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Trompeuses apparences
Par Padidu
Originales  -  Romance/Général  -  fr
14 chapitres - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 9     Les chapitres     17 Reviews    
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La Saint Valentin

Bonjour à tous ! Voici enfin la suite de mon texte :) bonne lecture !

Chapitre 9 : La Saint Valentin.

- Je peux savoir pourquoi j’étais obligé de venir ?  se plaignit Maxence en déambulant derrière les deux jeunes filles dans les allées du magasin de tissu qu’ils visitaient.  Il avait trop chaud avec son pull gris, sans compter que cette expédition commençait à prendre trop de temps à son gout.

- Parce que de toute façon, vous passiez la journée tous les deux pour réviser le bac blanc et que j’ai un planning serré moi aussi ! s’exclama Jenny, vêtue d’une adorable combinaison corset-jupe bleu ciel rehaussé de fausse fourrure pour résister au froid de Février. Je dois absolument trouver le tissu pour mes créations avant la fin de la semaine si je veux être prête pour le défilé ! reprit-elle en plaçant une magnifique étoffe rouge devant le visage de Linda qui avait assisté à leur échange sans rien dire.

- Il ne fallait pas imposer le thème des comtes de fée… Et surtout ne pas insister pour avoir un couple ! répliqua le brun.

- C’est le parrain et la marraine du défilé qui l’ont choisi et je te signale en passant que leurs noms ont beaucoup joué en notre faveur quand ont eu lieu les délibérations pour les projets, l’informa Jenny, fière d’avoir réussi à remporter le concours de l’école grâce a son idée de défilé.

- Enfin, il faut quand même préciser que ce sont tes parents qui parrainent notre défilé, dit Linda en détachant le dernier bouton de son manteau vert, ayant elle aussi trop chaud avec son pull blanc. Bon, c’est vrai que notre projet était celui qui collait le plus au thème «  Devenez un autre ».

- Mais moi je me pose toujours la question ultime et celle qui nous intéresse aujourd’hui… Pourquoi nous devons défiler Linda et moi ? Jérôme et toi auriez pu le faire non ? questionna l’adolescent en jetant un regard sur un tas de tissu assemblé sur un présentoir.

- Bon, c’est vrai que nous aurions pu nous en charger, seulement tu as plus un air de méchant loup que mon amoureux et la créatrice des costumes, c'est-à-dire moi, n’a pas a défilé !

- Je suis censé le prendre comment ? J’ai l’air d’un loup moi ? la provoqua son interlocuteur en saisissant un bout de coton rouge. Quel idée de reprendre le petit chaperon rouge en plus ! Cendrillon, Blanche-neige, ça ne faisait pas l’affaire ?

- J’ai mes raisons et je ne te les donnerais pas ! Attends ! Fais voir ce que tu as dans la main là !

Sans même attendre que Maxence lui tende l’objet de ses désirs, Jenny l’attrapa et vint comparer la teinte de la cotonnade rouge avec le visage de sa meilleure amie.

- Il est parfait ! s’exclama-t-elle. Tu as l’œil ! En plus, il n’est pas trop chaud. Tu veux bien aller me chercher un vendeur pour qu’il me le mesure s’il te plait ?

- Je le savais que si je venais faire des courses avec vous, j’allais servir de bonne, rala le garçon avant de s’exécuter malgré tout.

La blonde le regarda s’éloigner avant de se pencher à l’oreille de Linda pour murmurer :

- Alors, tu crois qu’il a prévu quelque chose pour ce magnifique samedi après-midi ?

- Pourquoi faire ?

- Pour fêter le 14 février pardi ! Tu n’as pas remarqué que c’était aujourd’hui ?

- Je sais bien que nous sommes le jour de la Saint valentin, mais je m’en moque un peu tu sais. Avec lui, c’est tous les jours que je fête notre couple…

- Il n’empêche que tu aimerais bien qu’il ait prévu un cadeau n’est-ce-pas ? Je parie que tu en a même acheté un toi aussi…

- Je ne veux pas le forcer tu sais… Et vous vous faites quoi pour la Saint Valentin avec Jérôme ?

- Monsieur m’invite dans un grand restaurant puis nous iront voir un spectacle de ballet… Bref, pour notre première Saint Valentin, il a voulu faire les choses en grand !

- Bon le vendeur arrive ! annonça le petit ami de la brune en revenant.

