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au 31 Mai 21 :
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pour 4075 fics écrites
contenant 15226 chapitres
qui ont générés 24443 reviews
 
     

     
 
Foutu courage
Par olorin
Harry Potter  -  Romance/Drame  -  fr
17 chapitres - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 10     Les chapitres     13 Reviews    
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Then there's you

John courut, à perdre haleine jusqu'au parc. Ignorant tous les regards curieux posés sur lui, il traversa le château. Il crut même voir un professeur essayer de le retenir, mais il n'y prêta pas attention. Enfin, il parvint au parc qui fut comme une bouffée d'air frais.

Le Gryffondor ne répondit pas aux aurors qui lui conseillèrent de rentrer plus tôt, il se dirigea immédiatement vers un endroit tranquille à l'abri des regards. Il arriva au rocher immense près du lac, qui était un bon endroit pour ne pas être retrouvé.

Cet endroit même où il s'était blotti dans les bras de l'homme qu'il aimait. Cet endroit même où ils se rendaient avant que Hyden ne disparaisse avec sa mère. Cet endroit où le blond s'était senti en sécurité, sans personne pour lui faire du mal. Sans danger dans ce monde de fous.

Alors John s'assit dos à la pierre, essayant de retrouver ce sentiment, mais sans l'ex-Serpentard, ça ne servait à rien. Il y avait juste le vide, pas de tristesse, juste un peu de colère et surtout de la déception. Il l'avait pressenti, et c'était arrivé. Le vide qu'il ressentait avant de devenir ami avec le brun était revenu.

Le jeune homme tâta le sol, il empoigna une pierre en forme de pointe et leva la main. Sans savoir pourquoi, il inscrivit dans la pierre « Hyden » suivi d'un coeur brisé. Ça pouvait paraître enfantin et ridicule mais c'était son envie, sa petite dédicace inutile.

Puis sans un mot, le blond se rendit dans la cabane hurlante, il passa sous le tunnel, puis souleva la trappe menant à la cabane où avait vécu le brun pendant quelques jours. La maison n'avait pas changé depuis les vacances.

Elle restait toujours la même, les bougies du jour où ils s'étaient avoué leur amour reposaient éparpillées sur le sol. Les pétales de fleurs maculaient le sol, absolument rien n'avait changé. Mis à part peut-être une fine couche de poussière reposant sur tous les meubles.

Les rayons du soleil filtraient encore à travers les fenêtres condamnées, se dirigeant en poussant du pied les bougies au sol, il monta jusqu'à la chambre du brun. Celle-ci était plongée dans le noir, sans aucune lumière. Se remémorant l'allure de la pièce, le blond sut à peu près où se trouvait le lit et se coucha dedans.

Quelques mois plus tôt, le Gryffondor aurait été effrayé à l'idée de rester dans un pièce sans aucune source de lumière, il se serait alors jeté dans les bras de son amant. Mais il n'en avait plus et s'en foutait, un monstre pouvait bien venir le bouffer ça ne changerait absolument rien. Il avait perdu sa raison de vivre.

Son coeur se serra, les sanglots lui nouèrent la gorge mais il ne pleura pas. Ce n'était pas le moment, John fit ce qu'il avait toujours aimé faire tout en se trouvant médiocre. Son coeur se desserra sa gorge de dénoua, lorsque d'une voix rauque il entama une chanson.

How my thoughts they spin me 'round...and how my thoughts they let me down...(1)

L'air résonnait dans sa tête, il n'avait plus qu'à chanter,les paroles venaient toutes seules, bien adaptées à son état d'esprit.

And then there's you, then there's you...

Il passa tout son registre de chansons, en passant par Hallelujah, par Linkin park, par evanescence,joshua radin.

 

Sous les yeux de Dumbledore et Isabella, Hyden tourna la tête pour éviter le baiser de John. Celui-ci baissa les yeux et soupira:

Je m'en doutais depuis longtemps, je comprends pourquoi Isa m'a caché des choses.

Alors sans rien rajouter, il disparut au détour d'un couloir. Laissant bouche-bée, la Serdaigle, et le directeur de Poudlard . Seul l'ex-Serpentard s'était attendu à cette réaction.

Isabella fixa le brun qui afficha un visage neutre, sans expression. Ne voulant pas montrer qu'en fait, son coeur se brisait en mille miettes. Mais la jeune fille le regardait comme si elle savait ce qu'il ressentait, ho oui elle le savait, c'était certains, Isa savait tout.

Dumbledore les yeux au sol, comme un enfant en pleine crise de culpabilité, se demandait s'il avait bien fait. Puis d'un pas traînant il retourna à son bureau. Hyen évita le regard de la Serdaigle ne sachant quoi faire. Celle-ci se contenta de prononcer quelques mots avant de disparaître à son tour:

- Arrêtes de te faire du mal...

L'ex-Serpentard se demanda quel sens avait la phrase. Savait-elle à propos de ces cicatrices sur ses bras ? Ou parlait-elle de sa nouvelle hétérosexualité. Peut-être des deux, la jeune fille était tout à fait capable de savoir ce qu'il faisait.

La déception qui l'avait vu dans les yeux de son ancien amant lui avait fait froid dans le dos. Le brun sans vraiment chercher un endroit précis marcha dans les couloirs. Perdu dans ses pensées, il bouscula nombre d'élèves. Certains l'accostaient d'une remarque homophobe. D'autres lui disaient simplement de faire attention. Mais le jeune homme s'en fichait.

Ses pas le menèrent dans le parc, à l'endroit même où il avait serré le blond dans ses bras. A l'endroit même où ils aimaient être...avant. L'immense rocher près du lac, Hyden s'assit contre la pierre, passant ses doigts sur la roche à la recherche d'une trace de leur amour. Mais rien...

Soudain, ses doigts passèrent sur des aspérités, jetant un coup d'oeil, l'ex-Serpentard vit ce qu'avait écrit John. Il colla sa tête contre la pierre froide. Qu'avait-il fait... John l'aimait-il tant que ça ? Le brun prit une pierre pointue et grava dans la pierre juste en dessous.

« Je suis désolé... je ne suis pas comme toi. Je ne t'aime pas. Veux-tu être mon ami ? »

Lâchant la pierre, le jeune homme s'y adossa et regarda le ciel bleu. Cette année promettait d'être magnifique... Il resta adossé au rocher quelques heures, sans vraiment savoir pourquoi, sans savoir que dans la cabane hurlante, le blond chantait comme si sa vie en dépendait.

Sachant qu'il était l'heure de manger, Hyden rentra au château. Dans la Grande Salle, des serpentards rigolaient en mimant quelqu'un entrain de se faire frapper tandis qu'Isa et Lena se chamaillaient pour avoir le dernier chocogrenouille sur la table. Le brun se composa un sourire, et fonça vers elles.

Il s'assit face aux deux soeurs, et profitant de leur dispute leur piqua le chocogrenouille sous le nez. Cependant, avant qu'il ne puisse le mettre en bouche, il sentit la pointe d'une baguette contre sa gorge. Isabella pointait sa baguette vers lui, les yeux pétillants et un sourire angélique sur le visage.

- Rends-moi ce chocogrenouille, déclara-t-elle gentiment, ou je t'égorge...

