à briller à nouveau une dangereuse énergie jaune. L'adolescent pouvait sentir que cette fois, l'énergie que son père était en train de concentrer était létale. Cette décharge-là ne serait pas un avertissement. Il savait bien qu'il ne resterait rien de sa tête si le coup partait.

Les lèvres de Végéta se retroussèrent en un cruel sourire. Avec la lumière émise par sa main, il formait un spectacle terrifiant. « Passe le bonjour à Freezer de ma part quand il te rejoindra dans l'autre dimension, gamin. »

A la vitesse de la lumière, une idée traversa l'esprit de l'adolescent. Avec l'énergie du désespoir, Trunks s'écria : « Mon père a servi le tien ! Il était loyal envers le roi, comme je le suis envers toi ! »

Les yeux de Végéta étincelèrent à ces mots. Avant que Trunks n'ait le temps de réaliser son erreur, Végéta lui asséna un violent coup de pied en plein visage. Trunks perdit conscience pendant un bref instant, avant de lentement battre des cils, étourdi par le coup.

« D'abord, tu essaies de me prendre pour un idiot et maintenant, tu mêles mon père à tout cela. Là, tu m'as vraiment mis en colère, gamin. », vociféra Végéta, décrivant à nouveau des cercles autour de lui, les yeux noirs pleins de rage. « J'allais mettre un terme à tes souffrances mais à présent, je crois plutôt me faire le plaisir de te mettre en pièces. Alors dis-moi, quel membre veux-tu perdre en premier ? »

« Je ne mens pas. », dit Trunks, en crachant du sang, tandis que son corps tremblait dans le sable. Il leva la tête, sonné, et sa vision était trouble mais elle lui revenait par intermittence. Il regarda son père entre ses paupières à demi fermées.

« La vérité... je te la montrerai... »

Végéta rit fort en croisant les bras sur sa poitrine. « Oh, gamin, tu me fais rire ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas tué quelqu'un d'amusant comme... comme... »

Sa voix s'éteignit quand il regarda l'adolescent. Ses yeux se plissèrent de curiosité devant ce que le garçon lui tendait d'une main tremblante. Cela ressemblait à une chaîne et pendant un instant, Végéta crut entrevoir quelque chose de terriblement familier sur le pendentif qui y était suspendu.

« Qu'est-ce que c'est ? », siffla Végéta, en arrachant la chaîne de la main de Trunks. Il examina rapidement la chaîne avant de poser les yeux sur le pendentif. Il le rapprocha et ses yeux s'écarquillèrent de surprise. « Impossible. », murmura-t-il. Le motif lui était très familier.

« L'emblème royal... », dit Trunks d'une voix étouffée, avant de s'écrouler à nouveau dans le sable à bout de force. Il battit des paupières et leva les yeux vers les étoiles, reconnaissant pour ce bref répit.

« Je sais ce que c'est ! », rétorqua Végéta, fusillant du regard l'adolescent. « Ce que je veux savoir c'est comment un petit merdeux comme toi a pu mettre la main sur une chose pareille ? REPONDS-MOI IMMEDIATEMENT, GAMIN ! », hurla-t-il, avant d'écraser brutalement sa botte à nouveau sur le sternum de Trunks, fissurant le plastron de son armure et manquant de peu de briser le sternum de l'adolescent avec. Ce coup arracha à Trunks un hurlement de douleur et lui fit cracher du sang. Il avait du mal à respirer tandis qu'il regardait son père au dessus de lui à travers ses yeux voilés de larmes.

« C'était à mon père. », lança Trunks avec colère. « Ma mère me l'avait donné. Elle m'avait dit de te servir, si nous nous rencontrions. Mon père était loyal envers le roi. »

Végéta regarda fixement Trunks pendant un instant, avant de retourner le regard sur le pendentif entre ses mains. Il enleva son pied de la poitrine de son fils et passa son pouce sur la gravure de l'emblème royal de son père et de ses ancêtres.

