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au 31 Mai 21 :
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Il était une fois
Par Sombre Blanche
Originales  -  Action/Aventure/Fantastique  -  fr
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    Chapitre 4     Les chapitres     0 Review    
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Découverte
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Malgré sa résolution, elle n’était pas très sure d’elle. Elle ne savait même pas quoi leur dire. La comprendraient-ils au moins ? Elle se promit d’avoir un traducteur multi langues la prochaine fois qu’elle partirait à l’étranger… si jamais elle repartait.

Peut-être devrait-elle mettre ses vêtements ? Ainsi ils comprendraient qu’elle voulait vite les quitter. Et  puis, elle ne s’imaginait pas les rencontrer en sachant que son pantalon risquait de tomber à tous moments.

Aléa entreprit donc de se changer. Ce fut plus difficile qu’elle ne le croyait car tout son corps la faisait souffrir. Quand elle y fut enfin parvenue, elle se dirigea vers la porte d’un pas lent. Après encore quelques minutes d’hésitation, elle tourna la poignée et ouvrit  la porte.

Elle fut éblouie par la soudaine abondance de soleil, ce qui la fit cligner des yeux et la stoppa net sur le seuil de la pièce. Elle devait attendre que ses yeux sadaptent à la lumière ou elle risquait d’heurter de plein fouet un mur. Il est vrai qu’à son réveil, elle était plongée dans l’obscurité et n’avait pas pris la peine d’ouvrir les volets ou d’allumer la lumière.

Lorsqu’elle se fut habituée, elle constata qu’elle était dans un couloir aux murs beiges et au sol brun sombre qui s’étendait des deux côtés de la pièce de laquelle elle venait. Aléa était nu-pieds mais cela ne la dérangeait pas : le parquet était lisse et sans échardes, malgré les petits couinements qu’il émettait à chacun de ses pas.

Un peu plus vers la droite se trouvait un escalier qui menait à l’étage du dessous –sans doute le rez-de-chaussée. Elle décida de l’emprunter et déboucha sur un nouveau corridor, plus obscur cette fois. Au moment où elle allait s’y engager, elle se rendit compte que la porte en face des marches était entrouverte. Elle jeta en coup d’œil et réalisa que cela menait dehors. Elle opta donc finalement pour cette sortie.

            Elle fut surprise lorsqu’elle vit qu’elle avait débouché sous un dôme. Le sol était composé de briques rouges et le dôme, soutenu par des colonnes de pierre crème, permettait à tout moment de se rendre dans le carré d’herbe attenant. Tout au long du mur étaient encastrées des portes dont la peinture rouge bordeaux était écaillée. Cette partie du bâtiment était sans doute la plus ancienne, à en juger par son style.

Mais là n’était pas le plus urgent :  où devait-elle aller maintenant ?

Il y avait tellement de portes qu’Aléa ne parvenait pas à choisir laquelle emprunter. Elle choisit finalement de continuer à suivre le chemin que lui indiquaient les briques. Elle marcha ainsi durant quelques instants, scrutant les alentours à la rechercher d’une présence humaine.

Elle fut étonnée de constater qu’elle ne croisait personne. Au vu de la taille du bâtiment, il était logique de penser qu’il y aurait du monde. Quoiqu’il était possible que cette partie de l’enceinte ne soit pas habitée.

Plongée dans ses pensées, elle n’aperçut pas la personne qui avait ouvert l’une des portes et la percuta de plein fouet. Aléa tomba à la renverse mais on la rattrapa juste à temps par le bras. C’était un homme aux cheveux bleus courts. Il avait la peau très matte et portait des lunettes de soleil qui ne laissaient même pas deviner ses yeux. C’était étrange, surtout en sachant qu’il venait de l’intérieur.

La jeune femme n’eut pas le temps de le détailler davantage. Il lui sourit, dit quelque chose -que bien entendu elle ne comprit pas- et lui faussa compagnie.