- Je vous remercie d’être venu pour que je choisisse les tissus. Normalement, les premiers essayages pourront avoir lieu dans deux semaines. Maintenant, je vous laisse aller faire vos révisions maintenant ! conclut Linda.

- Merci de ta grande générosité, ironisa l’adolescent.

            Le couple se sépara de la jeune fille qui sortie des croquis de son sac. Ces derniers comportaient les mensurations des deux adolescents dont elle avait besoin pour mesurer le tissu nécessaire.

- Ces costumes sont très beau Mademoiselle, la complimenta une vieille femme avec un mètre ruban autour du cou.

- Je ne sais pas s’ils seront du même avis que vous, lui répondit-elle avec un sourire en regardant sa meilleure amie s’installer dans la Clio de son amoureux à travers la vitrine.

 

             Dans l’habitacle de la voiture, les deux amoureux ne se doutaient même pas que l’on parlait d’eux dans le magasin. Le conducteur prit la parole pour annoncer à sa petite amie :

- Je dois passer à la boulangerie avant de rentrer. Mes parents vont déjeuner chez grand-père, mon oncle sera là aussi. Lui ramène une quiche et mon père une tarte aux fraises. C’est la tradition…

- Tu aurais peut-être dû y aller aussi, remarqua son interlocutrice.

- Non, je leur ai dit que je révisais avec toi cet après-midi. D’ailleurs, tu veux travailler quoi ? Demain je vois ce grand dadais de Jérôme qui ne sait compter que sur ses doigts, donc je vais certainement faire des mathématiques. Je te propose donc anglais et histoire…

- Je préférais revoir la géographie si cela ne te gène pas…

- Pas de soucis.

Du coin de l’œil, il remarqua l’air faussement enjoué de sa petite amie qui regardait les rues défiler à travers la vitre de la petite Clio. Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme : il allait lui faire croire jusqu’au bout qu’il n’avait rien prévu pour la Saint Valentin. Bien sûr, il n’avait pas les moyens comme Jérôme, d’emmener sa petite amie dans un grand restaurant mais au moins, quelque chose était prévu. Après un passage éclair pour récupérer la boite à gâteau, les deux adolescents arrivèrent chez Maxence qui annonça fièrement à ses parents en entrant :

- Mission Tarte aux fraises réussies !

Sa mère ne lui laissa même pas le temps de retirer son manteau avant de se saisir de la pâtisserie et d’embrasser son fils :

-  Merci mon chéri. Ton oncle est passé prendre ton père tout à l’heure pour réparer je ne sais quoi dans la vieille maison de ton grand-père et là, ils doivent m’attendre pour déjeuner.

Puis elle se tourna vers Linda :

- Bonjour ! J’espère que les révisions se passeront bien, surveille le pour moi.

Sans un mot de plus, mais avec un grand sourire, la mère du jeune homme sortit de la maison, les laissant seuls retirer leurs blousons.

- Bon, on commence les révisions ? demanda Maxence l’air de rien.

- Oui, répondit vaguement Linda.

Il se plaça derrière elle pour l’enlacer de ses bras. Ses lèvres vinrent rencontrer la peau délicate de la nuque de sa petite amie.

- Tu pensais que j’avais oublié notre première Saint Valentin ?

- Je pensais que tu n’y attachais pas d’importance…

- Allez viens, lui indiqua-t-il en lui prenant la main pour l’emmener dans le salon, décoré pour l’occasion.  La cheminée avait été allumée, la table dressée pour accueillir deux personnes et des bougies avaient été allumées dans plusieurs endroit de la pièce pour amener une ambiance intime dans l’obscurité crée en fermant les rideaux. Le garçon l’invita à s’asseoir puis s’éclipsa quelques instants dans la cuisine avant de revenir avec deux assiettes remplies de spaghettis à la sauce bolognaise, l’un des plats favoris de Linda. Bien vite, un saut à champagne accompagné d’une bouteille du délicieux alcool à bulle rejoignit le plat. Trop émue pour dire quoi que se soit, la rousse déposa un baiser sur les lèvres de son amoureux.

- Bon, ce n’est peut être pas digne d’un grand restaurant, concéda ce dernier. Mais j’ai pensé que cela te ferait plaisir.