Il n'y a aucune chance pour que ce garçon ait mis la main sur l'emblème royal de ma famille tout seul, se dit-il en fronçant les sourcils pensivement. Comment alors peut-il l'avoir acquis ?

L'esprit de Végéta s'emballait. C'était la première fois de sa vie qu'il voyait ce garçon alors le père du garçon avait être en rapport avec le sien. Le Roi Végéta. Évidemment, le roi avait dû avoir confiance en ce dernier pour lui avoir permis d'être assez prêt pour voir l'emblème de la famille royale des Saïyens. Cet emblème n'était porté que par le roi et le prince sur leurs armures et nulle part d'autre.

Le garçon ne pouvait pas être allié avec les Tsufuls. L'emblème avait été créé quand le tout premier Roi Végéta avait été couronné, juste après que les Saïyens se soient approprié la planète. Les Tsufuls n'étaient déjà plus depuis longtemps.

Est-ce possible ? Végéta tourna son regard perçant vers Trunks et le dévisagea un long moment. Ses yeux sombres le scrutaient, méditatifs. Il revint au pendentif. Etait-il possible que le père de ce garçon ait vraiment travaillé pour le mien ?

Trunks prit une inspiration en tremblant, profitant de la distraction de son père pour glisser sa main valide à l'intérieur de son armure brisée. Il palpa avec les doigts et fut rassuré de sentir que ce qui restait de son armure avait servi à protéger le médicament pour le virus cardiaque de Goku.

Il laissa sa main reposer sur sa poitrine quand Végéta lui lança un regard soupçonneux. Trunks soutint son regard avec méfiance, contractant son corps dans l'éventualité d'une autre attaque. S'y préparant.

Ils se dévisagèrent pendant un instant jusqu'à ce que Végéta ne grogne. Il regarda à nouveau le pendentif et caressa encore lentement la gravure avec le pouce. « Me jurerais-tu loyauté, gamin, sur l'honneur de ton père ? », demanda finalement Végéta d'une voix grave. Trunks se sentit envahi par le soulagement à ces paroles de son père et il esquissa un faible sourire.

« Oui, je mourrais pour toi. », dit Trunks avec une conviction absolue, pensant chacun de ses mots. Végéta retourna immédiatement le regard vers lui, levant un sourcil curieux et légèrement abasourdi par ces paroles. Le prince chercha dans les yeux bleus de l'adolescent une quelconque trace de mensonge et fut profondément stupéfait de ne pas en trouver.

Finalement, il fit un lent acquiescement pour marquer son accord. « Très bien. Ton père a servi le mien et maintenant tu peux à ton tour me servir. Je te trouverai peut-être une utilité, gamin. », dit-il avec un sourire ironique.

Trunks se laissa retomber dans le sable, la respiration accélérée, et il remercia silencieusement sa mère encore et encore.

« Merci, Végéta. », dit Trunks d'une voix lasse.

« Tais-toi et lève-toi immédiatement avant que je ne change d'avis. », ordonna Végéta. Il jeta la chaine qui atterrit sur la poitrine de Trunks. L'adolescent tendit sa main droite vers elle et la serra fort dans son poing. Végéta croisa les bras et regarda avec sévérité Trunks essayer péniblement de se remettre sur ses pieds. Il leva le sourcil quand Trunks retomba dans le sable, étreignant douloureusement son bras gauche.

Trunks s'assit dans le sable, essayant de reprendre son souffle. Alors qu'il essuyait encore une fois la sueur de ses yeux, il entendit Végéta laisser échapper un sifflement de frustration.

« Tes blessures sont toutes sans gravité. Maintenant, lève-toi, gamin. Nous devons aller nous occuper de nos détecteurs. », dit-il d'un ton cassant.

