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au 31 Mai 21 :
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L'Héritier
Par Natalea , Torajio
Harry Potter  -  Drame/Action/Aventure  -  fr
33 chapitres - Complète - Rating : T (13ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 8     Les chapitres     47 Reviews    
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Lewison

A nouveau, chapitre de Torajio.

Enjoy !

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Deux jours que la pluie tombe, ne s'interrompant que pour de brèves accalmies, comme pour laisser au ciel le temps de se préparer à une nouvelle salve aqueuse. Il est presque minuit, et Charles Lewison, promu directeur du service des Aurors depuis la descente aux enfers de l'Élu, sort enfin du Ministère. À peine met-il le pied sur le pavé humide que les gouttes froides s'immiscent sous son épais manteau, tandis que les bourrasques glaciales s'obstinent à le geler jusqu'à la moelle. Mais ces quelques désagréments sont largement compensés par la satisfaction du travail bien fait. Des informations ont été recoupées, des pistes ont été trouvées. La cavale du grand Harry Potter touchera bientôt à sa fin, il en est convaincu. Il n'est plus très loin...

Malgré le froid, Lewison marche d'un pas énergique, droit, fier. La rue lui appartient, le bruit de ses talonnettes résonnant sur le sol glissant le lui rappelle à chaque mètre. Les passants s'écarteraient sur son passage s'ils avaient été là. Mais la rue est déserte, lui laissant le loisir d'exercer son autorité sur le vide ambiant. Depuis qu'il a pris la place du fugitif, c'est lui qui tient les rennes, et il profite de chaque moment pour savourer cette sensation enivrante qu'est le pouvoir. Encore limité au service des Aurors, mais un grand pouvoir tout de même. Du haut de son piédestal, qui pourrait bien l'atteindre ?

Puis, au détour d'une ruelle mal éclairée, l'homme disparaît sans laisser de trace. À des kilomètres de là, il réapparaît devant une grande demeure qui fait davantage penser à un manoir aux pierres lisses et noires, étincelantes sous les rayons de la lune argentée. Encore une fois, le transplanage a été parfait. Très précisément à l'endroit où il devait se trouver, sur le perron, à l'abri de la pluie encore battante, à un pas de la porte où des sortilèges de protection empêchent ce type de transport. Il tend la main vers la poignée de la porte d'entrée, et au moment même où il touche le métal, un bruit lui signale que le verrou a été levé. Lewison se félicite une nouvelle fois pour la perfection du système, puis entre dans sa modeste villa.

Le hall d'entrée est un exemple de sobriété. Un parquet en hêtre vernis, tout juste recouvert d'un tapis tissé main par quelque artisan puriste, quelques meubles d'appoint en ébène noir, et tout juste deux tableaux statiques pour occuper un peu les murs en tissu cramoisi. Abandonnant négligemment ses affaires sur le sol – les elfes de maison s'en chargeront –, il franchit la double porte qui donne sur un petit salon.

Le même parquet de bois sombre reflète la forte lueur d'un feu de cheminée de pierre tout juste allumé par la magie d'un des elfes. Un magnifique tapis en peau de tigre, pièce rare, trône au milieu de la pièce et rompt avec la continuité du sol miroitant. La tapisserie ocre, parsemée de fleurs de lys bleues à turquoises, est en partie dissimulée par des trophées de chasse accrochés sur le mur de gauche. Une tête de sanglier aux défenses imposantes y côtoie le chef monstrueux et fier d'un immense hippogriffe. Le long du mur de droite, un long bahut en marbre noir expose d'autres objets tels qu'une bonne douzaine de griffes, écailles, et dents de dragons, de tailles et de couleurs différentes, ou encore quelques créatures, magiques ou non, empaillées ou simplement pétrifiées. Intérieurement, Lewison se félicite pour ces pièces de collections qu'il a su s'approprier au fil du temps. Quelques livres sont entreposés ça et là sur des étagères placées de part et d'autre de l'âtre. Au milieu de la pièce, un fauteuil tourne le dos à l'entrée, faisant ainsi face au feu et au portrait de la mère de Lewison, qui dort déjà à cette heure tardive. Tous les soirs en rentrant du Ministère, il y prend place et s'y prélasse environ une demi-heure, entouré de ses objets, ses trésors de grandes valeurs.

- Bonsoir, Lewison, fait une voix venant de nulle part.

Une silhouette jusqu'alors cachée par l'imposant dossier du fauteuil en velours kaki se dresse maintenant devant la cheminée. Un intrus ? Dans sa demeure ? Lewison sort sa baguette de son manteau et la pointe sur l'inconnu.

- Stupe...