L'ex-Serpentard écarquilla les yeux, croyant que la jeune fille rigolait. Mais celle-ci toujours polie était très sérieuse. Le brun déglutit péniblement et reposa la friandise sur la table. La Serdaigle se jeta dessus et le mangea d'une traite, la bouche pleine elle s'exclama:

- Merchi !

Hyden éclata de rire, suivi par Lena. Celle-ci regardait le jeune homme fixement. L'arrivée de John le surprit, pâle, une grimace de douleur plaquée sur le visage, il se tenait le ventre. Toutes les têtes se tournèrent vers lui, les trois amis cessèrent de rigoler, regardant John qui semblait lutter contre l'évanouissement.

Le blond fit demi-tour et sortit de la Grande Salle, avant de se diriger à nouveau vers la cabane hurlante, à pas lents, se tenant les côtes. Il ignora les aurors qui le sermonnaient, le soleil ne s'était pas encore couché. Une fois hors du champ de vision des aurors, il se rendit dans la cabane hurlante.

Le Gryffondor essaya de monter les escaliers pour aller dans la chambre. Mais la douleur fut trop forte, il s'écroula en plein milieu de sa montée et atterrit en bas. Il se traîna lamentablement jusqu'à un canapé d'où il ne bougea plus. Chaque mouvement lui procurant une onde de douleur dans tout le corps.

Lorsqu'elle avait vu son meilleur ami rentrer dans la salle blanc comme neige et grimaçant, la jeune fille avait immédiatement compris que quelque chose n'allait pas. Heureusement, Hyden aussi, il se leva avant qu'elle ne puisse faire un geste et se lança à la poursuite du blond. Sous les regards moqueurs des Serpentards, dont celui que Rogue avait viré de cours l'année précédente.(2)

Il perdit sa trace dans le parc et dut demander à un auror qui lui expliqua que John avait disparu près du Saule cogneur. Le brun se précipita vers la cabane hurlante, traversa le passage souterrain. Le soleil s'était couché, il faisait noire dans la cabane. Et aucun bruit ne troublait l'atmosphère sinistre de la cabane.

Hyden faillit faire demi-tour lorsqu'un soupir de douleur échappa au blond. Se retournant, Hyden plissa les yeux et avança dans le noir jusqu'à toucher un fauteuil, il s'assit devant et se rappelant de la pièce pointa sa baguette vers un endroit encore plus sombre que les autres. Des flammes jaillirent de sa baguette et allumèrent l'âtre qui illumina la pièce.

John apparut à la lueur des flammes, il était assis, transpirant, haletant. Il allait très mal, et la faible lueur lui donnait un aspect sinistre. Sa main reposait sur ses côtes. L'ex-Serpentard voulut prendre son ancien amant dans ses bras mais se maudit immédiatement à cette idée. Il demanda en montrant les côtes du blond:

- Tu as mal ?

- Non, non, ne t'inquiètes pas je suis juste un peu fatigué, le rassura John d'une voix qu'il voulait posée.

- Tu es...

- Oui, je suis sûr.

- John...je suis désolé...mais je ne suis pas comme toi... je ne suis pas un pé...

- Tu n'as aucun droit d'utiliser ce mot immonde en sachant ce qu'on a vécu ensemble.

- Ce que nous avons vécu était une erreur, je sais qui je suis maintenant.

- Une erreur...tu as raison. Toutes ces choses qu'Isa et moi avons fait pour toi, on a risqué nos vies pour toi, ce sont des erreurs, regarde ce qu'on a en remerciement, réplique John d'une voix amère.

Les yeux verts du blond brillèrent à la lueur des flammes lui donnant un charisme et une autorité inébranlable. Il avait su parfaitement où frapper pour faire mal et avait réussi brillamment. Il avait raison en prime. Le brun savait pertinemment qu'il avait raison, que le blond avait risqué sa vie pour lui et que lui en remerciement ne voulait plus s'assumer. Le Gryffondor continua sur sa lancée:

- Mais heureusement tu sais qui tu es, n'est-ce pas ? Dis-moi, tu savais qui tu étais quand tu me serrais dans tes bras ? Tu savais qui tu étais quand tu disais que tu m'aimais ? Tu savais qui tu étais quand tu m'as demandé de sortir avec toi ? Et il suffit de deux mois et de ta mère pour te faire changer, cet « amour » était tellement puissant que je suis sûr qu'en un mot elle t'as fais changer d'avis. Maintenant, monsieur est fort, il sait qui il est.

- Avant, je croyais savoir qui j'étais mais je me suis trompé, j'aime les femmes.

- Tu aimes les femmes, avec leur délicatesse, leurs jolies courbes. Je ne sais pas si tu sais mais les femmes n'ont pas de bite pour pouvoir te rassasier.

Ca aurait pu paraître ridicule, mais au lieu de ça Hyden fut encore plus blessé. Essayant de le blesser en retour il fit froidement:

- Je ne t'aime pas !

- Mais moi non plus Hyden...

- Quoi ? S'exclama le brun, étonné.

- Je ne t'aime pas..., répéta le blond en regardant son ancien amant droit dans les yeux.

- Si, tu m'aimes ! Répondit l'ex-Serpentard avec une voix oscillant entre la déception et la colère.

- Pourquoi es-tu autant déçu, de toute façon tu ne m'aimes pas non plus, sourit le Gryffondor.

Touché. Décidément, Hyden en prenait pour son grade cette fois-ci. Mais il cautionnait en sachant qu'il le méritait. Tout était de sa faute après tout. Profitant du moment de silence qui planait, le brun prit la parole:

- Veux-tu être ami avec moi ?

- Tu rigoles ! S'exclama le blond, ce qui le fit tousser, il se leva péniblement du canapé et avança lentement vers son ancien amant. Tu veux que je sois ton ami ! Tu vas pas bien ! Tu m'as abandonné, pendant deux moi j'ai envoyé mon hibou te chercher toutes les nuits et tous les soirs je me couchais déçu et encore quand j'arrivais à dormir. Je ne savais même pas si j'allais te revoir un jour , Hyden !

- John..., murmura Hyden.

- Tais toi ! Et toi tu es revenu, tranquillement, en me disant que tu ne m'aimais plus. Tu sais quoi ? Tu m'as brisé le coeur deux fois ! Et maintenant tu veux être mon ami... VA TE FAIRE VOIR !

- Je suis désolé...

Tout en levant ses poings, John se jeta sur Hyden les larmes aux yeux, lui assénant des coups de poings sur la poitrine tout en hurlant:

- POURQUOI ES-TU REVENU?? POUR ME VOIR SOUFFRIR ?? TU AURAIS PU REFUSER LA PROPOSITION DE DUMBLEDORE ! TU AURAIS PU RESTER AVEC TA FAMILLE !! ET TU ES REVENU EN PRETEXTANT QUE TU NE M'AIMES PLUS !! SADIQUE !! JE TE HAIS HYDEN! JE TE HAIS!!!

Les coups de poings furent moins puissants, plus espacés. Jusqu'à s'arrêter, le Gryffondor murmurait inlassablement « je te hais ». Déversant toute se douleur,sa colère, il mit ses mains devant ses yeux pour cacher ses larmes.

Hyden aurait voulu répondre à la question que lui avait posé son ancien amant. Pourquoi était-il revenu ? Pas pour faire souffrir le blond en tout cas. Il aurait voulut dire qu'il était revenu pour le voir, pour le serrer dans ses bras et l'aimer plus que jamais. Mais aucun son ne sortit de sa bouche.

