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Sans regrets
Par The Frog Lady 88
Harry Potter  -  Romance  -  fr
2 chapitres - Complète - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     Les chapitres     7 Reviews    
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Sans regrets (partie 1)

Sans regrets (partie 1)


Disclaimer :

L’univers et les personnages de Harry Potter ne m’appartiennent pas, ils sont la propriété intellectuelle de J.K. Rowling.

Spoilers :

Les sept tomes parus. Je doute qu’il y ait beaucoup de gens par ici qui n’aient pas lu le septième, mais sait-on jamais

Warning :

Personnages (très) probablement OOC.

Note de l’auteur :

Ce one-shot est un cadeau de Noël pour Zoonnize, même si à ce stade on pourrait plutôt parler de cadeau de nouvelle année, écrit dans le cadre du projet Père Noël Surprise ’07.

J’ai lu des dizaines de fics HPDM, pourtant c’est la première que j’écris sur ce couple. Je ne garantis pas le résultat, mais j’ai fait de mon mieux.  Parole !

Je voulais écrire quelque chose de mignon et de tendre pour l’occasion, après tout, c’est Noël. Mais, j’aurais dû le savoir, je suis incapable d’écrire du fluff. En plus, j’ai récemment lu une fic HPDM, « I give you a wondrous mirror » de Lomonaaeren, se déroulant après le tome 7 et qui respecte l’épilogue. Je dois l’avouer, cette fic m’a fortement inspirée pendant l’écriture de ce one-shot.

J’ajoute que j’ai repris, avec sa permission, une idée qu’Alixe développe dans sa merveilleuse fic « Les Survivants ». L’idée est la suivante : Les élèves de septième années qui ont vu leur scolarité perturbée par la guerre ont la possibilité de passer leurs ASPIC pendant l’été afin de ne pas avoir à retourner à Poudlard une année de plus.

Ce one-shot est très long, j’ai donc du le séparer en deux parties pour pouvoir le publier sur le site.

Sur ce, je souhaite une très bonne année à Zoonize ! J’espère que ton cadeau te fera plaisir !

Bonne année à tous !

Et bonne lecture !

 

-o-o-

 

Harry ajouta un sucre dans son café. Il n’avait aucun penchant particulier pour le liquide au goût amer, mais il faisait partie intégrante de son quotidien, au même titre que le bureau mal éclairé qu’il partageait avec Abenberg ou que les piles de dossiers qui s’accumulaient sur son plan de travail, semblant ne jamais diminuer malgré la quantité de rapports qu’il rédigeait chaque semaine.

Depuis plus d’une décade, ses journées au département des Aurors commençaient invariablement de la même façon. Il arrivait au ministère sur le coup de six heures du matin, saluait le réceptionniste, échangeait quelques mots avec lui, puis se dirigeait vers son bureau. Il faisait un détour par le distributeur à boissons et achetait son café pour la modique somme de trois mornilles. Les produits distribués par la machine avaient un goût insipide ; Harry et ses collègues ne manquaient d’ailleurs jamais une occasion de s’en plaindre, ce qui ne les empêchait pas d’en faire une consommation abusive. Cet arrêt effectué, il reprenait son chemin, s’efforçant d’ignorer la chaleur qui lui brûlait les doigts à travers le plastique du gobelet.

Parvenu à destination, il ouvrait la porte, entrait dans la pièce, vérifiait d’un coup d’œil entraîné que tout était bien à sa place avant d’aller relever les stores. Après quoi, il s’installait dans son fauteuil et commençait à éplucher les dossiers relatifs aux cas sur lesquels Abenberg et lui étaient en train de travailler. Absorbé par sa tâche, il vidait son verre distraitement, laissant à la caféine le soin de le réveiller complètement. C’était des gestes tellement familiers qu’ils ne requéraient pas une grande attention de sa part. Aussi eut-il beau focaliser toute sa concentration sur leur exécution, cela n’empêcha pas ses pensées de prendre une tournure peu agréable. Pendant des mois, il s’était efforcé de reléguer ce sujet de préoccupation au plus profond de son esprit, là où il ne pourrait pas le déranger. La manœuvre avait tellement bien réussi qu’il avait presque réussi à l’effacer, c’était comme s’il n’avait jamais eu matière à s’inquiéter. Jusqu’à hier matin.