- C’est magnifique, murmura-t-elle. Vraiment, je suis très contente…

- Je ne te cache pas que j’ai été aidé…

            Ils mangèrent pendant que Maxence expliquait comment il avait demandé conseil à Jenny, puis à sa mère pour faire cette surprise. Bien sûr, ses deux conseillères s’étaient un peu moquer de lui, l’une parce qu’ils entretenaient une relation d’amitié un peu bourrue et l’autre parce que c’était son fils qui lui demandait un tel service, alors que celui-ci avaient eu de nombreuses petites amies sans jamais s’être inquiété autant. Mais cela, il ne le confia pas à Linda. D’ailleurs son sourire compensait largement les moqueries. Se rendait-elle compte de l’effet qu’avait sur lui le simple geste qu’elle faisait pour replacer une mèche de cheveux derrière son oreille ou celui d’attraper son verre du bout des doigts ?  

- Maxence ?

- Oui ? répondit le concerné alors que l’on venait de le sortir de ses pensées.

- On ferait peut-être bien de débarrasser, non ?

- Sans doute … Tu veux ton cadeau avant le dessert ?

- Mais, il ne fallait pas ! C’est déjà adorable ce que tu as fait vraiment !

- Ce n’est pas grand-chose… Par contre, je l’ai laissé en haut…

Ensemble, ils montèrent les marches menant à la chambre de l’adolescent. C’était la première fois que Linda y entrait. La chambre construite dans les combles était spacieuse même si la pente du toit en occupait une partie. Cette dernière avait néanmoins était compensée en plaçant le lit de l’adolescent dans le coin opposé à la porte. Une fenêtre mansardée apporté une bonne luminosité à la pièce où se mêlaient les couleurs orangées du bois et le gris de l’acier, éclairant par la même occasion un poster de locomotive. Dans le coin opposé au lit se trouvait un meuble sur lequel trônait une petite télévision ainsi qu’une collection de DVDs et juste à coté, un bureau croulait sous les livres ouverts et les feuilles de cours dont certaines lignes étaient surlignées. Près de la tête du lit, une porte devait donner sur une salle de bain ou un dressing. Le brun s’approcha du meuble qui lui servait si souvent pendant ses heures d’études pour ouvrir un des tiroirs afin d’en sortir un petit paquet enveloppé par un papier bordeaux qu’il tendit à sa petite amie. Sous son regard, elle l’ouvrit pour découvrir un petit coffret en bois, gravé délicatement d’une rose stylisée. Sur le côté, un petit fermoir permettait de l’ouvrir et à l’intérieur se trouvait deux photographies : sur la gauche, Maxence et Linda, enfants, jouaient avec un ballon dans l’herbe et sur la droite le couple, le jour où ils étaient allé au parc d’attraction, enlacé et souriant.

- Merci, murmura-t-elle touchée. C’est magnifique. Le motif, j’ai l’impression qu’il a été gravé à la main…

- Mon grand-père m’a aidé, il a un grand atelier au fond de son jardin.

- C’est vraiment gentil !

Elle l’embrassa passionnément et bien vite, son compagnon fit le choix d’interrompre le baiser : mieux valait s’arrêter tant qu’il le pouvait encore. Chaque jour qui passait rendait plus difficile de se contrôler quand elle était près de lui : après tout, c’était un jeune homme et jamais encore une relation avec une fille n’avait été aussi longue pour lui. D’un geste tendre pour atténuer la brusquerie avec laquelle il l’avait repoussé, sa main vint replacer une mèche rousse derrière l’oreille de son amie.

- Et si on descendait manger le dessert ?

- Surtout que j’ai quelque chose pour toi moi aussi !

            Ils descendirent les escaliers presque en courant et essoufflés, ils se dirigèrent chacun de leur côté :

- Je vais préparer les glaces dans la cuisine.

- Ton cadeau est resté dans la salle à manger ! Je fais vite…

Et elle n’avait pas mentit, quand elle revint, il venait à peine d’ouvrir le réfrigérateur et de saisir la bonbonne de crème chantilly qu’une main féminine passa autour de sa taille, l’autre vint la rejoindre après qu’elle eut lancé un paquet bleu sur la table.

- Tu es à ma merci, murmura la rousse à l’oreille de son captif en se hissant sur la pointe des pieds. Puis elle commença à le chatouiller.