Il ne répondit pas... au lieu de ça il s'empara des mains de John pour l'attirer contre son épaule. Il le serra fort dans ses bras, le blond se retint de crier de douleur. Car oui il n'était pas fatigué mais avait mal. Essuyant ses larmes, il ordonna à l'ex-Serpentard de partir. Celui-ci lui lança un regard désolé avant de disparaître sous la trappe.

En grimaçant de douleur, le Gryffondor tomba au sol, ses jambes ne le supportant plus. Il n'eut plus la force de bouger, même respirer lui faisait atrocement mal. Hyden n'avait pas vu ses jambes trembler quand il s'était levé. Il n'avait pas vu que John grimaçait à chaque fois qu'il levait les bras.

Soulevant sa robe de Poudlard, et sa chemise, le blond jeta un coup d'oeil aux nombreux hématomes qui parsemait son torse. Des bleus immenses, des brulures, des coupures qui saignaient encore. A des endroits la peau était arrachée. Et à en juger par la douleur, il avait une ou deux côtes cassées.

La douleur l'empêcha de bouger et de dormir, quelquefois une quinte de toux secouait son corps. Tout son corps semblait en feu, il avait mal de partout sauf au visage. Seulement une question se posait dans sa tête, qui pouvait être inhumain au point de faire autant de mal.

Hyden retourna vers le château, il n'oublia pas de jeter un sort de désillusion pour passer devant les aurors. Ceux-ci ne remarquèrent même pas sa présence. Tout en se disant que n'importe quel mangemort pouvait passer il rentra dans Poudlard.

Au lieu de se diriger vers la tour de Serdaigle, l'ex-Serpentard sortit se rendit dans une classe vide. Les rayons de lune filtraient à travers les vitres, il s'assit à un bureau se prenant la tête entre les mains. Qu'avait-il fait ? Il avait juste détruit l'homme qu'il aimait. Il avait détruit une vie.

A cause de son orgueil, à cause de sa lâcheté. A cause de sa différence, de sa peur d'être rejeté. La peur d'être rejeté était-elle plus forte que l'amour. Il fallait croire que oui. L'amour était une arme, qui tuait les propriétaires. Comme Hyden aurait préféré ne pas être amoureux. Tout aurait été plus simple.

Le brun sortit un bout de verre de sa poche, les larmes aux yeux. Il s'entailla la peau, fermant les yeux. Sentant les gouttes de sang glisser contre sa peau et atterrir sur le sol en un petit bruit discret. Il essaya de se convaincre qu'il avait fait le bon choix. Mais l'avait-il vraiment fait ?

Maintenant plus rien ne le retenait, pas ses parents. Absolument rien...à part sa peur. La peur de revivre haï par le monde entier. Maintenant il fallait qu'il trouve quelqu'un pour oublier le blond, il fallait trouver une petite amie. Et il fallait que le blond aussi retrouve quelqu'un.

- Accio bout de verre ! Murmura une voix.

Le bout de verre s'échappa des mains de l'ex-Serpentard et atterrit dans celles d'Isabella. Celle-ci, droite fière, autoritaire, mais avec une pointe de compassion se tenait dans l'encadrement de la porte. Elle la referma derrière elle et fixa l'ex-Serpentard sans dire un mot,un sourcil haussé.

- Laisse-moi, Isa...

- Je t'ai dis de ne pas te faire de mal, tu ne m'as pas écouté, fit remarquer la jeune fille.

- Je ne savais pas exactement le sens de ta phrase. Comment m'as-tu trouvé ?

En y repensant, c'était une question rhétorique. Isabella savait tout, ou du moins les choses les plus importantes. C'était gênant au final, on ne pouvait absolument rien lui cacher bien longtemps, mais c'était aussi bénéfique.

- Tu me poses encore la question ? Rétorqua Isa. Pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi refuses-tu d'être toi-même ?

- Je suis moi même, je ne l'aime pas, et je ne suis pas gay, s'emporta le brun.

Un tissu de mensonges, et ils le savaient très bien tous les deux.

- Alors, regarde-moi dans les yeux et dis-moi. Dis moi que tu ne l'aimes pas, que tu l'as oublié et que tu n'es pas gay, supplia la Serdaigle, et là je te croirais.

L'ex-Serpentard s'avança vers son amie. La paix ne tenait qu'à un fil. Il avait juste à la regarder dans les yeux et dire qu'il était normal, qu'il n'aimait pas John. Il avait juste à mentir une fois de plus. Et son amie l'aurait cru. Juste quelques mots pour prouver que tout était fini, que leur histoire n'était qu'une erreur.

Il s'arrêta devant Isa, la regardant dans les yeux. Celle-ci essaya d'y déceler la vérité mais elle ne voyait rien. Du noir... aucune lueur dans ses yeux juste le vide. Hyden vit dans les yeux de son amie de l'espoir. Et la peur de voir ses deux meilleurs amis séparés, de voir deux vies détruites.

- J'essaye...,murmura le jeune homme d'une voix rauque, j'essaye de ne pas l'aimer, j'essaye de l'oublier, j'essaye de ne pas être gay. J'essaye...

- Hyden...

Tout en soupirant elle l'embrassa sur le front. Sortant un mouchoir de sa poche, elle essuya le sang qui coulait encore des blessures.

- Pourquoi te faire du mal, pourquoi essayer de l'oublier ? Tu l'aimes Hyden...tu l'aimes.

- Mais c'est mal, je n'ai pas le droit de l'aimer, je n'ai pas le droit d'aimer un homme.

- Qui t'as mis ça dans la tête ? Tu fais ce que tu veux de ta vie, tu as le droit d'aimer un homme, répondit Isabella.

- Mais le médecin a dit que...

- Quoi ?? S'exclama la jeune fille. Ta mère a engagé un médecin pour te faire changer, vieille folle. Tu ne dois pas écouter ce médecin, il t'a dit des bêtises. Est-ce que c'est à cause de lui que tu te scarifies ?

- Non...c'est moi.

- Mais ça te sert à quoi ? Te punir ? Tu n'as rien fait ! Tu ne peux pas être puni parce-que tu l'aimes !

- Si, c'est mal...

Un mur, c'était comme parler à un mur. Un mur indestructible,que la Serdaigle ne se sentait pas capable de détruire. Mais elle devait essayer pour John. Elle devait lui faire comprendre, que c'était pas mal de tomber amoureux d'un homme. Au final, tout le monde souffrait à cause de la mère à Hyden. Tout le monde...

- Raconte-moi tout, ce qu'il s'est passé en deux moi. Et je te raconterai ce que John a vécu.

Ils passèrent la nuit entière dans cette salle de classe. Chacun racontant deux mois de leur vie. Chacun racontant deux mois de calvaire. Chacun essayant d'expliquer ce qu'ils avaient ressenti. John et Hyden avait ressenti la même douleur au final. Ils avaient tous les deux étés abandonnés.

Isa en avait juste été témoin.

La jeune fille raconta les nuits d'insomnie de John, les nuits qu'il passait à écrire une lettre. Et avec quelle colère il la déchirait lorsqu'elle revenait. La nuit qu'il avait passé à la gare attendant que le brun revienne. Les nuits qu'il avait passé à pleurer en pensant à son amant.