 

-o-o-

 

En septembre, Al était rentré à Poudlard. Il avait été envoyé à Serpentard. Quelques semaines plus tard il écrivait pour dire que son meilleur ami à la vie à la mort était Scorpius Malefoy. Bien qu’étant surprenant, ça ne l’avait pas gêné plus que ça. Al était encore jeune, mais il était loin d’être stupide, s’il estimait que Scorpius Malefoy méritait qu’il lui offre son amitié, Harry lui faisait confiance. C’était également un pas de plus fait vers le rapprochement des deux côtés de la société sorcière. Que le fils d’Harry Potter soit ami avec l’héritier Malefoy ne pouvait que favorablement influencer l’opinion publique et achever de les convaincre que les proches d’anciens Mangemorts avaient leur place dans la société. Et puis, rien ne le forçait à rentrer en contact avec Draco Malefoy. Leurs fils étaient amis, ça ne les obligeait pas eux à se voir plus que nécessaire.

Les choses auraient été tellement plus simples s’il avait pu s’en tenir à ce raisonnement rationnel.

Apprendre la nouvelle avait mis un frein à la mécanique bien rodée sur laquelle il se reposait. Il avait alors réalisé avec une certaine horreur à quel point sa vie était devenue routinière. Dès lors qu’il en avait conscience, il ne lui était plus possible de continuer à se réfugier dans le rituel de gestes quotidiens qui constituaient son existence. Quand il examinait sa situation actuelle, il avait l’étrange impression de se retrouver devant un tableau des expositions auxquelles Hermione s’obstinait à le traîner. Quand il les regardait lui, ils ne lui inspiraient pas grand-chose, mais dès qu’Hermione se mettait à les lui expliquer, il se mettait à les percevoir différemment. C’était toujours le même tableau, mais il ne voyait plus la même chose. Et peut-être en allait-il de même pour sa propre vie, peut-être avait-il simplement besoin d’un élément déclencheur qui lui permette de prendre du recul et de se rendre compte que sa vie pouvait être autre chose que ce qu’elle était.

Passés le choc et l’excitation des premiers moments, il avait repris le cours habituel de son existence. Mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir menacé par un changement imminent. Un changement qu’une part de lui désirait désespérément.

 

-o-o-

 

Harry était absent quand la lettre était arrivée. Abenberg et lui travaillaient sur une affaire qui les avait obligés à séjourner quelques semaines en Irlande. A son retour, il avait trouvé sur son bureau une missive de Ginny lui expliquant la situation : Al était invité à passer la deuxième semaine des vacances de Noël au manoir Malefoy et elle avait donné son accord. Elle terminait en lui demandant de bien vouloir aller récupérer Al, le 5 janvier au soir, car elle serait à ce moment là en train de participer à un match amical, opposant les Harpies aux Canons, dont on l’avait avertie à la dernière minute.

Il avait pris la nouvelle calmement au début. Mais à mesure que le temps passait, il avait senti la nervosité le gagner. Ce qui était totalement stupide, Malefoy et lui étaient deux hommes adultes, ils avait tous les deux mûri depuis l’époque de Poudlard et étaient parfaitement capables de rester civiles l’un envers l’autres. D’ailleurs, ils n’auraient à échanger que quelques mots polis. Après quoi, Harry pourrait tranquillement repartir avec Al et regagner la sécurité de sa vie douillette. La situation serait un peu maladroite, comme à chaque fois qu’ils se voyaient, mais il n’y avait vraiment pas de quoi s’inquiéter. Malefoy ne tenait probablement pas plus que lui à évoquer le passé. Sauf que. Sauf qu’une part de lui avait envie de plus. Une part de lui avait envie de savoir si après tout ce temps, il était possible qu’il y ait encore quelque chose de possible pour eux. Même après tout le mal qu’ils s’étaient fait l’un à l’autre, malgré le temps passé et les obstacles.

Ils s’étaient croisés plusieurs fois au cours des dernières années, mais toujours dans des cadres officiels, ils avaient échangé les paroles de circonstances, mais sans plus.

Ils n’avaient pas cherché à renouer. Harry connaissait ses raisons, et il imaginait que celles de Malefoy étaient assez similaires aux siennes.

La dernière fois qu’ils s’étaient vus remontait au jour où Al et Scorpius avaient pris place à bord du Poudlard Express pour la première fois.

Dans ce type de circonstances, il avait toujours demandé conseil à Hermione. Il savait qu’il n’était pas très doué pour ce genre de choses. Seulement, même des années après, il n’avait jamais raconté à Hermione, ni à personne d’autre d’ailleurs, ce qui s’était passé avec Draco lors de sa dernière année à Poudlard.

Que faire ?

Il jeta un coup d’œil interrogatif aux photos des ses proches trônant sur son bureau. Ils se contentèrent de sourire en agitant la main ; ils n’avaient aucune réponse à lui donner.