- Ah traîtresse ! eut-il seulement le temps de dire avant d’exploser de rire  en se tortillant, finissant par appuyer sans le vouloir sur le poussoir de la bombe dont le contenu vint se répandre sur le pull de sa petite amie. Il se retourna et le silence ne dura que l’instant de la surprise avant que le rire cristallin de la jeune fille ne résonne et pour se venger, elle se colla à son petit ami, étalant de la crème sucrée sur le pull de ce dernier. C’est ainsi que débuta une grande bataille de chantilly qui laissa la cuisine dans un état lamentable et les adolescents essoufflés. Les joues rouges, elle s’accouda a la table pour reprendre sa respiration ce qui eut le don de couper celui de son observateur. Sans un mot, Maxence s’empara des mains de Linda et se plaqua contre elle :

- Et maintenant vilaine ? susurra-t-il en embrassant la chair tendre de l’intérieur des poignets de celle qui n’avait toujours pas réussit à retrouver un rythme respiratoire normal. La relative retenue que l’adolescent avait maintenue jusque là fondit quand elle entrouvrit les lèvres et qu’il ne put faire autrement qu’y poser les siennes pour un baiser passionné. Bientôt, le jeune homme vint savourer le goût de la chantilly dans le cou de celle qu’il aimait dont il sentait le cœur battre avec affolement. Leurs mains se séparèrent pour partir à la recherche du corps de l’autre : ils oubliaient les limites que l’un s’était imposé et que l’autre ne pouvait dépasser en temps normal. Tout pouvait aller si vite entre eux… En quelques secondes, le couple avait sentit la chaleur monter dans leurs veines. Les griffures qu’elle lui infligea dans la nuque semblaient délicieuses à Maxence, bien moins pourtant que de sentir son corps sous le sien quand ils s’allongèrent sur le carrelage. Ce fut elle qui lui ôta son pull et son t-shirt et pressé de sentir sa peau contre la sienne, il fit de même avec son habit plein de chantilly. Peau contre peau, le brun se rendit compte que c’était la première fois qu’ils allaient aussi loin tous les deux et brusquement, il se sentit l’obligation presque insoutenable de la rassurer avant que cela n’aille trop loin :

- Linda, murmura-t-il. Je sais que c’est la première fois que tu es aussi proche d’un garçon, et si cela va trop loin, je veux que tu me le dises…

- J’ai confiance en toi, répondit-elle en l’embrassant. C’était la réponse qu’il attendait, Linda le savait. Tout comme elle savait que seul Maxence pouvait éveiller des sensations aussi brûlantes et dévorantes. Le froid du carrelage contrastait agréablement avec la chaleur de la peau qu’elle sentait contre la sienne et c’est en plongeant ses yeux dans le regard bleu teinté de désir qu’elle se sentit soulevée du sol. Ses jambes vinrent se nouer autour des hanches de celui qui la portait, et c’est en inondant son cou de baiser qu’il la transporta jusque l’escalier qu’il gravit sans apparente difficulté tant elle était légère et tant la passion lui donnait des forces. Bientôt, le lit de la chambre sous les combles les accueillit avec une douceur qui accompagna délicieusement le frisson qu’elle eut quand il passa la main dans son jean, caressant ses fesses avant de venir déboutonner le pantalon. La bouche du brun vint embrasser la clavicule de Linda qui se cambra contre lui, savourant les battements accélérés de son cœur. Et c’est à cet instant que le portable de la jeune fille se mit à vibrer dans la poche du jean de celle-ci. Ni l’un ni l’autre ne songea à répondre, mais l’interlocuteur insista, rappelant même une seconde fois. Avec un soupir, ils se séparèrent et c’est d’une voix qui se voulait sereine qu’elle répondit :

- Oui allo ?

- Je peux savoir où tu te trouves ! lui cria son père tellement fort que même le garçon allongé près d’elle l’entendit.

- Je suis chez Maxence…

- Tu te fiches de moi ! Je rentre d’un voyage d’une semaine et il n’y a personne à la maison pour m’accueillir : ni ta mère qui se balade encore je ne sais ou, ni toi qui préfère passer ton après midi avec un moins que rien !  Tu rentres ! Je ne veux plus te voir avec lui !

La tonalité qui suivit indiqua que la communication était terminée. Linda ne savait pas comment réagir : elle devait rentrer chez elle le plus vite possible pour ne pas avoir de problème mais se séparer de celui qu’elle aimait relevait de la torture. La solution à son problème se présenta sous la forme d’une couverture doucement posée sur ses épaules.

- S’il faut que je te ramène chez toi, mieux vaut te couvrir pour que je reprenne mes esprits, murmura l’adolescent.

- Tu as tout entendu alors ?