Le jeune homme raconta la nuit d'orage, où il avait pleuré seul. Il avoua aussi en sachant que son amie savait les journées enfermé dans sa chambre qu'il avait passé à écrire. Les repas où ses parents racontaient des horreurs sur les homosexuels. Les séances du médecin l'obligeant à devenir « normal ». L'indifférence de son père. La tristesse de sa mère qui passait son temps à boire. La promesse qu'il avait fait de rester avec elle.

C'est avec des cernes et une pâleur de vampire qu'il se dirigèrent vers la grande Salle. Une fois encore, lorsqu'ils mangèrent avec Lena. John était absent. Même la gentillesse de la petite soeur à Isa avec Hyden ne put le rassurer. C'était de sa faute, entièrement de sa faute.

Les cours reprenaient, alors le blond ne devait pas les manquer, ça ne pardonnait pas pour les BUSES. Aussi la Serdaigle décida-t-elle d'aller le chercher dans la cabane hurlante. Elle traversa le parc, passa sous le saule cogneur et atterrit dans la cabane.

Lorsqu'elle vit le blond, couché sur le sol, inconscient. Son sang ne fit qu'un tour, elle se précipita vers lui en hurlant et le secoua.

- John !!

- Heureusement, le John en question ouvrit les yeux et grogna:

- T'étais obligé de me réveiller comme ça, je venais juste de m'endormir.

- Mais pourquoi t'es parterre ?? J'ai cru que t'étais mort ! S'exclama Isabella encore affolée.

- J'ai du tomber en dormant, mentit John.

En réalité il était tombé après la dispute avec Hyden, et n'avait pas eu la force de se relever, sous l'emprise de la douleur. La douleur avait un peu diminué de la veille, ce qui lui permit de faire semblant que tout allait bien face à Isa. Il se releva, en s'efforçant de garder un air neutre et demanda:

- Tu n'as pas dormi ? Tu as l'air fatiguée...

- Non j'ai parlé avec Hyden.

- Tu lui as dis quoi ? Demanda le blond, l'air inquisiteur.

- Allez viens ! On va arriver en retard en cours.

Ce qui signifiait: je ne vais pas répondre à ta question, fin de la discussion. Alors sans insister, il la suivit jusqu'au château, essayant de ne pas montrer qu'il souffrait à chaque pas. Ils se rendirent en métamorphose. Mc Gonagall les accueillit avec un grand sourire, ayant appris le retour de l'ex-Serpentard.

L'heure de cour fut un calvaire pour John. Chaque mouvement lui faisait un mal de chien. Ses brûlures laissaient la chair à vif, et celle-ci collait à sa chemise. Ses coupures saignaient, tachant sa chemise mais heureusement, sa robe noire cachait tout ça. Et il se concentrait sur la gestion de sa douleur, serrant les dents.

Ce qui lui valut un sermon de la part de Mc Gonagall. Il ne se concentrait pas assez sur le cours et faisait n'importe quoi. Son professeur lui fit remarquer que ce n'était pas de cette manière qu'il aurait ses BUSES sous les coups d'oeil inquiets de la Serdaigle.

Au fur et à mesure des heures, le Gryffondor ne se sentit pas bien. Il lui arrivait de voir trouble pendant quelques secondes, sa tête tournait. Il avait la nausée. Et parfois même, il avait le goût du sang dans la bouche. Quelque chose n'allait pas, et sa meilleure amie semblait s'en douter.

Mais il comprit l'ampleur du problème, lorsqu'en plein cours d'enchantements, il vit trouble. Il cracha du sang, et sous les regards étonnés de toute sa classe s'écroula. Se cognant la tête au passage contre un bureau voisin et ne sentit plus son corps avant de perdre connaissance soudainement.

Pendant au moins trois secondes, personne ne bougea. Flitwick pétrifié, fixait le jeune homme comme s'il allait se relever en hurlant que c'était une blague. Certaines filles n'eurent en tête que de crier à la mort. Seule Isa au bout de trois secondes se précipita immédiatement sur son meilleur ami.

Tout le monde finit par la rejoindre et, ensemble, ils emmenèrent le blond jusqu'à l'infirmerie. Même les Serpentards qui en d'autres circonstances se seraient moqués étaient choqués. Sauf deux ou trois.

Pomfresh le prit immédiatement, refusant qu'Isa rentre. Pomfresh le posa sur un lit et l'inspecta. Elle eut un haut le coeur en déboutonnant la chemise du jeune homme. Apparemment il avait été battu violemment. Des brulures, hématomes et coupures parsemaient ses bras son torse et ses jambes.

En tâtant du doigt, elle put déceler une côte cassée. Certaines brûlures assez graves mettaient la chair à nue. Quelle sorte de monstres avaient pu faire ça. Elle pouvait le soigner bien sûr, mais le Gryffondor allait souffrir et ce pendant longtemps. Et bien sûr de nombreuses coupures et brûlures ne s'effaceraient jamais.

Avant qu'elle ne puisse continuer, la porte s'ouvrit en grand. Laissant passer Isa affolée et en colère sa baguette à la main. Elle referma la porte d'un coup de baguette et regarda son meilleur ami, la bouche ouverte. Toutes ces blessures, les yeux écarquillés elle tomba à genoux en se cachant les yeux.

Elle murmura:

- Je n'ai rien vu...je n'ai rien vu...je n'ai rien vu...

Préférant se concentrer sur son patient toujours inconscient. L'infirmière ignora Isabella et s'employa à l'aide de nombreuses potions et de sa baguette à le soigner. Isabella au milieu de l'infirmerie à genoux se maudissait pour n'avoir rien vu.

Tous les élèves devant la porte de l'infirmerie finirent par partir. Hyden apparut en trombe derrière l'infirmerie accompagné par Lena. Il tapa de toutes ses forces contre la porte en hurlant.

Pomfresh, en voyant qu'Isa n'avait pas bougé alla ouvrir, laissant entrer les deux jeunes gens. Le brun comprit alors pourquoi le blond avait semblé si fatigué la veille. Il se promit de tuer ceux qui avaient fait ça. De les faire souffrir plus qu'ils avaient fait souffrir John et après les tuer.

Lena prit sa soeur dans ses bras, celle-ci n'arrêtait pas de dire qu'elle n'avait rien vu. Oui aucun d'eux ne l'avaient vu. John les avait bien dupé. Ou alors eux avaient été aveugles. Les deux. Le Gryffondor n'était pas gâté en ce moment. Personne.

Mais une question se posait. Pourquoi l'avait-il caché, pourquoi le blond avait caché sa douleur ? Pourquoi n'avait-il rien dit ou menti ?

Les soins durèrent des heures où tous attendirent. Pour une fois Isa fut à court de paroles. Blanche comme un linge la bouche pincée les yeux fixés dans le vide elle semblait choquée.

Pomfresh ne put que cicatriser les coupures, atténuer la douleur des brûlures y appliquer une lotion et mettre un bandage dessus. Seule sa côté cassée allait encore lui faire extrêmement mal. Et ce pendant longtemps mais l'infirmière ne pouvait rien contre sa.

Hyden assit près de son ancien amant torse nu ne put s'empêcher de regarder qu'il était formé comme un mannequin. Musclé juste comme il fallait pas trop. Imberbe. Magnifique. Et pour une fois, il ne se maudit pas de penser ça. Ce n'était pas le moment.