 

-o-o-

 

Il avait été le seul à retourner à Poudlard cette année là. Hermione était entrée directement au ministère, au département des relations avec les créatures magiques. Le gouvernement avait proposé à tous les étudiants de septième année qui avaient vu leur scolarité perturbée par la guerre de passer leurs ASPIC au mois d’août, leur donnant ainsi l’opportunité de ne pas avoir à redoubler. Hermione avait sauté sur l’occasion et avait sans surprise réussi ses examens haut la main. Ron avait commencé à travailler avec Georges au magasin de farces et attrapes. Sa santé mentale était tellement fragile que Ron avait estimé qu’il valait mieux qu’il soit entouré.

C’est ainsi qu’Harry s’était retrouvé l’unique membre du trio à prendre place à bord du Poudlard Express. Rien ne l’obligeait à se rendre de nouveau à Poudlard. Il avait été contacté par plusieurs organismes qui lui avaient offert de les rejoindre directement. Il avait même reçu une proposition de la part du département de Aurors. Bien que ce soit des options très tentantes, il avait refusé. Il lui restait encore beaucoup à apprendre et il ne voulait bénéficier d’aucun passe droit. Sans compter que Poudlard était un bon endroit où se réfugier en attendant que l’attention portée à sa personne retombe un peu. Il n’avait jamais été à l’aise avec l’excitation et la fascination qu’il suscitait. Mais depuis sa victoire sur Voldemort, les choses avaient pris des proportions démesurées. S’il avait cru être le centre des attentions avant, ce n’était rien comparé à maintenant. Il était sans cesse sollicité par des journalistes qui lui demandaient de s’exprimer sur sa lutte contre Voldemort, sa position politique ou ses plans pour le futur de la société sorcière. Et c’était les plus sérieux. D’autres voulaient lui poser des questions sur sa vie amoureuse, sa personnalité, son passé. Heureusement, Kingsley, désigné ministre d’intérim après la fin de la guerre, avait mis un frein à toute cette agitation. Et ses amis, ainsi que la famille Weasley l’avaient soutenu plus ardemment que jamais.

Auparavant, il s’était irrité de sa célébrité, mais les choses avaient toujours été plus ou moins gérables. Mais là, la situation avait échappé à son contrôle. Il n’était plus un bébé qui avait mystérieusement vaincu le Seigneur des Ténèbres, il était un homme adulte, jeune certes, mais majeur, et il avait vaincu le sorcier le plus dangereux de toute l’Histoire en combat singulier, devant des centaines de témoins. Il était le Sauveur du monde sorcier, une icône, un guide. Maintenant qu’il les avait libérés de Voldemort, les gens s’attendaient à le voir accomplir de grandes choses, à prendre des positions en politique, à travailler à rendre le monde meilleur, à toujours, toujours en faire d’avantage. Et comme Hermione le lui avait rappelé, on ne le laisserait pas en paix. Il avait une influence extraordinaire, et les gens essaieraient de s’en servir. Il ne lui serait pas possible de ne pas prendre position, de ne pas s’impliquer. Il ne lui donnait pas tord. Seulement lui, il n’avait rien à voir avec un héros. Il était un gars tout ce qu’il y a de plus simple, de plus banal. Si les gens voulaient quelqu’un qui ait la force et la conviction nécessaires pour changer les choses, ils auraient dû se reposer sur Hermione. Lui, il n’avait que des rudiments de politiques, il était quelqu’un de direct, il n’avait aucun goût pour les manœuvres et les négociations. Il n’était pas capable de voir sur le long terme, il avait toujours vécu dans le présent parce que c’était tout ce qu’il avait. Et il fallait voir les choses en face, il n’avait pas les qualités nécessaires pour faire un leader politique. Hermione était bien plus qualifiée que lui. Et puis, il n’avait qu’une envie : qu’on le laisse en paix. Il en avait assez fait pour toute une vie. Comment ses gens pouvaient-ils attendre autant de lui ? S’ils savaient la vérité, ils seraient déçus, sa victoire sur Voldemort devait bien peu à ses qualités personnelles. Tellement de gens étaient mort à cause de lui, à cause de son immaturité, de ses erreurs. Il n’avait rien de spécial. Il était juste un gosse qui s’était retrouvé embarqué dans quelque chose qui le dépassait et qui avait essayé de faire du mieux qu’il pouvait. Et il avait été assez chanceux pour bénéficier d’une fin heureuse.

En comparaison, Poudlard était un univers rassurant, il en connaissait les règles et y avait sa place.

 

-o-o-

 

Le retour à Poudlard s’avéra plus difficile que prévu. S’il retrouva le château avec joie, bien des choses étaient différentes.

Il éprouvait le plus profond respect pour le professeur McGonagall et il lui faisait entièrement confiance pour prendre les bonnes décisions pour l’école, mais elle n’était pas Dumbledore.

