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Menthe à l'eau
Par Eliana
Harry Potter  -  Romance  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     5 Reviews    
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Disclaimer : Rien à moi, tout à J.K. Rowling.

Note : Merci à Atsuna, qui fut ma bêta pour cette toute première publication, et qui m'a poussée à vaincre ma nervosité et mon appréhension. Merci à toi, encore. 

 

 

Menthe à l'eau  

 

En ce beau jour de février, un Blaise Zabini préoccupé heurta, de plein fouet, un autre élève au détour de l’un des couloirs de Pourdlard, chutant de fait lourdement sur le sol. Désormais définitivement contrarié, il se releva promptement, pour toiser d’un air furieux l’insolent qui avait, par malchance, croisé son chemin.

 

_Potter, tu pourrais faire gaffe, gronda-t-il, vérifiant que rien ne maculait son pantalon d’uniforme. T’es vraiment une sacré taupe, tes lunettes te servent à rien ou quoi ?

_C’est toi qui m’es rentré dedans, Zabini, je n’étais pas le plus pressé des deux, répliqua Potter d’un ton sec.

 

Se remémorant le caractère primordial de sa recherche, le noir le bouscula d’un coup d’épaule et reprit sa route, mais s’arrêta après avoir parcouru quelques mètres et, se retournant, lui cria :

 

_Potter, t’as pas vu Malfoy ?

_C’est à moi que tu demandes ça, Zabini ? s’étonna le Survivant, oscillant entre le simple amusement et l’ironie, avant d’afficher une mine intriguée. Pourquoi, y’a un problème ?

_Mêle-toi de ton cul, Potter, rétorqua-t-il durement, définitivement inquiet.

 

Sous le regard soucieux du brun, Blaise s’éloigna d’un pas rapide, puis courut à travers les couloirs du château. Lorsqu’il arriva enfin à la chambre du préfet des Serpentards, il tambourina contre la porte, hurlant le nom de son occupant. 

 

_Putain Zabini, tu veux bien la fermer ? s’écria Draco de l’autre côté du battant.

 

Enfin l’épais montant d’ébène s’ouvrit, et le noir se précipita à l’intérieur.

 

_Ca fait une plombe que je te cherche ! Bordel, qu’est-ce que tu fou... commença-t-il, avant de se taire brutalement quand il avisa le blond assis face à son bureau, absorbé par, semblait-il, l’élaboration d’une potion.

 

Autour du séduisant aristocrate, un nombre incalculable de béchers, erlemeyers, éprouvettes graduées, pipettes et agitateurs de toutes tailles encombraient le petit meuble laqué.

 

_Tu t’es pris pour Snape, ou quoi ? lâcha Blaise, une expression effarée peinte sur la figure, avant d’humer l’air, surpris. C’est bizarre, on dirait que ça sent rien, ici.

_Sort annihilateur d’odeur, informa Draco d’une voix neutre, avant de repousser l’erlemeyer à sa gauche à l’extrémité du bureau et d’en prendre un autre, immaculé.

 

Zabini le rejoignit d’un pas prudent, observa avec stupéfaction le fatras dans lequel le préfet paraissait se retrouver à merveille. Une substance inconnue dans l’un des béchers éveilla sa curiosité,  et il trempa un doigt hésitant dans la mixture, puis grimaça lorsqu’un filet verdâtre y resta obstinément collé.

 

_Putain Dray, c’est quoi ce truc dégueulasse ? s’exclama-t-il d’un ton dégoûté. On dirait de la bave de Turbon. 

_Invention moldue, répondit distraitement le blond, concentré. 

_Mais tu fais quoi là ?! Tu sais qu’on a cours dans une demi-heure ?

 

D’un geste ample de la main, ce dernier balaya sa réflexion d’un air indifférent, versa un peu de la mélasse qui avait écoeuré Zabini dans le nouvel erlemeyer, y ajouta ensuite de l’eau pure, déminéralisée. 

 

_Occupé, argua-t-il laconiquement, se saisissant d’un agitateur en verre afin de remuer le mélange avec une délicatesse prudente. Suis en retard.

_En retard pour quoi ? s’enquit le noir, complètement perdu.

_Saint-Valentin demain.

_Mais quel rapport ? reprit Zabini, qui définitivement peinait à suivre le raisonnement du préfet. Et c’est quoi ce truc ?