C’était le genre de rencontre qui laissait totalement béat. Aléa mit un temps certain à se reprendre puis entreprit de continuer son inspection, en tachant de ne pas trop penser à cet homme bizarre. Cet endroit lui paraissait à présent vraiment anormal et elle avait hâte de s’en aller.

Elle avait beau essayer de se raisonner, de se dire qu’il n’y avait rien d’étrange et que ces gens l’avaient aidée, Aléa réalisa qu’elle accélérait le pas. Elle était de plus en plus nerveuse  et, elle ignorait pourquoi, son envie de courir était de plus en plus intense.

Tout cela était vraiment déconcertant. Peut-être voulaient-ils l’empêcher de fuir ? Après tout, ils ne lui avaient pas rendu sa valise. Mais pourquoi ?

Tout à coup, elle entendit quelqu’un crier. Elle se retourna et vit un homme aux cheveux blancs se diriger vers elle en hurlant. La jeune femme prit soudainement peur et, sans réfléchir, prit ses jambes à son cou. Cet homme braillant ne lui inspirait aucune confiance. Elle courut ainsi pendant quelques minutes, traversa le jardin et rejoignit un autre bâtiment.

 Malheureusement, tout son corps la tiraillait et sa tête cognait. Le message était clair : il fallait qu’elle s’arrête.

Elle s’autorisa un coup d’œil par dessus son épaule afin de déterminer s’il la suivait mais ne vit personne.

 L’avait-elle semé ? Etait-ce vraiment possible, dans son état qui plus est? Il est vrai qu’il avait les cheveux blancs. Peut-être cet homme était-il trop vieux pour courir ?

Aléa vérifia une dernière fois autour d’elle puis s’affala contre le mur. Son corps et sa gorge la brûlaient. Elle en avait du mal à reprendre une respiration normale.

Lorsqu’elle réussit à respirer à peu près  correctement, elle essaya de se remettre sur ses jambes. Il était préférable de ne pas traîner…

            -BOUH !

 

Aléa tomba sur les fesses en poussant un faible cri de douleur. Quand était-il arrivé ? Elle avait été surprise de retrouver le visage de cet homme à quelques centimètres du sien, à l’envers en plus !

Tandis qu’elle tentait de se remettre de sa surprise, il descendit de son perchoir.

Il semblait afficher une expression désolée, sans doute parce qu’il avait compris qu’elle s’était fait mal. Il lui tendit la main, comme s’il voulait la saluer. Aléa hésita à la prendre mais il ne lui laissa pas le temps de méditer et lui attrapa le bras pour l’aider à se redresser. Lorsqu’elle fut debout, elle prit le temps de le regarder de plus près.

 Il n’avait pas l’air si vieux finalement…. Il était même jeune, sans doute environ son âge. Sa coupe ressemblait à celle d’un émo… à ceci près que, généralement, leurs cheveux étaient noirs. Parfois même blonds. Mais blancs… c’était plutôt hors norme. Ce n’était pas étonnant qu’elle l’ait prit pour un vieillard, surtout à la distance à laquelle elle l’avait aperçu ! Du reste, elle avait immédiatement fui, ne cherchant pas à le détailler à ce moment. Ce garçon était sans doute un fana des colorations. Après tout, elle avait toujours considéré que l’excentricité physique était une marque de fabrique des japonais… A ceci près qu’il n’était pas du tout asiatique…

Ses yeux étaient bleu clairs. Cela correspondait parfaitement à son teint pâle et ses cheveux blancs. Elle lui trouvait un beau visage mais il avait quelque chose d’irréel. Elle n’aurait su dire quoi.

Il dégageait aussi un parfum qu’elle n’avait jusqu’ici jamais senti… un mélange d’herbe fraîchement coupée et de fleurs… Elle savait qu’elle n’arrivait pas à saisir toutes les senteurs qui le composaient mais cette fragrance était très agréable.

Elle se prit au jeu  et continua à le détailler :  il était habillé d’un simple jean déchiré et d’un T-shirt gris sur lequel étaient inscrits en blanc, rouge et noir plusieurs idéogrammes. Elle se demanda ce qu’ils pouvaient bien signifier.