Ensuite, il était un des seul Gryffondor de son année à être revenu à Poudlard. Il se retrouvait en cours avec des gens qui se connaissaient depuis sept ans et qui même s’ils n’étaient pas tous proches se connaissaient et avaient une histoire en commun. Ils se montraient amicaux envers lui, bien sûr, mais à leurs yeux il restait le Sauveur, et à ce titre n’était plus tout à fait humain. Et malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à combler la distance entre eux. Il n’avait jamais vraiment réalisé jusque là à quel point sa vie sociale à Poudlard avait dépendu de la présence de Ron et Hermione. Il avait toujours eu de plus ou moins bonnes relations avec ses camarades de classe, mais s’il était heureux d’être accepté, ça n’avait jamais semblé très important, Ron et Hermione étaient toujours à ses côtés et c’était ça qui comptait.

Il s’était senti un peu trahi, quand ses amis lui avaient annoncé l’un après l’autre qu’ils ne viendraient pas avec lui. Mais ils lui avaient donné plus que ce qu’il était en droit d’attendre d’eux. Ils avaient amplement gagné le droit de construire leur propre vie.

Il avait pensé pouvoir compter sur la présence et le soutien de Ginny. A la fin de la guerre, ils avaient été heureux de se retrouver, ils étaient tous les deux en vie et plus rien ne s’opposait à ce qu’ils puissent vivre heureux ensembles. Harry avait pensé que tout irait bien, qu’ils continueraient à sortir ensembles et que leur relation pourrait peut être prendre un tour plus sérieux. Ils étaient très amoureux l’un de l’autre et avaient envie de faire leur vie ensemble. Et rien ne s’y opposait. Mais passé l’émotion des retrouvailles, les problèmes avaient commencé à surgir. Harry n’avait pas su comment réagir, Ginny et lui n’avaient jamais eu de différent auparavant, ils étaient toujours d’accord sur tout. La dispute avait eu lieu juste avant qu’ils ne rentrent à Poudlard. Il n’avait pas vu les choses venir. Certes Ginny s’était montré un peu distante, mais il avait mis ça sur le compte de la mort de Fred et avait estimé qu’il valait mieux ne pas aborder le sujet avec elle et lui laisser de l’espace. Les choses avaient commencé assez innocemment. Ils étaient serrés l’un contre l’autre sur le canapé, profitant paresseusement de la chaleur de la cheminée. Il caressait les cheveux de Ginny tendrement, quand la phrase lui avait échappé.

« Tu sais, je suis heureux que tu aies renoncé à m’accompagner. Les choses n’étaient peut-être pas toujours roses à Poudlard, mais au moins tu y étais en sécurité. » Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’il t’était arrivé quelque chose, ajouta-t-il à part lui.

« Pardon ? » Elle s’était brusquement redressée, se dégageant brutalement de son étreinte. « Non mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis. Tu n’as aucune idée de ce à quoi les choses ressemblaient à Poudlard, alors ne me sors pas que j’y étais en sécurité. Et j’ai renoncé à t’accompagner parce que tu m’avais très clairement fait comprendre que je serais un poids pour toi, parce que tu t’inquiétais pour ma sécurité. Et ça d’accord, je pouvais le comprendre. Mais ça ne veut pas dire que j’avais l’intention de rester les bras croisés à ne rien faire. A ton avis qui a été parmi les premiers à faire de la résistance à Poudlard. Je suis ta petite amie Harry, pas un objet qui fait ce que tu attends de lui. Je comprends très bien que tu n’aies pas voulu me faire prendre de risque. Mais c’était stupide, tu crois vraiment que ça change quelque chose. J’ai mes convictions. Et je voulais me battre. Pas seulement parce que je suis la petite amie du survivant. Mais parce que c’est quelque chose que je devais faire. Si je ne t’avais jamais rencontré, ça n’aurait rien changé, j’aurais fait la même chose. »

Harry était abasourdi, il ne comprenait pas très bien de comment ils étaient passés d’une situation tendre et amoureuse à cette éruption de rage.

« Ginny, ne me comprends pas mal. Je suis très fier de ce que tu as fait. Mais tu n’aurais pas dû prendre tous ces risques, c’était trop dangereux. »

« Non mais tu te fous de moi ou quoi ? C’est toi qui oses me dire ça. Tu m’excuseras, mais dans la catégorie prise de risque inconsidérée tu repasseras. J’arrive pas à croire que j’ai attendu aussi longtemps pour te dire ça. Ça me ressemble vraiment pas. Je suis heureuse que tu sois revenu Harry. Sincèrement. Mais je ne vais pas changer pour te rendre les choses faciles. Evidemment, toi, tu as le droit de prendre tous les risques, de faire ce qui te chante sans donner d’explications à personne. Et même maintenant tu refuses de me dire ce qui s’est passé. J’ai passé toute ma vie à voir ma famille me prendre pour une petite fille fragile et incapable. Je pensais que toi tu étais capable de comprendre que j’étais plus forte que ça. Mais apparemment, je me trompais. Tu sais quoi, je crois que je n’ai pas très envie de continuer de sortir avec un mec qui ne voit pas ce que vaux sa petite amie. »

Et elle sortit de la pièce sans lui laisser le temps de répliquer. Il la rattrapa à mi-chemin, lui prit le bras et la fit pivoter vers lui.