 

Le grand noir s’était saisi d’une fiole en verre, qui contenait une substance parfaitement cristalline, à l’aspect satiné, presque brillant.

 

_Larmes de sirène. 

_C’est foutrement rare, t’as du payer ça une fortune. A moins que tu l’aies volée à Snape, plaisanta-t-il, hilare.

 

Le blond ne lui accorda pas même un regard, se contentant d’effectuer des mouvements circulaires, avec une patience attentive. 

 

_Oh putain, tu l’as volé à Snape, déduisit-il en constatant l’absence de réaction de Draco. T’es un grand malade Malfoy, tu le sais ça ?

_Zabini, tu comptes me laisser bosser ou passer l’après midi à m’emmerder ? demanda-t-il, agacé.

_Donc tu sèches ?

_Perspicace, ironisa le blond, que la présence de son ami contrariait indubitablement.

_Compte pas sur moi pour te filer les cours. 

 

Pensif, il hocha la tête sans grande conviction, tandis que Blaise quittait la pièce d’une démarche furieuse. 

La porte se referma dans un claquement sonore, et Draco ôta le bouchon de liège qui fermait la fiole des larmes de sirène, laissa tomber dans la mixture quelques gouttes, alors que ses lèvres mimaient un compte silencieux. Une dose de poudre de fée, incolore, vint compléter le mélange, le stabilisant, et le liquide fluide sembla comme se figer, désormais teinté d’un splendide émeraude, uniforme. Exhalant un soupir profondément satisfait, le prince des Serpentards recula son fauteuil, porta une cigarette à ses lèvres ourlées, l’alluma avec des gestes empreints de sensualité. Songeur, il contempla le résultat de son travail méticuleux, recrachant la fumée grisâtre, qui s’élevait autour de lui en de grands volutes à la forme compliquée.

 

_Foutu sauveur, jura-t-il à voix basse, à la fois las et exaspéré.

 

***

 

Lorsqu’en ce matin de quatorze février, Harry Potter, encore ensommeillé et passablement débraillé, gagna la Grande Salle en compagnie de ses deux fidèles acolytes et s’assit à la table des Gryffondors dans l’intention d’avaler un copieux petit déjeuner, il découvrit à la place où résidait ordinairement son assiette une grande coupe en cristal scintillant, emplie d’un liquide émeraude, limpide.

 

_C’est quoi ? s’enquit Ron d’un ton surpris, alors qu’il remplissait déjà son assiette de diverses pâtisseries.

_J’en sais rien, répondit Harry, déconcerté, tout en s’emparant du billet qui accompagnait la coupe finement ciselée.

 

Tandis qu’Hermione, méfiante, reniflait avec suspicion l’étrange breuvage, il déplia le petit parchemin et le parcourut d’un oeil curieux.

 

« De l’exacte couleur de tes yeux, Potter.

 

PS 1 : rassure-toi Potty, c’est buvable.

PS 2 : un tas de mièvreries en tout genre encombraient la sainte place qu’occupe présentement le fruit de mon illustre labeur. Les jugeant inutiles, j’y ai par conséquent foutu le feu : sans rancune, Potter. 

 

Bonne Saint Valentin à toi. » 

 

_Ca sent la menthe, nota-t-elle pensivement, avant de tremper un doigt dans la coupe et de le fourrer dans sa bouche.

 

Face à elle, Ron l’observait avec une vague inquiétude, son pain au chocolat étonnamment suspendu à hauteur de sa figure constellée de tâches de rousseur.

 

_De la menthe à l’eau ! s’exclama-t-elle aussitôt, triomphante. J’en étais sûre !

 

Manifestement rassuré, le roux engouffra goulûment le pain au chocolat, reportant son attention sur le contenu de son assiette débordante de nourriture. 

Profondément stupéfait, Harry leva un regard incrédule en direction de la table des Serpentards. Draco Malfoy, paré de son éternelle nonchalance lascive, le considérait attentivement, impénétrable. Incroyablement ému, Harry claqua des doigts sans quitter les prunelles métalliques de l’aristocrate : une flamme dévora aussitôt le parchemin, ne laissant dans sa combustion que quelques cendres noires. Puis les lèvres d’Harry remuèrent silencieusement, prononçant explicitement trois mots qui suspendirent le temps : « Je t’aime.» 

 

FIN

 

Et...voilà, je me suis lancée. 

Bonne journée à vous !

 

Eliana.

 
     
     
 
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