Aléa ne remarqua pas  tout de suite qu’il lui parlait tant elle était absorbée par son analyse minutieuse.

-          HOY !, dit-il brusquement.

Son rappel à l’ordre la fit sursauter. Elle l’écouta alors mais il parlait en japonais -du moins le supposait-elle- et elle ne comprenait absolument rien.

Il ne semblait pas remarquer l’expression interrogatrice d’Aléa et continuait inlassablement à baragouiner.

Au moins, il n’avait pas l’air dangereux. Aléa tenta alors de lui expliquer qu’elle ne comprenait pas son galimatia.

-          Eto*…, commença-t-elle timidement

Aucune réaction.

-          Hum Hum… E-TO !...

-          Nani** ?

Ah, enfin un mot qu’elle comprenait !  Et il s’était arrêté de parler ! C’était un bon début.

Elle lui dit alors -en anglais, cela va de soit- qu’elle ne parlait pas japonais.

A voir son visage songeur, elle en déduisit que, cette fois, c’était lui qui n’avait pas compris. Elle tenta alors de lui parler en français -sait-on jamais- : toujours pas de réaction. Enfin, elle essaya l’espagnol. C’était son dernier recours.

Le garçon aux cheveux blancs continuaient imperturbablement à la regarder avec de grand yeux interrogateurs.

C’était bien sa veine ! Elle ne savait plus quoi faire ! Baaah, cela n’avait finalement  aucune importance, elle laissait tomber… Advienne que pourra !

Elle laissa échapper un énorme soupir et s’adossa au mur. Elle se sentait si fatiguée…

Avant d’avoir pu s’asseoir, le jeune homme l’attrapa par le bras et l’entraîna à sa suite.

-          Hey, où-est-ce que tu m’emmènes ?, s’écria-t-elle.

Elle ne voulait pas y aller !

De plus, il hâtait le pas, courant presque. Elle était incapable de soutenir son rythme. L’épuisement et les élancements étaient trop présents. Aléa se débattait pitoyablement.

-          Lâche-moi ! Mais lâche-moi je te dis !, rugit-elle.

C’était inutile, il ne saisissait pas un mot de français et il ne desserrait pas sa prise. Il ne s’était même pas une fois retourné. 

Elle eut alors une idée : elle se laissa lourdement tomber par terre.

Voila, comme ça, il devrait s’arrêter ! Il n’allait tout de même pas la trainer ainsi.

Effectivement, il se stoppa et se retourna. Après quelques instants, il la lâcha même. Il la fixa gravement. Elle sentit qu’il la jaugeait.

Il allait avoir un bon aperçu de son entêtement ! Elle ne bougerait pas, un point, c’est tout.

Aléa avait conscience de la puérilité de la chose mais elle était déterminée !

C’était sans compter sur son « adversaire ».

Aléa aperçu un sourire se former sur ses lèvres. Il s’approcha alors tout doucement

d’elle comme s’il essayait d’approcher un animal apeuré à deux doigts de prendre la fuite.

Que préparait-il ?

En un éclair, il la souleva.  La jeune femme sentit des bras la porter et le vide sous elle.

Ah non ! C’était injuste !

Elle pensa à nouveau à résister mais devina qu’il ne la lâcherait pas de sitôt. Il lui sourit à nouveau et repartit d’un bon pas. 

            Il avait gagné… elle n’avait plus qu’à attendre qu’ils arrivent à destination. Et puis, elle devait bien avouer qu’elle était confortablement installée. C’était plus simple et moins douloureux que d’avoir à marcher.

            D’ailleurs, elle n’avait plus très mal et réalisa qu’elle se sentait déjà mieux.  Elle aurait même pu s’endormir. Elle sentait son corps s’engourdir et le sommeil la gagner. Ses paupières se fermaient et la course la berçait…

 

 

* « eto… » se prononce « éto » et signifie « heu… ».

** « Nani signifie « quoi ? »

 
 
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