« Ne t’en vas pas sans me laisser le temps de répondre. » Elle n’eut l’air que modestement apeuré par son expression enragée. « Ne parle pas sans savoir. Parce que tu n’as aucune idée de ce dont tu parles. »

« Non. C’est vrai. Parce que tu refuses catégoriquement de me dire quoi que ce soit. »

« Ce n’est pas ça. Je ne peux pas. Ce sont des secrets qui ne m’appartiennent pas. J’ai promis à Dumbledore de ne rien dire à personne. »

« Ah. Dumbledore. Bien sûr. Et tu fais toujours ce que te dis ton précieux Dumbledore. Mais ça ne t’a pas empêché de partager le secret avec Ron et Hermione. Oh ! Mais quelle idiote ! C’était différent, ça n’avait rien à voir. La vérité, c’est que c’est les deux seules personnes que tu laisses être proches de toi. Et rien ne t’empêche de me le dire, vraiment. Seulement tu ne me fais pas confiance. Ou tu as peur de ce que je pourrais penser de toi si je savais. »

« Les choses sont ce qu’elles sont Ginny. Et si tu ne peux pas accepter ça, je m’en tape, tu n’as qu’à me quitter. Retourne avec Corner, je suis sûr qu’il sera très heureux. Et il ne te cachera rien lui, tu seras au courant de tout ce que tu veux et plus. »

« Grandis, Harry. » Lança-t-elle avec mépris et sortit pour de bon cette fois-ci.

Si elle voulait vraiment en finir, si c’était ce qu’elle pensait de lui, très bien, il ne la retenait pas.

Mais sa colère retombée, il se sentit simplement très fatigué et très vide. Il ne comprenait pas ce qui s’était passé, il n’avait même pas voulu se disputer avec elle.

Il essaya de lui parler au départ, de recoller les morceaux. Mais elle refusait obstinément de lui adresser la parole.

Sans Ron, sans Hermione et sans Ginny, il ne s’était jamais senti aussi seul à Poudlard.

 

-o-o-

 

Il n’avait pas pensé que Malefoy reviendrait à Poudlard. Quand il l’avait croisé pour la    première fois dans un couloir il s’était attendu à le voir reprendre ses vieilles habitudes, mais il apparut rapidement que le jeune homme avait adopté une attitude beaucoup plus mesurée. Il arborait toujours le même air supérieur et arrogant, mais cela mis à part, il faisait profil bas. Ils n’avaient pas échangé un mot depuis le début de l’année, alors que normalement, à ce stade là, ils auraient déjà été impliqués dans plusieurs bagarres.

Le Sepentard se retrouvait plus ou moins dans la même situation que lui, à cette différence près qu’il était traité en pestiféré.

Harry ne comprit à quel point les choses avaient dégénéré que le jour où il fut témoin d’une scène particulièrement éclairante sur les séquelles qu’avait laissé la guerre.

Il déboucha dans un couloir pour tomber sur Draco Malefoy, le nez en sang, entouré par un groupe de septième année.

« Alors, on fait plus le fier maintenant que papa est derrière les barreaux. Et tu veux savoir, Malefoy, tu devrais y être avec lui. Les gens comme toi ça me donne envie de vomir. Je comprends pas qu’on t’ait autorisé à revenir à Poudlard. »

Malefoy releva la tête et leur adressa un sourire provoquant.

« Marrant. Moi, ce qui me donne envie de vomir, c’est des pauvres types dans votre genre qui doivent s’y mettre à plusieurs pour trouver le cran de s’en prendre à une seule personne. »

Faites confiance à Malefoy pour ne pas savoir quand s’arrêter. Harry leva les yeux au ciel. Il n’avait aucune sympathie pour Malefoy, mais il ne pouvait quand même pas laisser faire ça. 

Lorsque ils l’aperçurent, le groupe l’accueillit par un grand sourire.

« Ha, Potter tu tombes bien ! On est en train d’enseigner une leçon à cette sale fouine. Faut lui montrer où est sa place maintenant. Allez, à toi l’honneur. »

« Je ne crois pas non. Laissez le partir. »

« Non, mais tu délires Potter. »

« Est-ce que j’ai l’air de délirer. »

Le groupe le regarda avec hésitation.

