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Fatale coïncidence :
Par sflagg
Originales  -  Horreur  -  fr
15 chapitres - Complète - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
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XIV

 Rouge ! Le liquide, qui s’écoulait de Franck Baudelaire sur le sol poussiéreux de la vieille bâtisse, était rouge. D’un rouge bordeaux comme le vin venant de la région du même nom, et dont ses veines étaient jusque-là pleines. Jusque-là, car depuis une minute elles se vidaient sur le sol, le liquide passant d’un rouge clair à un rouge presque noir en coagulant. Car le liquide n’était pas vraiment du vin, non, c’était en fait du sang, son sang !

 “ C’est bien dommage, j’aurai bien bu un petit canon. ” Se pensa-t-il en voyant le liquide s’étaler sur le plancher, car, s’il avait fini par reprendre ses esprits, ils n’étaient plus aussi saints et cohérents qu’avant.

 Steve et Fred continuaient toujours à se défendre, pourtant leurs munitions se faisant de plus en plus rares, il était évident qu’ils ne tiendraient plus longtemps leurs positions. Steve d'ailleurs venait juste de jeter sa mitraillette complètement vide et faisait feu à présent avec son pistolet dans une main et celui récupéré sur le cadavre de Sergio dans l’autre. Il hurla alors à l’autre :

 “ Fred ! je crois que c’est fini pour nous, on tiendra plus longtemps, c’est sûr ! Que dirais-tu de partir dans un dernier baroud d’honneur ?

— Ouaip ! et comment veux-tu que l’on s'y prenne ? Répliqua l’interpellé entre deux tirs. Parce que là, je vois pas trop comment on va pouvoir partir dans un dernier éclat. On est complètement encerclé et on n’a quasiment plus de munitions.

— Simple, on récupère toutes celles qu’on peut trouver sur les deux autres et on fonce dans le tas.

 Puis en se retournant vers Franck et en le désignant du doigt, il ajouta :

— Mais avant on prend ce trou du cul comme bouclier. Ça devrait les faire hésiter un peu et nous laisser le temps d'en dégommer quelques-uns de plus avant d’y rester. Ça marche ?

 Fred réfléchit le temps de tirer encore quelques balles dont une toucha sa cible qui s’effondra en se tenant l’estomac et répondit enfin :

— OK ! De toute façon on a plus rien à perdre.                                        

 À son ton on pouvait en déduire qu’il n’était pas du tout chaud à cette idée, mais quand même résigné à aller jusqu’au bout de cette action de désespérés. Du moins jusque-là où ses pieds pourraient le porter avant qu’un projectile mette fin à toute cette folie :

— Bon ! fit Steve. Tu t’occupes des munitions et moi, de notre bouclier, et on se retrouve dans quinze à vingt secondes devant la porte d’entrée. Et continues à les canarder de temps en temps histoire qu’ils n’en profitent pas pour nous déborder. ”

 L’autre acquiesça d’un hochement de tête et se mit en suivant à fouiller Tonio, qu’il pensait déjà mort et qui se trouvait le plus près de sa propre position, mais tout en s’interrompant entre chaque poche pour décocher quelques coups de feu, comme lui avait conseillé son chef. Pendant ce temps-là, ce dernier s’approcha en rampant à moitié d'un Franck qui était encore plus pâle et agité qu’auparavant.

 Il n’avait vraiment pas envie de servir de bouclier à ces deux ordures, surtout qu’avant que Steve ne le suggère, juste après qu’il l’ait fait pour le barouf d’honneur, il avait commencé à croire bêtement qu’il allait peut-être s’en sortir. Pour être honnête, même avant cela, il gardait encore un faible espoir enfoui au fond de lui de voir ce cauchemar finir bien pour lui. Mais là il n’y avait plus aucun doute à avoir, il allait mourir pour de bon ; fini Franck l’alcoolo ! Mais au fond est-ce que cela n’était pas mieux ? Après tout, sa vie était si pourrie qu’il ne la regretterait pas tant que ça. Oui ! mais quand même un petit peu, du moins suffisamment pour ne pas avoir envie de la voir arriver à son terme dès ce soir, c’était trop tôt. Donc il s’agitait sur son siège espérant pouvoir défaire ses liens et ainsi surprendre l’homme qui se rapprochait de lui, et qui sait, peut-être pouvoir lui piquer son flingue et les abattre tous les deux. Belle illusion en fait, car il n’avait aucune chance d’y parvenir, et d’ailleurs ça n’arriva pas.

 Une dizaine de secondes plus tard, il était devant les deux bandits, au milieu de la cour, le corps se remplissant de billes de plomb et se vidant de son sang et de sa vie par les nombreuses plaies causées par ces premières. Puis il s’écroula, accompagné très vite par les deux truands. Il repensa une dernière fois son ami et se dit qu’il ne boirait plus jamais ensemble.

 Il mourut deux secondes après cette ultime vision et commença à monter vers les cieux et...

 
 
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