Trunks serra les dents et se força à se relever sous le regard de Végéta. Le prince grogna quand l'adolescent se tint à nouveau debout, avant de se tourner et de s'éloigner. Trunks suivit son père des yeux, traversé par un mélange d'émotions. Épuisé, il tendit son bras valide et essuya le sang de son visage. Il cracha une gorgée de sang dans le sable avant d'examiner son bras gauche. La douleur de ses brûlures s'était atténuée mais son poignet irradiait d'une douleur lancinante et enflait, comprimant le gant. Il soupira et remit sa chaîne, adressant encore une fois un remerciement silencieux à sa mère.

Trunks leva les yeux juste à temps pour attraper le détecteur rouge qui fusait en direction de son visage.

« Tu ferais bien de suivre mon rythme, gamin, ou je te laisse en arrière.. »

Sur ces mots, une brillante aura bleue explosa autour de Végéta, créant un vortex de sable noir. Une fraction de seconde plus tard, le Saïyen pur décolla, s'éloignant à toute allure.

Trunks grogna, soudain férocement déterminé à prouver sa valeur aux yeux de son père. Il avait (très douloureusement) gagné la confiance de Végéta pour l'instant, mais il était loin, très loin, d'avoir gagné quoi que ce soit qui puisse ressembler à du respect de la part de l'orgueilleux prince.

Une seconde plus tard, il s'élança dans les airs à sa suite, gardant son bras gauche près de lui tandis qu'il rattrapait son père. Végéta volait bas, à moins de deux mètres du sol, soufflant au passage le sable qu'il survolait. Trunks le suivait. Il était toujours épuisé et même voler était harassant.

Ils volèrent en silence, Trunks essayant d'ignorer les implications très concrètes de sa condition physique. Sans l'atout de sa force de Super-Saïyen, il était à la merci de son père. L'adolescent serra les dents quand il réalisa qu'il n'était plus en position de désobéir à aucun ordre de Végéta. Le Saïyen avait été "clément" avec lui une fois et il doutait sérieusement qu'il aurait encore droit à la même générosité.

Après environ vingt minutes de vol, Végéta descendit enfin, atterrissant avec légèreté. Trunks le suivit, essayant de ne pas montrer à quel point il était blessé et à bout de force. Végéta tendit immédiatement la main vers son détecteur et l'alluma tandis que Trunks observait les environs. Ils étaient devant ce qui ressemblait à un petit village aux maisons basses et humbles, presque semblables à des cabanes. Trunks fronça les sourcils en voyant Végéta renifler l'air et regarder fixement et intensément autour de lui, avant d'avancer vers une des cabanes.

Trunks le rejoignit quand le prince tendit la main pour frapper à la porte.

Celle-ci s'ouvrit enfin et un extraterrestre à la peau bleue apparut sur le seuil mal éclairé. L'extraterrestre avait des cheveux blancs, la peau ridée et de doux yeux dorés qui trahissaient un certain nombre d'années. Il portait un simple vêtement blanc qui rehaussait l'aura de sagesse que Trunks sentait émaner de lui.

« Yilayen, tunisai Vegita. », dit poliment pour l'accueillir l'extraterrestre dans une langue étrangère. Presque immédiatement, la traduction apparut sur le détecteur de Trunks.

« Bienvenue, Prince Végéta. »

Végéta se retourna immédiatement vers Trunks, fixant avec surprise le détecteur de l'adolescent qui s'était allumé. Il grommela quelque chose dans sa barbe à propos de ces nouveaux modèles plein de gadgets qui rendent les gamins de nos jours plus fainéants, avant de croiser les bras et de revenir au sujet de sa visite. Il hocha la tête, avant de répondre en langue étrangère avec autant d'aisance que si c'était sa langue maternelle. Trunks le regarda avec étonnement, ne parvenant à suivre la conversation que grâce à son détecteur.