- Lacornum Inflamare ! »

Le bout de bois que le grand directeur tient dans ses mains s'enflamme instantanément, l'obligeant à le lâcher. Déjà, sa main se couvre de cloques rougeâtres. Il ne peut que regarder les cendres de sa seule et unique arme s'éparpiller sur le sol. Pris de panique, Lewison fait volte-face mais n'a pas même le temps de faire un pas en dehors du petit salon : un éclair rouge le frappe violemment dans le dos.

- Trop lent, Lewison. Incacerem.

Des cordes magiques jaillissent de la baguette de l'intrus et viennent s'enrouler autour du corps de Lewison. Quelques instants plus tard, l'homme se retrouve assis sur le fauteuil, incapable de bouger, au centre de la salle principale du musée des horreurs. L'agresseur regarde avec mépris le résidu d'humanité qui gît devant lui, les yeux s'agitant follement dans leurs orbites. Il est en accord parfait avec son salon. Répugnant.

- Finite Incantatem, lâche l'intrus, écœuré de devoir parler avec ce monstre.

Lewison prend une grande et bruyante inspiration en récupérant la parole, à défaut d'être libre de ses mouvements.

- Potter. Harry... Potter, bégaie l'entravé.

- Eh bien Lewison... Ça fait quoi d'être ligoté et emprisonné ? Je pensais que ça te plairait, vu ce que tu aimes exhiber dans ton salon...

- Je vais te faire regretter de...

- Et comment vas-tu t'y prendre, hein ? Attaché sur ton fauteuil, et sans baguette ?

- Je...

- Oh, un instant. Mais tu as une baguette ! La mienne. Où est-elle ? »

Une étrange lueur apparaît dans les yeux du prisonnier en même temps qu'un léger sourire lui étire le coin des lèvres.

- Si je l'avais, tu crois que je te le dirais ? articule-t-il lentement, détachant chaque syllabe.

- Soyons clairs, répond Harry. Je vais être honnête avec toi. Si tu ne réponds pas à mes questions, je te donnerai un aperçu de l'enfer. Je te ferai souffrir jusqu'à ce que tu en deviennes fou, jusqu'à ce que tu sois prêt à tout sacrifier pour m'arrêter. Tu seras tellement anéanti que tu n'auras plus la force de bouger un doigt ou d'articuler ne serait-ce qu'un seul son, et c'est dans tes pensées que je devrai lire ton désir de mourir. Tu m'imploreras de t'achever. Et cette ultime requête, je ne te l'accorderai pas. Je resterai près de toi, et je te regarderai expirer lentement, des heures, des jours s'il le faut, jusqu'à ton dernier soupir, te rappelant à chaque instant à quel point tu es seul, faible, et insignifiant. Et là seulement je partirai, abandonnant ce qui restera de ta misérable carcasse.

Lewison déglutit. Des perles de sueur glissent sur sa peau livide et gouttent sur ses vêtements lacérés par ses entraves. Ses cheveux d'ordinaire si lisses et si ordonnés sont en bataille, formant de ridicules pics sur le haut de son crâne.

- Alors, qu'en dis-tu ?

- Je ne dirai..., commence Lewison.

Le poing de Harry frappe violemment la mâchoire de Lewison qui se brise sur le coup. Un deuxième uppercut achève de la décrocher. La douleur est déjà trop forte pour Lewison , qui laisse échapper ses premières larmes de la nuit. Elles seront loin d'être les dernières... Après quelques instants à le regarder avec mépris, Harry ressort sa baguette :

- Episkey, lance-t-il.

Des craquements sinistres se font entendre alors que les os se reconstituent.

- J'ai encore besoin que tu puisses parler. Alors réponds-moi. Où est ma baguette ?

- Je... je ne l'ai pas !

- Mensonge. Sectumsempra !

Le bras gauche du supplicié se couvre d'entailles profondes, laissant s'écouler des flots du précieux liquide le long de sa chaise, et finissant leur course dans la fourrure du tigre qui gît sur le sol. Harry se régale du spectacle de sa victime hurlant de douleur :

- J'ai parlé avec Ollivander hier. Il m'a dit qu'il avait ma baguette jusqu'à ce qu'un nabot du ministère ne vienne la lui reprendre. Et va savoir pourquoi, mais... je fais plus confiance à Ollivander qu'à toi. Alors, où l'as-tu cachée ?

- Je ne...

- Bombarda !

Une explosion retentit aux pieds de Lewison, carbonisant la peau de tigre qui s'y trouvait, en même temps que les jambes que le pantalon en toile n'a pas pu protéger :

- Pas de phrase négative. Je veux l'endroit où est ma baguette. Tout de suite !

- Pas là ! braille Lewison.

- Où ça alors ?!

- À... l'étage.

- Bien, on progresse. Tu vas me montrer tout de suite.