Le visage de John était vraiment paisible, un petit sourire au coin des lèvres. Des mèches blondes en l'air. Comme d'habitude, de nombreux épis parsemaient sa coiffure lui donnant un air « au saut du lit » et qui faisait parti de sa nonchalance et de son charme.

Lorsque la nuit pointa le bout de son nez, Pomfresh essaya de les faire partir mais connaissant bien Isa elle finit par les laisser. Isabella ordonna au bout d'un moment à sa soeur d'aller au lit. Celle-ci sans raison apparente regardait l'ex-Serpentard comme si elle avait le coeur brisé. Mais sa grande soeur ne parvint pas à discerner si elle affichait ce que ressentait le brun ou si c'était ses sentiments à elle.

Hyden, ne résistant plus à la tentation, fit glisser ses doigts sur les cicatrices. Dégouté que des humains puissent faire autant de mal gratuitement. Pourquoi avoir fait ça ?

Les deux amis passèrent la nuit à attendre le réveil de John. Ils se relayèrent pour dormir quelques heures, chacun n'ayant pas dormi la veille. Quelquefois, Pomfresh se levait pour appliquer une nouvelle lotion sur le corps meurtri du Gryffondor.

L'ex-Serpentard passa son doigt sur chaque blessure, comme s'il pouvait les effacer. Il en embrassa même quelques-unes. Lorsqu'une chanson lui vint en tête, il ne put s'empêcher de chanter :

- I can fly...but i want his wings...

Isabella le rejoignit:

I can shine, even in the darkness, but i crave the light that he brings.

Revel in the songs that he sings...

My angel Gabriel...,

I can love... but i need his heart, ajouta John avec un sourire paisible.(3)

Il s'était réveillé en entendant ses amis chanter. Malheureusement, une fois la chanson terminée, l'atmosphère fut plus que tendue. Heureusement, Isa avait retrouvé sa verve elle le serra dans ses bras en s'exclamant:

- Que s'est-il passé ?

- …

John baissa les yeux.

- John ?

- Je ne sais pas... je ne me souviens plus, murmura-t-il perdu dans ses pensées.

- Quoi ?

- Je me souviens du jour où il est revenu, déclara-t-il en montrant Hyden, quand je suis parti à la cabane hurlante à un moment j'ai voulu sortir pour aller manger. Je me souviens être sorti...puis plus rien. Trou noir.

- Tu ne sais pas qui t'as fais ça ?

Le Gryffondor baissa les yeux une demi-seconde avant de répondre:

- Non...

Ce geste fut immédiatement remarqué par le brun qui ne crut pas à la réponse. Il se tut quand même, sentant que ce n'était pas le bon moment pour chercher les embrouilles. Le blond se tourna vers lui:

- Que fais-tu là ? Demanda-t-il.

- Ben je...je croyais bien faire, je suis désolé. Je suis ton...

- Ne dis pas « ami ». Je ne serai jamais ton ami. Je serai ton amant ou rien. Et tu as fais ton choix, Hyden. C'est fini...

Ça avait le mérite d'être clair, mais c'était comme ça. John était parfois d'une franchise désarmante. Sur le moment, l'ex-Serpentard eut envie de partir en courant. Mais gardant sa fierté il répondit:

- Peu importe que tu me considères comme ton ami ou pas, je n'aime pas voir quelqu'un d'autre dans cet état alors je resterai avec toi.

- C'est bien la première fois que tu n'es pas égoïste...

Ouch ça faisait mal. Pour éviter de se prendre encore une réplique encore cinglante,il se répondit pas mais resta quand même avec le blond.

Le matin, à son réveil, Amanda fut étonné de voir une vieille femme avec un chapeau pointu sur la tête devant sa porte. Apparemment elle était un des professeurs de John nommée Mc Gonagall, elle la suivit. Appréciant moyennement le transplanage d'escorte.

Amanda avait toujours entendu son fils vanter la beauté du château, et elle en fut émerveillée. Elle suivit Mc Gonagall jusqu'à l'infirmerie où elle vit son fils des bandages sur le torse. Avant qu'elle ne puisse hurler, John la rassura.

Une fois que tout lui fut expliqué. Hyden et Isabella s'en allèrent pour laisser le fils et la mère en paix, mais quand Hyden se retourna pour partir lorsqu'une main le retint. Se retournant il croisa le regard d'Amanda qui voulait tout dire.

Il voulait dire « alors c'est toi l'amant de mon fils ». Il voulait dire « je vous souhaite tout le bonheur du monde » mais il voulait surtout dire « tu lui fais le moindre mal et tu es mort ». Malheureusement il était trop tard. Et elle le comprit dans son regard vide.

Sans dire un mot, elle le lâcha et le laissa aller déjeuner avec Isabella. Une fois arrivés dans la Grande Salle, tous les regards se tournèrent vers eux. Tous à l'exception de Granger, Weasley et Potter qui semblaient absorbés par la gazette du sorcier.

Apparemment, les nouvelles allaient vite dans Poudlard. Les deux amis s'avancèrent. Isabella foudroyant tout le monde du regard. La majorité des élèves baissèrent les yeux sauf quelques audacieux.

Ils s'assirent à côté de Lena qui s'empressa de prendre des nouvelles sur John. Ils répondirent faussement joviaux, mais le silence régnait toujours dans la Grande Salle. A croire que malgré tous les crimes du à Voldemort, les enfants étaient choqués de savoir qu'un élève s'était fait battre.

L'ex-Serpentard croisa le regard de la Serdaigle durant le repas. Qui reflétait la même question que lui aussi se posait. Une question qui posait problème. Qui allait la poser en premier, pas Hyden en tout cas. Isabella prit la parole:

- Tu crois qu'il nous dit la vérité ?

- ...non. Non il ne nous a pas dit la vérité. Il sait qui a fait ça, et il se souvient de tout. Il ne veut pas le dire.

- Comment le sais-tu ? Demanda la jeune fille.

- Il a baissé les yeux avant de répondre.

- Et pourquoi il ne nous dit pas la vérité ?

- Il y a deux options, soit il est trop fier. Soit son agresseur l'a prévenu que si il disait quoi que soit quelqu'un de proche de lui ou lui seraient touchés. Et il a peur.

- Je vois...il y a peut-être quelque chose que je puisse faire mais...il va falloir attendre la fin de la semaine, fit Isa

- Comment ?

Alors la jeune fille lui expliqua l'histoire des centaures, de Scar et...de Aimen. Elle lui avoua que c'était de cette manière qu'elle avait su qu'il revenait à Poudlard et qu'il se scarifiait en pensant à John.

Une fois le repas terminé, Hyden décida subitement de retourner au dortoir des Serdaigles avant la reprise des cours prétextant des choses urgentes à faire. Lena elle se rendit dans la tour d'astronomie. Isabella, n'ayant rien à faire décida de suivre sa soeur en cachette pour voir peut-être son nouveau petit-ami.

Mais elle ne vit pas le petite ami de sa soeur. Elle vit l'homme qu'elle aimait en train d'embrasser un autre mec en haut de la tour et c'était franchement indécent. Elle se cacha et attendit que sa soeur y aille. Celle-ci, en voyant les deux garçons ne put retenir une exclamation dégoutée. Pas parce qu'ils étaient deux hommes mais parce qu'ils s'embrassaient comme si leur vie en dépendait et c'était indécent et dégoutant.