« Assez de civilités, vieil homme. », dit Végéta avec impatience. « Tu sais pourquoi je suis venu. »

« Oui. », répondit l'extraterrestre, s'écartant lentement. « Veuillez entrer. »

Végéta grogna et s'avança à l'intérieur, avec Trunks sur ses talons.L'adolescent acquiesça et adressa un léger et douloureux sourire à l'extraterrestre. Celui-ci le lui rendit et Trunks se sentit immédiatement rassuré. Il irradiait la chaleur et la bonté, deux choses que Trunks n'avait plus ressenties depuis qu'il avait quitté son monde pour voyager dans le temps. Il semblait que la signification du sourire était réellement universelle.

Dans un coin de la pièce, il y avait un feu au ralenti dont les flammes bleues étaient en train de s'éteindre. Tout près du feu se trouvait une table basse d'une trentaine de centimètres de haut. Végéta suivit l'extraterrestre jusqu'à elle. Le prince resta debout tandis que l'extraterrestre se baissait lentement jusqu'à s'asseoir par terre devant la table. Étalés sur la table se trouvaient, au grand étonnement de Trunks, un assortiment d'outils technologiques très avancés qui auraient pu rivaliser avec ceux de sa mère.

Végéta ôta son détecteur vert et le jeta sans ménagement sur la table.

« J'ai besoin que ce détecteur soit reprogrammé pour que Freezer ne puisse pas espionner mes communications avec mes hommes. », ordonna Végéta avec brusquerie. « Il est éteint pour l'instant afin qu'il ne puisse pas suivre nos conversations mais j'aurais besoin de le reconnecter le plus vite possible. De préférence sans que ce salaud ou un de ses sbires puisse m'entendre. »

« Oui, j'ai préparé une puce électronique qui fera notre affaire. », répondit gentiment et patiemment l'extraterrestre. Il ramassa le détecteur de Végéta et éleva un petit outil avec lequel il se mit à l'étudier. Trunks regarda l'outil avec amertume, se souvenant qu'il était coincé dans cette époque. Il détourna les yeux.

« Ce n'est pas le même détecteur que celui que j'avais apporté la dernière fois. Celui-là a été détruit. Ce nouveau détecteur est malgré tout le même modèle que l'ancien. En seras-tu capable, vieil homme ? »

« Ça ne posera pas de problème, Prince Végéta. »

« Bien. J'aurais aussi besoin que le détecteur de ce garçon ait la même capacité. »

« Il faudra simplement synchroniser sa fréquence avec la tienne, comme tu l'as fait pour les autres. Il suffit qu'un seul des détecteurs soit équipé de la puce que j'ai créée. »

« Parfait. Mets-toi au travail, vieil homme. »

Trunks lut leur conversation et fut sincèrement surpris par la façon relativement calme avec laquelle Végéta parlait à l'extraterrestre. Celui-ci était visiblement très âgé et il était sûr que Végéta aurait pu le tuer d'une seule main s'il l'avait voulu. Pourtant, dans sa manière de s'adresser à l'extraterrestre bleu sans pouvoir, son père ne faisait preuve d'aucune trace de l'hostilité qui lui était si caractéristique.

Peut-être que c'est vraiment un ami, pensa Trunks en s'asseyant lentement et précautionneusement dos au mur près de la porte. Il prit une profonde inspiration et appuya sa tête contre le mur.

« Encore une chose, demande à ta compagne de venir et de soigner ce garçon. », ordonna Végéta, en jetant un coup d'œil à Trunks par dessus son épaule. L'adolescent battit des cils avec étonnement.

« Ses blessures risquent d'attirer une attention gênante si on les laisse sans soin. »

« Elle sera là sous peu. Elle est allée rendre visite à une amie. », dit l'extraterrestre qui avait maintenant démonté le détecteur de Végéta. Il en examinait minutieusement les circuits.

Végéta poussa un simple grognement et se dirigea vers le feu qui brûlait dans le coin. Il s'assit juste à côté dans un mouvement fluide, jambes croisées, adossé au mur. Il croisa les bras et fronça les sourcils en fermant les yeux.