« Maintenant que tu le demandes, Potter, tout à fait. Je n’ai aucun besoin de ton aide. » intervint Malefoy, l’air incroyablement supérieur pour quelqu’un qui était sur le point de se faire casser la gueule.

Harry l’ignora superbement, qu’il aille se faire foutre avec sa fierté à deux noises.

« Dégagez »

Il leur lança un regard menaçant. C’était dans ce genre de situation qu’il appréciait que la vérité ait été déformée. Quand les gens pensaient que d’un simple Expelliarmus vous pouviez les tuer, ils devenaient beaucoup plus faciles à intimider.

« Oh. Et la directrice sera avertie, bien sûr. Alors ne pensez même pas à recommencer. »

Draco se releva péniblement.

« Ça va Potter ? Tu t’es bien amusé. Tu as pu jouer au héros. Tu as montré à quel point Harry Potter était noble et juste. Même envers ses anciens ennemis.

 « C’est la version Malfoy pour merci, j’imagine. » dit Harry d’un ton léger.

« Tu sais, tu devrais penser à consulter. Ça se soigne très bien le complexe du héros. Je t’assure. »

Harry ne pouvait pas se mettre en colère, il n’avait pas rêvé le soulagement dans les yeux du Serpentard quand il était intervenu. Et les insultes de Malefoy n’étaient qu’a moitié convaincues.

« C’est la première fois que ça t’arrive ? »

Le blond lui lança un regard froid.

« Tu aimerais bien le savoir. »

Maintenant qu’il le voyait de près, il examina Draco plus attentivement. Il n’avait vraiment pas l’air bien, outre le sang séché sur son visage et le bleu qui commençait à se former sur sa tempe gauche. Il était beaucoup trop pâle et trop mince. Rien de comparable avec ce à quoi il ressemblait en sixième année, mais c’était tout de même inquiétant.

« Tu devrais aller à l’infirmerie. »

Sa voix était beaucoup plus inquiète qu’il ne l’aurait voulue.

« Va te faire voir Potter. »

Il sut immédiatement que le Serpentard n’irait pas. Très bien, il n’aurait qu’à s’en occuper lui-même.

Il fit un détour par l’infirmerie et Madame Pomfrey promit de convoquer Draco pour l’examiner. Après quoi, il se dirigea vers le bureau de McGonagall.

 

-o-o-

 

Il envoya une lettre à Hermione pour lui relater l’évènement. Ils s’écrivaient quotidiennement pour se tenir informés de l’évolution de leurs vies respectives.

On pouvait s’y attendre, répondait-elle… Beaucoup de gens ont perdu des êtres chers pendant la guerre. Ils éprouvent une profonde rancœur et c’est normal, d’autant plus qu’ils n’auront jamais l’occasion de se venger eux-mêmes du mal qui a été fait à leur famille. Et à Poudlard, ils ont l’occasion de s’en prendre à un fils de Mangemort, de prendre leur revanche. Je suis très fière de toi, Harry, tu as fais ce qu’il fallait. Mais cela nous montre que nous avons encore du chemin à parcourir avant d’avoir rétabli la paix dans la société sorcière.

Elle enchaînait en lui parlant des ses dernières avancée dans sa lutte pour un statut plus juste des elfes de maison.

 

-o-o-

 

Ils étaient un nombre  impair cette année là en cours de Potions. Pour certains travaux, le professeur Slughorn leur demandait de travailler par groupes de deux, estimant que c’était pour eux un bon moyen de compléter leurs connaissances, ainsi que de diviser le temps de travail, un avantage appréciable pour une année au programme chargé.

Les premiers temps, Harry avait navigué entre plusieurs partenaires. Il trouvait toujours quelqu’un pour travailler avec lui, et en dehors de ça, le reste n’avait pas grande importance. Mais les choses changèrent après l’épisode du couloir. Jusque là, il ne s’était pas vraiment inquiété de la manière dont les choses se déroulaient en classe. Mais il eut vite fait de remarquer que Malefoy était toujours celui qui se retrouvait seul. Lui-même ne tenait pas à avoir Malefoy pour partenaire, alors ça ne l’avait pas interpellé plus que ça. Mais il n’était pas l’unique Serpentard du cours, si les autres ne voulaient pas de lui, il était étrange que les membres de sa maison agissent de la même façon. Sans compter que pour détestable qu’il soit, Malefoy était plutôt doué dans cette manière, les Serdaigles ne seraient certainement pas passés à côté de l’occasion de travailler avec quelqu’un de qui ils pouvaient apprendre. Il lui suffit de tendre un peu l’oreille pour comprendre ce qui se passait. « Pas question que je travaille avec cette pourriture disaient les uns. », « Ce sale fils de pute était l’un d’entre eux, j’ai vu le tatouage sur son bras », « Il me fait froid dans le dos, franchement, on se demande de quoi il est capable », murmuraient les autres, « C’est un Malefoy, ils ont ça dans le sang, son père était déjà au service de tu-sais-qui pendant la première guerre, c’est de famille faut croire. ».