Le sort de stupefixion disparait. Harry tire brutalement Lewison de son fauteuil par son bras entaillé. Ne pouvant tenir sur sa jambe blessée, il s'effondre dans le sang qui inonde le parquet. Encore une fois, l'Élu le redresse et le force à marcher. Arrivés dans le hall d'entrée, ils montent les escaliers pour atteindre un large palier, puis entrent dans la première pièce sur la droite. Une chambre. La décoration reflète une nouvelle fois le mauvais goût du propriétaire : tapisserie jaunâtre tirant sur le gris, sol en hêtre blanc. Un lit gigantesque à l'armature dorée, sorti tout droit d'un autre siècle, trône au centre de la pièce. Sur des meubles en bois vert pâle, des candélabres en argent s'accumulent par dizaines, comme pour convaincre leur propriétaire de sa propre richesse. À cela s'ajoute toute une collection d'épées et de lames en tous genres, accrochées au hasard entre les différents portraits de chasse de Lewison. Derrière le lit royal, un elfe de maison s'affaire.

- Toi, l'elfe, supplie Lewison. Débarrasse-moi de lui !

Harry ne prête pas attention à ce que dit son prisonnier et commence à vider magiquement les tiroirs. L'elfe, dont seule la tête dépasse de derrière le gigantesque lit, observe son supposé maître avec un air indéchiffrable.

- Vite ! le presse l'estropié.

- Non, monsieur.

- Tu dois m'obéir ! Je suis ton maître !

L'elfe ne répond pas, et recommence à s'affairer à l'abri des regards.

- Tu n'es pas son maître, affirme Harry. Tu lui as donné ta veste, il est libre.

- Quoi ? Non ! C'est im...

- Silencio ! Quand apprendras-tu à te taire, Lewison ? Quel est ton nom ? demande alors calmement Harry à l'elfe.

- Nobbs, monsieur.

- Alors Nobbs, peux-tu me dire où Lewison a caché une baguette de grande valeur ?

- Oui, monsieur.

- Et où est-elle ?

- En bas, monsieur. Derrière le portrait de madame Lewison. »

Harry se retourne lentement vers le muet, appuyé contre un mur. Il tremble comme une feuille, et a les yeux rouges de panique. Il entreprend un pas vers la sortie, mais sa jambe brûlée le fait trop souffrir pour y parvenir. Quelques larmes lui échappent. Il saisit une épée au mur et la pointe sur son bourreau.

- Expelliarmus, lance Harry d'un air las avant de ramasser l'arme tombée au sol. Tu m'as encore menti. Tu en paieras les conséquences.

Ce disant, il lève la lourde épée et frappe avec violence le bras encore valide de Lewison du plat de la lame. Il en résulte un craquement horrible. Le bras de Lewison semble littéralement se désarticuler pour pendre négligemment le long de son corps selon un angle étrange. L'os s'est cassé net. Les larmes s'écoulent désormais à flot des yeux injectés de sang de Lewison. Profitant du spectacle que lui procure sa vengeance, l'Élu pousse ce qui reste du grand directeur du bureau des Aurors en dehors de la chambre, emmenant l'épée avec lui. Descendre les escaliers s'avère difficile pour Lewison, qui finit par s'écrouler, et dévale les marches comme une vulgaire poupée de chiffon, ce qui ajoute encore à la liste de ses os brisés. Harry éclate de rire. Sous ses yeux, Lewison offre un spectacle pitoyable. Traîné jusque dans le petit salon, jeté une nouvelle fois sur le fauteuil, et enserré avec force par des liens magiques, il sombre petit à petit dans l'inconscience.

- Revigor ! lance Harry. Je veux que tu restes éveillé jusqu'à ce que ce soit fini.

- H... h... non.

- Tu as réussi à lever le Silencio tout seul ? Tu m'impressionnes. Enervatum ! lance Harry devant le tableau endormi.

La vieille femme de peinture ouvre de grands yeux écarquillés dans un hurlement de panique :

- Bonsoir, madame, dit Harry. Votre fils cache quelque chose qui m'appartient derrière votre toile. Auriez-vous l'obligeance de me laisser la reprendre ?

- Mon fils ! Qu'avez-vous fait à mon fils ? Monstre !

- Non ? Vous refusez ?

- Laissez-le !

- Dans ce cas, je vais devoir utiliser la force. Regarde bien, Lewison. Bombarda Maxima !

Madame Lewison pousse un hurlement strident, vite interrompu par la vive déflagration qui s'ensuit. Lorsque la fumée disparaît, il ne reste plus rien de la toile, dévoilant alors une porte de métal sans serrure ni poignée.

- Ouvre ce coffre, ordonne Harry.