Après quelques instants, Végéta soupira avec impatience.

« Et toi, qu'est-ce que tu regardes au juste, gamin ? », demanda-t-il, faisant sursauter Trunks qui détourna immédiatement le regard.

« Euh, rien. C'est juste que je ne pensais pas que mes blessures t'importaient... »

Végéta renifla avec mépris comme s'il s'agissait de la chose la plus absurde qu'il ait jamais entendue. « Voici la première leçon que tu dois apprendre pour survivre, petit. Ne montrer aucune faiblesse. Si tu vas être à mes côtés, alors tu n'as pas le droit d'avoir l'air faible, comme tu l'es maintenant. C'est tout ce qui m'importe. »

« Merci... Je suppose. », dit doucement Trunks.

« Je te l'ai dit. Je suis un type génial. », dit Végéta en ricanant avant de passer avec aisance à la langue de l'extraterrestre. « Dimitrosai, explique à ce garçon à quel point je suis formidable. »

Le doux extraterrestre bleu sourit en continuant à travailler avec application. « Le Prince Végéta nous a épargnés moi et mon village en échange de services technologiques. Il est très miséricordieux. »

« Tu as entendu ça, gamin ? », dit Végéta, ouvrant les yeux et regardant Trunks avec un sourire sardonique. « Je suis... miséricordieux. »

Trunks ne répondit pas, ignorant le rire de son père à ses propres paroles. L'adolescent baissa juste les yeux sur son poignet cassé. Il ne pouvait bouger aucun de ses doigts. Il essaya d'enlever précautionneusement son gant mais il dut serrer les dents et fermer les yeux quand une vague de douleur le frappa et remonta le long de son bras. Avec un soupir, il reposa sa tête contre le mur, submergé par la fatigue.

Quelques instants plus tard, le bruit du crépitement du feu et la voix basse de son père tirèrent Trunks de sa voix féminine se faisait entendre également et Trunks fronça les sourcils, ne comprenant pas un mot de ce qu'ils disaient. Au prix d'efforts considérables, il ouvrit lentement les paupières et vit un autre extraterrestre bleu agenouillé devant lui. Il plissa les yeux et essaya d'y voir mais sa vision était trouble. Il secoua la tête et sa vision se fit peu à peu plus nette. L'extraterrestre bleue était âgée, tout comme celui qui travaillait sur le détecteur de Végéta, avec des cheveux noirs grisonnants et des yeux dorés emplis de douceur et de bonté. Son apparence était clairement féminine.

« Tout va bien, mon enfant. », lui dit-elle doucement. Trunks battit des cils et remarqua qu'elle avait déjà pansé ses brûlures. Elle venait d'enlever son gant et soignait à présent son poignet blessé. Il ne sentait rien et il supposa qu'elle avait dû lui administrer un genre d'anesthésique. L'adolescent palpa sa poitrine mais celle-ci ne lui faisait plus mal. Il leva la main vers son visage ; maintenant, il y avait comme un pansement près de son œil. Son nez et ses lèvres n'étaient presque plus enflés.

Trunks sourit à l'extraterrestre avec gratitude, ne connaissant pas assez leur langue pour exprimer sa reconnaissance par des mots. Elle lui rendit son sourire.

« Sa fréquence d'émission sera complètement hors de la fourchette de fréquences que les détecteurs de Freezer utilisent. », expliquait l'autre extraterrestre. Trunks leva les yeux et vit Végéta penché sur la table, en train d'examiner son détecteur réparé. « Vous devriez être en sécurité, maintenant. »

Végéta grogna et se tourna pour regarder Trunks. « Lance-moi ton détecteur, gamin. » Trunks fit ce qu'il lui demandait et Végéta le saisit au vol facilement. Il le rapprocha et appuya un bouton avant de tendre la main vers la table. L'extraterrestre lui passa un petit outil et Trunks observa avec étonnement la facilité avec laquelle Végéta ouvrit le détecteur. Il utilisa l'outil pour tourner un rouage ici et là avant de refermer le détecteur d'un claquement sec. Il le rendit alors à Trunks en le lui lançant et se leva.