- Même les voisins ont du l’entendre, répondit-il en aidant la jeune fille à se relever du lit.

- Alors tu comprends qu’il vaut mieux que j’appelle ma mère pour qu’elle passe me prendre…

- Tu as sans doute raison. Prends le téléphone dans ma chambre pendant que j’essaie de réparer tes bêtises dans la cuisine.

Il l’embrassa avant de sortir de la chambre. A peine arriver en bas de l’escalier, il se mordit le poing pour ne pas crier de rage. S’il avait eu le père de sa petite amie en face de lui, qui sait ce qui aurait pu se passer… Etait-il si inférieur à leurs yeux pour qu’on lui refuse même de la voir ?  Il leur prouverait à tous qu’il valait autant sinon plus qu’eux : Monsieur Carpentier, Stanley, tous ceux qui fréquentaient son lycée…  

 

            Quand Linda descendit, vêtu d’un des t-shirt de Maxence, ce dernier se passait la main sous l’eau.

- Qu’est ce qui s’est passé ? lui demanda-t-elle en s’approchant, inconsciente de l’effet qu’elle faisait encore à son interlocuteur. Surtout qu’elle portait ses vêtements à lui, juste un peu trop large mais étrangement attirant. Elle attrapa la main que le jeune homme avait enroulé dans une bande.

- Je me suis cogné contre le coin du plan de travail, essaya de se reprendre Maxence. Tu veux bien sortir le seau qu’il y a dans l’armoire à droite ? Je vais en profiter pour le remplir et laver le sol. Tiens d’ailleurs, ramasse aussi ton pull, il est juste à ta gauche. Je vais faire une machine si tu veux…

- Non, ça va aller, ma mère viendra me chercher dans une vingtaine de minutes, lui indiqua-t-elle en tendant le saut. En plus, la majorité de la chantilly se trouvait sur le tien…

Ayant ramassé les deux pulls, Linda attrapa une éponge pour nettoyer la table et y déposa les vêtements. Pendant toute l’opération, ses yeux avaient observé discrètement son petit ami, confirmant ce qu’elle pensait, il avait les épaules crispés et les poings serrés : chez lui, cela voulait dire qu’il était pour le moins énervé.

- Max, ça va ?

- Oui oui, affirma-t-il évasivement. Mentir à Linda lui était difficile. Alors qu’il fermait le robinet, il sentit quelque chose de froid percuté sa nuque et comprit que c’était l’éponge. Se retournant, étonné, il l’a découvrit, ses yeux noisettes fixé sur lui avec une légère lueur inquiète.

- Ne fais pas semblant que cela ne te fais rien, je te connais trop bien maintenant.

- Tu sais ce que je pense de ton père Lin. Je m’en remettrais… assura le garçon avant de lancer de l’eau du saut sur la jeune fille qui poussa un cri de surprise.

- T’es pas croyable !

- Tu avais encore la chantilly dans les cheveux, j’ai cru qu’un peu d’eau pourrait l’enlever !

Il lui renvoya l’éponge et ils se mirent à la difficile tache de rendre la cuisine aussi propre qu’ils l’avaient trouvé pour ne s’arrêter que quand le carillon de la porte résonna dans la maison.

            Viviane s’étonna de voir sa fille dans un t-shirt masculin mais compris vite en voyant l’état du pull qu’on lui tendit.

- Des vrais gamins ! Ma chérie, j’ai oublié mon portable dans la voiture et ton père n’arrête pas d’appeler, tu veux bien aller me le chercher ?  La femme attendit que sa fille fut sortit avant de déclarer : Je suis désolée pour mon mari, ma fille m’a raconté au téléphone. Tu sais d’où je viens Maxence alors sache que moi, je sais ce que tu vaux. Embrasse ta maman pour moi s’il te plait.

            Le brun referma la porte et se dirigea vers la cuisine, la tête encore pleine de la remarque de la blonde. « Cela va-t-il suffire pour nous deux ? » se demanda-t-il en revenant dans la cuisine. Son regard bleu se posa sur le paquet laissé sur la table. Maxence l’attrapa et commença à le déballer. Il découvrit un petit écrin au milieu duquel trônait une petite sphère de verre contenant la miniature d’une locomotive argenté. Un cadeau qui devait coûter une fortune ! Le jeune homme senti sa gorge se serrer, si même elle commençait à lui montrer qu’ils n’appartenaient pas au même monde, qu’allaient-ils devenir ?

 
 
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