Edifiant, comme aurait dit Hermione.

Harry se sentait dégoûté par un tel comportement. Il avait été assez souvent le centre des rumeurs pour mépriser les gens qui les faisaient circuler. Il n’avait aucune sympathie pour Draco, mais là les choses allaient trop loin. Malefoy était un sale gosse et un froussard, mais dans cette guerre il avait été une victime plus qu’autre chose. Victime de son éducation, victime de l’endoctrinement réservé aux jeunes recrues de Voldemort, victime des erreurs de ses parents. Et maintenant, victime d’une société qui ne voulait pas lui donner une seconde chance. Ce qui était le meilleur moyen de le faire se retourner contre elle. Harry comprenait maintenant l’importance que Dumbledore donnait l’importance aux secondes chances. Il décida de donner la sienne à Draco.

Au prochain cours, lorsque vint le moment de former les équipes, il prit ses affaires et se dirigea vers le bureau de Draco, au dernier rang, à demi dissimulé dans la pénombre. Un changement radical comparé à son éternel position au premier rang à briller sous les yeux de son professeur préféré.

Son sac atterrit sur la table avec un bruit mou. Le Serpentard releva la tête de ses notes et écarquilla les yeux de surprise. Il reprit cependant rapidement le contrôle de lui-même, adoptant le masque froid et détaché qu’il réservait à ses condisciples. Il le dévisagea d’un air légèrement méprisant.

« Je peux travailler avec toi ? » demanda Harry, purement pour la forme. Il ne s’attendait bien sûr pas  à une réponse polie, mais c’était un moyen d’engager la conversation.

« Quelle noblesse d’esprit Potter. Dumbledore aurait été fier de toi. Tu viens montrer le bon exemple à tes admirateurs. « Même les gens comme lui méritent qu’on les traite comme des êtres humains. » C’est ça ? Tu peux te sentir bien Potter, tu as fait ta bonne action de la journée. Maintenant que tu as vaincu Voldemort, il faut que tu puisses montrer au monde sorcier que tu es capable de convertir d’anciens criminels de guerre. Ta vie doit être tellement ennuyeuse si tu as du temps à perdre avec ces bêtises. Etrange, j’aurais plutôt cru que ton prochain projet serait « aidons les elfes de maisons » ou encore « venons en aide aux familles déchirées par la guerre », mais non, le petit Potter est devenu grand, il a décidé de laisser ses tâches indignes de lui à ses deux larbins, et lui il retourne attaquer le mal par la racine. »

Harry s’était attendu à un accueil hostile. C’était le contraire qui l’aurait surpris. Heureusement, il savait comment gérer ce Malefoy là.

« En fait, j’en ai rien à faire de toi Malefoy. J’ai besoin d’une bonne moyenne en Potions cette année. Et toi et moi sommes les meilleurs élèves de cette classe. Alors voilà le deal, on travaille ensemble et en échange tout le monde verra qu’Harry Potter parle à Draco Malefoy, plutôt bon pour l’image de ta famille, tu ne trouves pas ? Surtout en ce moment. J’imagines que tu ne dois pas apprécier ça, hein, être un déchet de la société ? »

« Et moi qui pensais que tu étais quelqu’un de noble et de désintéressé, c’est tout un mythe qui s’effondre Potter. Remarque, ça ne m’étonne pas, j’ai toujours su que t’étais qu’un putain d’hypocrite, dans le fond, t’es juste aussi pourri que le reste d’entre nous. Et tous tes beaux discours, c’est que de la merde. »

« Mais tu vas quand même dire oui, je me trompe ? Après tout, t’as jamais eu de fierté Malefoy. »

« Va te faire enculer Potter. Tu dois être en train de jouir là, non ? Eh ben profite bien du spectacle. Je suis à terre pour le moment, mais ça ne durera pas. Tu verras, un jour ce sera mon tour de me foutre de ta gueule. »

« Alors c’est oui. » c’était plus une affirmation qu’autre chose.

Pour toute réponse, Malefoy lui lança les racines de mandragore.

Plusieurs minutes passèrent en silence. Ils faisaient une bonne équipe tous les deux. Ils travaillaient dans un silence glacial, mais ils étaient efficaces. Les seuls moments où ils s’adressaient la parole étaient pour exiger de l’autre qu’il lui passe tel ou tel ingrédient ou pour discuter de tel ou tel point. Mais le statu quo ne dura pas longtemps.