Aimen, remarqua la petite fille et lâcha son copain du jour. Il se retourna vers elle et la regarda de haut, comme si elle n'était qu'une saleté sur le bord de ses chaussures. Le jeune homme déclara:

- Que fais-tu là, petite, tu cherchais quelque chose ?

Surtout, ne jamais surnommer Lena « petite ». Ou en payer les conséquences. Elle répondit d'une voix très calme et posée:

- En fait, je cherchais ma tranquillité habituelle. Lorsque j'ai vu deux phoques entrain de s'explorer la cavité buccale. J'ai même cru voir de la bave tomber au sol.

- Ça ne te plait pas. De voir deux mecs s'embrasser.

- Ce qui ne me plaît pas c'est de voir, deux personnes pratiquement en train de faire l'amour devant mes yeux.

- Si t'es pas contente dégage, débile.

- Alors toi aussi, gros con.

- Tu me rappelles quelqu'un...,fit perplexe le brun.

- Mon nom est Lena Smith.

Une lueur de compréhension passa dans les yeux d'Aimen, tandis que son copain du jour ennuyé s'en allait.

- Tu as la même verve que ta soeur mais en plus posé c'est hallucinant. En tout cas tu m'as fais perdre mon rencard, et je ne te le pardonnerai pas, dit Aimen en sortant sa baguette.

Heureusement, Lena avait appris à utiliser sa baguette à bon escient grâce à sa grande soeur. Mais elle ne tiendrait pas longtemps face au Pousouffle.

- Stupéfix, s'exclama-t-il.

- Protego...

Le bouclier dévia le sortilège qui partit vers le ciel. Elle eut le temps de répliquer:

- Expelliarmus !

Le brun l'évita d'un bond sur la gauche tout en lançant un sortilège inconnu de la jeune fille. Tout ce qu'elle sut, c'est qu'un bouclier normal ne servirait à rien. Heureusement, Isabella la repoussa d'un coup de baguette et fit un cercle avec celle-ci.

Un bouclier gigantesque apparut, propulsant le sortilège du brun loin de là. Avant qu'Aimen ne puisse faire un geste pour l'attaquer, une force inconnue le plaqua au sol d'où il ne put bouger. La Serdaigle, les traits déformés par la rage s'écria:

- Comment as-tu pu lancer ce sortilège ? Tu te rends compte que tu aurais pu la faire tomber de la tour espèce de taré.

Effrayant. C'est le seul mot qui vint en tête du Poufsouffle. La jeune fille avait sauvé sa petite soeur, repoussé le sortilège et l'avait immobilisé en l'espace de deux ou trois secondes. Tout simplement effrayant. Il avait l'impression d'être une fourmi face à elle. Même Lena semblait effrayée.

- Si jamais tu essayes de lui faire du mal encore une fois, je te promets que ce sera la dernière chose que tu feras de ta vie, compris ?

Une furie, les cheveux en l'air. Aimen aurait voulu se moquer de la dernière phrase qu'il aurait trouvé ridicule dans une autre situation. Mais il la crut immédiatement, comme un enfant se faisant sermonner par sa maman. Il la crut et se promit de ne plus faire de mal à la petite.

- Alors comme ça tu veux la guerre. D'accord ! Tu vas l'avoir mais prépare-toi bien gros con.

Sur ce, la sonnerie de reprise des cours retentit. Isabella prit la main de sa petite soeur et elle disparurent. Laissant un Poufsouffle les yeux écarquillés, pantelant. Leçon à retenir ne jamais toucher à la famille ou aux amis de Smith sous peine...de mort.

Hyden écrivait dans la salle commune de Serdaigle. Attendant que la sonnerie retentisse. Il écrivait ce qu'il s'était passé ces derniers jours. Pas comme si c'était un journal intime. Mais juste pour voir ça d'un autre oeil. Et ça aidait parfois.

Une jeune fille, aux longs cheveux blonds et aux yeux verts, en somme belle le regardait. Elle était accompagné de deux autres filles qui gloussaient sans cesse. Trois cruches en clair. Mais bon, Hyden n'avait pas changé de but et devait trouver une petite-amie.

Alors, il se composa un sourire charmeur, et lança à la blonde des regards appuyés pour qu'elle s'approche. Il n'avait jamais fait ce genre de chose mais c'était assez plaisant. Le remord le prit un peu en pensant à John mais il ne le montra pas.

La jeune fille,comprenant ses regards appuyés finit par s'approcher sous les gloussements de ses amies. Elle s'assit à côté de lui en murmurant:

- Ne fais pas attention à mes amies, elles sont bêtes parfois...

- Je vois...

- Alors c'est vrai ce que tout le monde raconte sur toi ? Demanda-t-elle précipitamment.

- C'est à dire ? Répliqua froidement le brun.

- Ben que tu es avec Etan... que tu es gay.

- Je ne suis pas avec John, c'est un ami. Et je ne suis pas gay, je ne t'aurai pas regardé. D'ailleurs ce que je vois est assez plaisant.

La blonde rougit violemment, et gloussa avant de déclarer qu'elle s'appelait Lisa Turpin. Puis elle changea du tout au tout, elle fit les yeux doux et glissa à son oreille.

- Je ne te croirai pas, Hyden. Tant que tu ne m'auras pas prouvé que tu n'es pas gay, je ne te croirai pas.

- Comment veux-tu que je te le prouve ?

- Dimanche soir, à la tombée de la nuit. Rendez-vous à la tour d'astronomie, proposa-t-elle en lui mordillant le lobe de l'oreille.

- D'accord,sourit l'ex-Serpentard.

La sonnerie retentit, faisant sursauter les deux jeunes gens et faisant glousser de plus belle les amies de Lisa. Lorsque la blonde disparut hors de la salle commune, Hyden eut envie de vomir, pour ce qu'il avait fait.

Il allait sortir avec l'incarnation de tout ce qu'il détestait chez une fille. Une gourde sans cervelle. Jolie mais c'était tout. Elle n'était pas aussi vive d'esprit, pas aussi forte et courageuse, pas aussi joviale qu'un certain Gryffondor. C'était juste...une fille...vide qui plus est.

Le brun se rendit en cours, dégouté par ses actes. Dégouté de lui-même. Tout aurait été si simple. S'il avait aimé une fille comme Lisa. Mais il fallait qu'il tombe amoureux d'un homme. Du plus charmant et agréable des hommes. Mais un homme quand même. Et ça...c'était impardonnable.

La semaine passa vite pour certains, et lentement pour d'autres. Aimen passait son temps à éviter la tempête Isa et ne pas l'énerver, celle-ci faisait tout pour le rencontrer et avoir une occasion de le détruire. Ils passèrent la semaine à jouer au chat et à la souris. Se rendant la vie insupportable.

John passa la semaine couché dans un lit, Isabella venait le voir quand elle n'était pas occupé à traquer le Poufsouffle, d'ailleurs le blond aurait bien aimé voir de qui il s'agissait. Il ne savait même pas son nom. Des fois Isa dormait avec lui dans l'infirmerie.