Végéta remit en place son détecteur vert réparé et l'alluma, imité par Trunks. Après un instant, Végéta fronça les sourcils et parla rudement. « Raditz. Nappa. Manifestez-vous immédiatement si vous pouvez m'entendre, bande d'idiots. » Trunks pouvait entendre la voix de son père à travers son propre détecteur rouge.

« Nappa, au rapport. », beugla une voix.

« Raditz présent. Tous les autres sont hors ligne ? »

« Voyons voir... Zarbon, un jour, je vais te déchiqueter et te laisser pourrir sur place. », dit Végéta avec une haine absolue. Il y eut un moment de silence avant qu'il n'esquisse un sourire sardonique. « Oui, on dirait que nous ne sommes plus surveillés comme des enfants. »

« Parfait ! Bravo, Végéta ! », rit Nappa. « Nous sommes enfin reconnectés. »

« Je vous rejoins là-bas tout de suite. », dit Végéta d'une voix rauque, éteignant son détecteur. Il croisa les bras et regarda l'extraterrestre assis immobile à la table.

« Beau travail, vieil homme. », dit-il en hochant la tête avec approbation. Il se tourna vers l'autre extraterrestre qui était en train de soigner Trunks. « En as-tu terminé avec le gamin, femme ? »

« Oui, Prince Végéta. », répondit-elle, en terminant de fixer le pansement autour du poignet de Trunks. Celui-ci baissa les yeux vers sa main. L'extraterrestre avait passé une sorte d'étrange pommade sur ses doigts qui les avait fait désenfler et arrêté les spasmes presque complètement. Il avait maintenant ce qui ressemblait à des feuilles durcies depuis ses phalanges jusqu'à son avant-bras. Trunks saisit son gant et l'enfila, soulagé de ne plus sentir aucune douleur.

« Allons-y, petit. », ordonna Végéta, en se dirigeant vers la porte. Trunks se remit lentement sur ses pieds, se sentant un peu mieux mais toujours beaucoup plus affaibli qu'il aurait dû l'être. La femme extraterrestre s'approcha de son compagnon et Trunks leur lança un regard reconnaissant.

« Reviens si tu as besoin d'autre chose, Prince Végéta. », dit gentiment le vieil homme.

Végéta se contenta de grogner son assentiment tandis que lui et Trunks quittaient la cabane ensemble pour retourner dans les ténèbres de la nuit.

Ils n'avaient pas fait cinq pas que Végéta fit volte-face, leva machinalement sa paume droite et lança une cruelle explosion sur la cabane, la réduisant en cendres instantanément.

« Qu'est-ce que tu fais ? », hurla Trunks, horrifié. Végéta leva son autre main, ignorant son fils, les yeux déjà rivés sur ses prochaines cibles.

Des deux mains maintenant, il se mit à tirer des boules d'énergie mortelles avec une précision terrifiante, chacune détruisant une des cabanes du village. De la fumée et des flammes s'élevèrent du carnage et l'odeur de la chair brûlée et de la mort parvint à nouveau au nez de Trunks. « Arrête ça ! », s'écria l'adolescent, atterré.

Végéta l'ignora jusqu'à ce que Trunks, mû par le désespoir, le saisisse par un de ses poings pour le faire arrêter. Avec une vitesse qui surprit l'adolescent, Végéta disparut et réapparut derrière lui, frappant violemment Trunks à la base de la colonne vertébrale et faisant tomber l'adolescent à genou. Trunks était encore faible et ses réflexes étaient bien trop lents. Il serra les dents, furieux, sa main valide se serrant avec frustration sur une poignée de sable.