 « Pourquoi, Potter ? Pourquoi est-ce que tu m’as aidé ? Pourquoi est-ce que tu continues à le faire ? »

Harry n’avait pas vraiment espéré que son plan grossier lui permettrait d’amener la situation à ce point. Il connaissait Malefoy mieux que la plupart des gens - vous ne passiez pas six ans à entretenir une relation de rivalité avec quelqu’un sans apprendre comment pousser ses boutons. Mais Hermione était la spécialiste de la manipulation psychologique, pas Harry.

« De quoi tu parles » s’enquit-il prudemment.

« Je ne suis pas stupide, tu sais, je me suis renseigné. C’est à cause de toi que j’ai été convoqué chez Pomfrey ce jour là. » Il se référait sans aucun doute à l’évènement du couloir. « Et depuis, je n’ai plus jamais eu de problèmes, avec personne. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Et ils n’étaient pas les seuls. Et d’autres personnes, dans la même situation que moi ont miraculeusement vu leur situation s’arranger après ça. J’ai interrogé les portraits, ils m’ont dit qu’ils t’avaient vu te diriger vers le bureau de McGonagall. Et j’ai bien réfléchi Potter. L’excuse que tu m’as servie, elle tient pas debout. C’était facile à croire, parce que le monde est rempli de ce genre de gens. Ton monde corrigea Harry in petto. Mais toi, t’es différent. Je te connais depuis des années Potter, ça te ressemble pas de faire un truc comme ça. Même si ça m’arrache la bouche de l’admettre, t’es pas ce genre de personne. T’es tellement bon, que c’en est écoeurant. J’aime pas être pris pour un con. Je veux la vérité. »

Il regardait Harry droit dans les yeux, ses prunelles grises ancrées dans les siennes.

« J’aurais fait la même chose pour n’importe qui dans la même situation. Ce que ces types faisaient, ce n’était pas bien. Et tu mérites d’avoir une seconde chance Draco. Tu n’es pas quelqu’un de mauvais. Tu es un sale gosse arrogant et insupportable. Mais tu n’es pas mauvais. Tu ne m’aurais jamais laissé t’aider si je t’avais présenté les choses comme ça au départ. »

« J’ai pas besoin de ta pitié. » cracha Draco, en écrasant rageusement ses pattes de grillons.

« Tu choisis mal ton moment pour découvrir que t’as une fierté. Y’a des moments où il faut savoir accepter qu’on a besoin d’aide. Même si elle vient de quelqu’un qu’on déteste. Et si ça peut t’aider, considère que c’est ma manière de payer ma dette envers ta famille. »

« Si tu voulais vraiment payer te dette envers ma famille Potter, tu t’arrangerais pour que mes parents soient blanchis. Non, la vérité, c’est que tu es en train de découvrir que la guerre ne s’est pas arrêtée le jour où tu as vaincu Voldemort. Et en bon petit Gryffondor que tu es, tu te sens responsable de la situation actuelle et tu veux faire tout ce qui est en ton pouvoir pour rendre le monde meilleur. »

Comme toujours lors de leurs joutes verbales, Malefoy avait réussi à faire mouche. Mais Harry était résolu à ne pas s’énerver.

« Il y a beaucoup de choses que je ne sais pas et que je ne comprends pas, c’est vrai. Mais ça ne veut pas dire que je vais arrêter d’essayer. »

« Très profond Potter. C’est tellement inattendu de te voir essayer de dire des choses intelligentes pour changer. Oublie ce ton condescendant avec moi Potter. A mes yeux, tu ne seras jamais le nouveau Dumbledore. Je te connais Potter, dans le fond tu n’es qu’un sale gosse ignorant avec beaucoup trop de chance. Les gens se laissent facilement aveugler par l’aura de la célébrité. Mais je te connais trop bien Potter, la plupart du temps, tu ne sais pas ce que tu fais. Tu te contentes de continuer en espérant que ça va marcher. Tu es irréfléchi, violent, et dangereux. Je n’ai pas oublié Sectumsempra. Alors tu vois, c’est pas la peine d’adopter le masque du héros avec moi. Je sais très bien qui tu es. Dans le fond, tu te sens coupable et t’essaye juste de te faire pardonner. Parce que combien de familles ont été détruites à cause de toi ? Combien de personnes sont maintenant victimes de persécutions parce que leurs familles avaient choisi le mauvais camp ?  »

Harry n’avait rien à répondre à ça.

« Tu sais quoi Potter, dit-il d’un ton moqueur, t’as raison. Les gens comme moi n’ont pas besoin de fierté. Alors je vais accepter ton aide. »

 

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