Souvent, l'ex-Serpentard aussi venait, des fois quand il était réveillé. Mais aucun des deux n'osait dire un mot, le brun avait peur de se faire rembarrer et John ne se sentait plus capable de lui parler gentiment, le silence se faisait pesant.

Mais le brun venait le plus souvent quand John dormait, le silence était apaisant dans ces moments. Et il pouvait passer ses doigts sur les blessures de son ancien amant. Il pouvait le regardait pendant des heures. Il avait l'impression de retourner deux mois en arrière dans ces moments, de retourner dans le Poudlard Express et d'être son petit-ami.

Puis il partait en essayant de ne pas le réveiller, murmurant un « je suis désolé » avant de partir. Il le faisait tout le temps, mais ça n'allégeait pas le poids sur son coeur. Il lui avait fait du mal. Et ça, on ne pouvait pas le changer ou l'ignorer. C'était trop tard.

Le samedi, John fut pour la première fois autorisé à sortir de l'infirmerie, même s'il devait y retourner pour dormir et recevoir ses médicaments. Isabella l'accompagna jusqu'à la Grande Salle où il fut subitement l'attraction principale.

Il fut assailli sous un torrent de questions de la part d'une trentaine d'élèves. Il répéta sans cesse la même chose. Il ne savait rien. Et tout le monde le crut. Sauf Hyden et peut-être Isa. Le samedi passa vite, personne ne lâcha le blond et ils ne s'ennuyèrent pas.

Le Gryffondor savait que l'ex-Serpentard ne le croyait pas mais il faisait semblant d'être innocent et tout allait pour le mieux. Tant qu'il évitait les questions ou les allusions du brun habilement. Ils ne fallait pas que quelqu'un sache. C'était fini. C'était du passé.

Isabella passa la nuit de samedi avec John. En fait Hyden avait aussi passé la nuit avec lui. La jeune fille avait attendu qu'il s'endorme pour appeler Hyden et au final ils étaient tous les trois dans l'infirmerie.

Le blond savait que son ancien amant était là, mais il faisait semblant de en écoutant la voix envoutante du brun.

- Tu l'as encore fait ? Demanda la voix douce d'Isa.

- ...oui, murmura Hyden.

- Hyden !! Arrêtes de te faire du mal.

- Mais c'est plus fort que moi... je peux pas Isa.

- La prochaine fois que tu en as envie, tu m'appelles d'accord ? Viens me voir et on gèrera ça ensemble. Je t'aiderai à passer ça.

- D'accord, merci.

- Pas de quoi, petit gars.

Le Gryffondor ne sut pas de quoi il parlait mais il comptait bien demander à Isabella.

Le dimanche matin, après avoir passé la matinée au bord du lac noir, dans une atmosphère pesante. Isa laissa les deux garçons et s'enfonça dans la forêt interdite.

Le blond sans jeter un regard à son ancien amant se précipita vers la cabane hurlante. Le brun lui remonta dans la salle commune de Serdaigle pour écrire un peu tout en se# préparant mentalement au rendez-vous qui aurait lieu le soir-même.

La Serdaigle s'avança dans la forêt, elle sortit un bout de viande de son sac qu'elle lança au sol. Bien vite, Scar arriva par la voie des airs, elle le caressa un moment tandis qu'il mangeait et finit par monter sur son dos.

Ensemble, ils s'envolèrent, pas au dessus des arbres, ils se seraient fais voir. Aussi planèrent-ils entre les arbres. Ils se posèrent près d'un centaure qui leur avait fait des signes.

- Ça m'étonne qu'un sombral accepte un humain sur son dos. Je croyais qu'ils étaient purs.

Ce centaure attisa immédiatement l'antipathie d'Isabella. Magorian lui avait dit que certains centaures n'aimaient pas les humains et celui-là semblait en être un. Elle répliqua:

- Les sombrals sont purs, ils ne vont que vers les personnes qu'ils aiment, et ne se fient pas aux préjugés.

Et TAC ! Prends ça dans les dents. La réponse ne fut pas moins cinglante:

- Tais-toi, poulain, je t'aurais bien égorgé mais le chef ne serait pas content.

La jeune fille déglutit et se tut, sous les ricanement du centaure. Elle ne sut jamais qu'il s'appelait Bane et qu'il avait rencontré Harry Potter. Le centaure l'emmena à Magorian qui attendait, paisible au même endroit que d'habitude.

Elle s'agenouilla près du feu et le regarda en attendant qu'il prenne la parole. Ce qu'il ne tarda pas à faire.

- Tu ne t'es pas entraîné à bouger les choses dans tes visions.

C'était plus une remarque qu'une question, la Serdaigle baissa les yeux.

- J'ai eu une semaine assez difficile, et je n'ai pas eu le temps de penser à ça.

- Je comprends bien... mais je n'ai pas l'impression que tu saches l'importance de ton pouvoir. Tu n'imagines pas ce que tu peux faire avec ça. C'est un don.

La jeune fille n'était pas d'accord avec ça mais elle se tut. Elle demanda une faveur à la place:

- Vous devez sûrement savoir que mon meilleur ami s'est fait battre.

- Oui, en effet...

- J'aimerais vraiment savoir ce qu'il s'est passé, vous pensez que je peux avoir une vision forcée du passé et tout voir.

- Je pense, que tu peux, mais ça ne dépend que de toi et de ta volonté. Il va falloir essayer encore et encore.

Une détermination froide brilla dans les yeux d'Isa lorsqu'elle répondit:

- Je suis prête.

Elle essaya toute la journée,se perdant entre le passé l'avenir et le présent. Dans des visions inutiles. Et chaque fois, elle revenait de ses visions plus fatiguée. En espérant que ce serait la dernière elle replongeait dans ses visions jusqu'à l'épuisement total.

Mais à chaque fois, l'image du torse de John, meurtri lui revenait en tête et elle retrouvait des forces au plus profond d'elle-même. La nuit était déjà tombé lorsqu'enfin elle atterrit dans la bonne vision.

Isabella ouvrit les yeux. Dans une pièce sombre, qu'elle identifia comme la chambre de Hyden dans la cabane hurlante. Une voix bien connue chantait dans cette pièce. John. Elle savoura cette voix magnifique. Si John avait un don, c'était bien sa voix d'or.

Il finit par s'arrêter, se levant du lit il traversa la pièce et sortit. Isa le suivit en bas des escaliers et dans la trappe. Puis enfin, ils sortirent à l'air libre sous le saule cogneur.

Le soleil descendait déjà dans le ciel, mais le blond refit un tour vers le rocher près du lac.

Il remarqua Hyden assis près du rocher, mais celui-ci finit par partir aller manger. Alors le Gryffondor se cacha en attendant qu'il parte puis se mit exactement à la même place que le brun. Lisant, ce qu'il avait écrit. Passant ses doigts dessus. Puis de colère frappa de son poing sur la pierre.

Il ne remarqua pas les cinq Serpentards plantés derrière lui avec un sourire malsain. Il ne remarqua pas Pucey (4) et tous ses acolytes. Il ne remarqua pas le Serpentard qui s'était fait rembarré par Rogue deux mois plus tôt. Il ne remarqua pas qu'ils avaient déjà sorti leurs baguettes.

Isa elle, si. Elle essaya de hurler à John de courir. Mais sa voix ne l'atteint pas. Il se retourna juste à temps pour voir les baguettes pointées vers lui et se baisser pour éviter les sortilèges qui fusèrent avant de frapper contre la roche et de la réduire en miettes.