« Tu es trop faible, petit. », lança Végéta avec dégoût. « Ces créatures n'étaient rien pour toi et malgré tout, tu pleures leur mort. »

« Ils te faisaient confiance. », cracha Trunks avec amertume. « Et tu les as tués comme s'ils n'étaient rien ! »

« Ils en savaient trop sur moi et sur mon équipement. Ils étaient faibles et auraient facilement pu être incité à aider les Tsufuls à nous localiser. J'ai obtenu d'eux ce dont j'avais besoin. Il n'y avait aucune raison pour les laisser plus longtemps en vie.. »», répondit froidement Végéta.

« Tu es... », Trunks hocha la tête, éprouvant soudain une honte profonde d'avoir un quelconque lien avec l'homme debout derrière lui, « un monstre... »

En entendant cela, Végéta partit dans un grand rire. « Gamin, tu as du cran. Ça me plaît. Mais maintenant. Puisque tu as été assez impoli pour m'interrompre, tu vas maintenant finir ce que j'ai commencé. Il est temps de te salir les mains. »

Trunks sentit son cœur se serrer tandis que Végéta le saisissait sans ménagement par les cheveux et l'obligeait à se lever. L'adolescent leva sa main valide et écarta la main de son père. Végéta rit avec cynisme avant de montrer du doigt le carnage.

« Regarde là-bas, gamin. Il y a des survivants. »

A contrecœur, Trunks regarda et vit un groupe d'extraterrestres bleus s'enfuir terrorisés. Ils étaient jeunes. Des enfants. Il déglutit péniblement, ses sens percevant que Végéta était en train de préparer une autre boule d'énergie.

Sauf que cette fois, elle était dirigée sur lui.

« La leçon numéro une des techniques de survie était de ne montrer aucune faiblesse. Voici la seconde. Tuer ou être tué. », expliqua Végéta, toujours debout derrière Trunks. « Que préfères-tu, M. Loyauté ? Vas-tu me faire regretter de t'avoir laissé en vie ? Parce que je peux facilement remédier à cette erreur maintenant. »

« Ce sont des enfants. », dit Trunks en serrant les dents.

« C'est précisément pour ça qu'ils doivent mourir. », répondit son père d'un ton glacial. « Les enfants sont des créatures émotionnelles. Ils gardent de la rancune et jurent de venger leurs proches. Savais-tu que Arès était encore un enfant quand il a appris mon existence ? Regarde ce bouffon, maintenant. Quelqu'un m'aurait rendu un grand service en éliminant ce lâche quand il était petit, ça m'aurait évité des ennuis. »

« Je ne peux pas le faire. », dit Trunks, sa voix sur le point de se briser.

Végéta grogna avec impatience. « Soit c'est toi qui le fais ou soit c'est moi. Et je te promets, gamin, que je ne leur donnerai pas la mort rapide que tu leur donneras. Tu peux parier dessus. »

Trunks ravala la haine brûlante qu'il sentait monter en lui pour son père et leva une main tremblante vers les enfants qui s'enfuyaient. Il se concentra et réunit pratiquement toute son énergie, une quantité malgré tout incroyablement faible. Finalement, sa main se mit à briller et des larmes de colère et de haine lui montèrent aux yeux.

« Fais-le, gamin. », lança Végéta d'une voix rageuse derrière lui. Trunks transpirait abondamment à cause de la chaleur dégagée par la boule d'énergie que Végéta pointait directement derrière sa nuque et aussi à cause de l'effort qu'il devait fournir pour rassembler une simple sphère de ki. « Détruis-les tous en même temps. »

Il n'y avait rien qu'il puisse faire. Il inspira avant de demander silencieusement pardon à sa mère et à Gohan.

Et alors il tira.


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

23 juin 2012 :

Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? La suite dans quinze jours...

Dimitrova (traductrice)

 
 
Chapitre précédent
 
 
Chapitre suivant
 
 
 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>