Pas de réponse. L'homme sur le fauteuil marmonne des paroles inintelligibles en fixant le vide. Il ne ressemble plus en rien au fier et puissant Auror qui dictait la marche à suivre dans son bureau. Ses vêtements sont déchirés et couverts de sang. Son visage décomposé traduit les douleurs physiques qu'il a endurées jusque là ; son regard vide montre le choc d'avoir vu sous ses yeux sa mère partir en fumée, même s'il ne s'agissait que d'une peinture. Mais Harry, loin d'éprouver de la pitié pour le monstre qui se tient devant lui, commence à s'impatienter :

- Ouvre ce coffre !

Aucune réaction.

- OUVRE CE COFFRE ! vocifère-t-il, levant l'épée qu'il a encore en main au-dessus de sa tête.

Le tranchant de l'épée s'abat sur le pied de Lewison, lui arrachant un hurlement inhumain. Le sang se répand en une large tache circulaire sur la peau de bête. Des bruits de succion se font entendre lorsque Harry marche dans le liquide noir en se rapprochant du fauteuil :

- Ouvre ce coffre, ou je te tue, murmure-t-il à son oreille.

Lewison est secoué de tremblements incontrôlables. Il n'est plus qu'un pâle reflet de ce qu'il était il y a une heure à peine, une ombre qui a perdu sa consistance. Mais cette ombre pathétique n'a pas encore compris qu'elle n'était plus rien ; elle veut vivre. Alors il redresse la tête, fixe la porte de métal dans le mur, prononce quelques mots incompréhensibles. Le battant se transforme alors en ce qui ressemble à une volute de fumée, un écran intangible et immatériel. Derrière, une baguette. Sa baguette. Harry tend le bras, dispersant la vapeur. Enfin, il l'a récupérée !

- Diffindo ! hurle Harry sans prévenir.

Une tache cramoisie prend lentement forme sur ce qui reste du costume de Lewison. Sa respiration se bloque un instant. Une violente quinte de toux le prend, et à chaque spasme, il crache un peu plus de sang.

- Écoute-moi bien, enflure, crache Harry. Tu as fait tuer ma famille. Je sais que c'est ta faute. Alors je te laisse le choix : soit tu me dis qui je dois tuer à mon tour et j'abrège tes souffrances ici et maintenant, soit tu ne dis rien, et je continue à te torturer jusqu'à ce que tu ouvres ta gueule !

- J... Le F...

- Je n'entends rien !

- Le Fur... Le Furo... sensis. Je sais... d'où il vient.

- D'où ? PARLE !

- Barjow... et Beurk.

Barjow et Beurk. La boutique de l'Allée des Embrumes. Rien de bon ne vient de là, Harry l'a appris à ses dépens, et les événements n'ont fait que confirmer cette certitude. C'est là qu'il doit se rendre. C'est là qu'il trouvera les exécutants. Il fait les cents pas dans la pièce. Dans l'immédiat, que va-t-il faire de Lewison ? C'est lui le vrai meurtrier, les faits le démontrent. Il doit payer. Mais maintenant qu'un nouvel objectif est apparu dans l'esprit de Harry, sa haine fait un pas en arrière, et la solitude reprend le dessus un bref instant. Les larmes lui montent aux yeux :

- Pourquoi... ? demande-t-il. Pourquoi tu les as faits tués ?

- Non... ce n'est pas... moi.

- Ne mens pas !

- Je le jure... j'ai profité de... de la situation. Je... je n'ai même pas éprouvé de compassion pour ta famille. Mais je n'ai rien fait de mal ! Je n'y suis pour rien ! J'ai pris... la place qu'on me donnait, et que je convoitais. Mais je n'ai rien... rien fait pour l'avoir. Je suis un profiteur... pas un meurtrier !

- Non... Non ! NON ! s'égosille Harry en frappant la pierre de l'âtre à s'en briser le poing. Ce n'est pas possible. NON !

La peine et les regrets reculent devant sa colère et son désespoir qui remontent à la surface. Son sang bat contre ses tempes, et les voix de ses démons sifflent et résonnent à ses oreilles, chaque syllabe s'abattant comme autant de masses sur son crâne douloureux. Hurlant à s'en déchirer la gorge, Harry lève une nouvelle fois l'épée meurtrière. Le regard de Lewison se fige : il comprend que son heure est venue, qu'il ne reverra jamais plus la lumière du jour. Que désormais, il ne peut plus rien changer. Pendant ce bref instant, il se rend compte du mensonge dans lequel il se complaisait. Il a sacrifié sa conscience pour un pouvoir illusoire. Il a été un monstre d'égoïsme, un monstre d'orgueil, un monstre de cruauté. Et voilà qu'il doit mourir, tué par un monstre de haine, de désespoir et de peur, qu'il a lui-même contribué à créer.

L'épée se plante en plein dans la poitrine du mourant. Elle s'enfonce jusqu'à la garde. Elle emporte avec elle son dernier soupir.

 

 
 
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