Le blond sauta sur la droite en sortant sa baguette et lança un sortilège au hasard. A en juger par le cri qui retentit, il avait touché quelqu'un. Mais avant qu'il ne puisse savourer le plaisir de faire mal à un Serpentard. Deux sortilège le frappèrent de plein fouet.

Aucun son ne sortit de sa bouche lorsqu'il fut repoussé sur une dizaine de mètres par la forces des sorts et qu'il s'écrasa contre un arbre en se cassant une côte. Aucun son...pas un mot.

Lorsqu'il rouvrit les yeux une minute plus tard, il était attaché à un arbre face à quatre Serpentards. Chaque respiration le faisant souffrir. Chaque mouvement aussi. Ils sourirent tous en le voyant grimacer de douleur.

Encore sonné par sa chute, le Gryffondor ne vit pas exactement qui l'agressait. Mais la voix qui retentit, il la connaissait assez bien:

- Ne le frappez pas au visage, il ne faut pas que les autres voient qu'il s'est fait battre.

Adrian Pucey. Poursuiveur de l'équipe de Serpentard.

- Déboutonnez sa chemise il faut avoir accès à son torse.

Deux paires de mains essayèrent de lui enlever sa chemise, le blond en mordit une de toutes ses forces. Il se reçut en récompense un coup de pied en plein estomac. Ils arrivèrent finalement à lui déboutonner sa chemise.

Aussitôt, deux coups de poings lui coupèrent le souffle. John sentit quelque chose de froid, une lame de couteau contre sa peau. Il serra les dents de toutes ses forces pour résister à la douleur, mais celle-ci fut vive. La lame courra sur sa peau, l'entament,créant une coupure d'où le sang coula lentement.

Des rires moqueurs cassèrent les oreilles du Gryffondor, c'est comme ça que lui vint l'idée de hurler. Oui il ne l'avait pas eu avant,sous le choc, il n'avait pas eu l'idée de crier. Mais Pucey sembla lire dans ses pensées, avant qu'il ne puisse hurler, le Serpentard s'exclama:

- Silencio !

Il fut muet. Il ne put plus sortir un seul son de sa bouche. Mais il ne s'attarda pas à cette pensée lorsqu'il sentit un objet en bois contre sa poitrine. Baissant les yeux, le blond découvrit Pucey, sa baguette collée à son torse avec un sourire il murmura une incantation. Et ce fut l'enfer...

La douleur lui donna envie de mourir sur le champs,la brûlure lui arracha la peau lui donnant envie de hurler à la mort. Mais même ça il fut incapable de le faire. Il ne put que souffrir en silence. Sentant la douleur se répandre dans tout son corps comme du poison.

Isabella,regardait le spectacle, en spectatrice. Comme déconnectée de la réalité elle voyait son meilleur ami souffrir à la mort. Mais elle reprit bien vite ses esprits. En hurlant, la jeune fille se jeta sur les Serpentards. Elle allait les frapper c'était obligé, elle y arrivait maintenant, à agir dans ses visions.

La Serdaigle passa à travers les agresseurs et s'écroula de tout son long dans la terre. Des larmes de frustration et de rage coulèrent de ses yeux tandis qu'elle essayait de frapper inexorablement les agresseurs.

Enfin, ils finirent de le battre et partir mais Pucey le retint encore quelques secondes. Il déclara:

- Si jamais tu le dis à qui que ce soit...je fais pareil pour ta copine de Serdaigle et ton petit copain Even, compris ? Tu ne te rappelles pas de ce qu'il s'est passé. C'est le trou noir.

Le pire dans cette histoire, c'était que pour Isa et John. La torture avait été longue, durant des heures. Alors qu'en réalité...seulement quelques minutes étaient passées.

Sur ce, les Serpentards partirent manger comme si de rien n'était. Et John reboutonne sa chemise, pâle. Il tituba jusqu'à la Grande Salle et là suite, Isa la connaissait. Elle ferma les yeux.

Ses yeux se rouvrirent face à Magorian, baignés de larmes.

Hyden, tout prêt, tout beau fut prêt à partir pour la tour d'astronomie. Il se composa à nouveau un sourire charmeur dans le miroir, aplatissant bien ses cheveux pour faire une mèche lui cachant un oeil. Lui donnant un air mystérieux.

Il sortit du dortoir des garçons et atterrit dans la salle commune de Serdaigle. Une foule d'élèves affluait dans la salle commune car c'était l'heure d'aller au lit. Parmi le foule, il repéra Lisa

Maquillée à l'excès. Elle balança ses fesses en marchant vers lui d'une manière absolument ridicule et repoussante. Ses cheveux blonds brillants voltigeant derrière elle. Quelques garçons sifflèrent sur son passage ce qui la fit rougir de satisfaction et donna envie de vomir le brun.

Comment des mecs pouvaient aimer les filles comme ça. Sans vie propre, des poupées sans esprit. Sans caractère. Jolie, peut-être mais... c'était tout et ces mecs étaient contents. Hyden aurait tout donné, pour pouvoir lui aussi apprécier une fille comme ça. Mais non...il fallait qu'il aime un certains blond au caractère très affirmé.

Toujours avec le même sourire charmeur, l'ex-Serpentard fit un signe vers la sortie à la blonde qui le suivit sans aucune discrétion. Ils sortirent enfin de la salle commune bondée , et ils se lancèrent vers la tour d'astronomie. La jeune fille hésita à parler, c'est donc dans un silence complet qu'enfin ils arrivèrent à la tour.

Lisa frissonna violemment,ou du moins fit-elle semblant pour voir la réaction du brun. Celui-ci vit clair dans son jeu. Lisa croyait encore aux histoires des livres et au fameux cliché du manteau quand il fait froid. Alors il s'exclama faussement inquiet:

- Tu as froid ?

Il enleva précipitamment sa robe d'école et la posa sur les épaules frêles de la jeune fille. Ils s'assirent au sol. L'ex-Serpentard ne sut pas quoi faire à ce moment mais la blonde mena la danse. Elle s'approcha elle même et se plaça entre ses jambes.

Résistant à l'envie de la repousser de cette place qui n'était destinée qu'à une seule personne, le brun parla. Comme deux jeunes gens qui viennent de se connaître, ils discutèrent de ce qu'ils aimaient faire, banal en somme.

Mais vint le moment fatidique du baiser. Pour clore ce rendez-vous en beauté.

John eut une soudaine envie de prendre l'air. Se levant, il signala à Pomfresh qu'il sortait, sans vraiment supplier. Il le ferait de toute manière, et en effet l'infirmière protesta, tout en sachant qu'il l'ignorerait.

- Vous ne pouvez pas sortir dans cet état Etan.

En sortant de l'infirmerie, le blond eut tout de suite envie de voir les étoiles,il se précipita vers la tour d'astronomie.

Seulement, lorsqu'il vu son ancien amant embrasser un pimbêche. Son coeur ne fut pas brisé ou explosé. Non...il disparut tout simplement. Le vide s'empara de lui mais il eut la force de murmurer:

- Tu as gagné Hyden...

Puis il se retourna et partit. Oui Hyden avait gagné. Il avait gagné le respect et la normalité...mais il avait perdu l'amour.

 
 
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