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Celui qui a survécu à la solitude
Par marine_p20
Harry Potter  -  Romance/Fantaisie  -  fr
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Sombrals et fêtes de Noël

Chapitre 32

Sombrals et fêtes de Noël

 

L'hiver avançait et rejoindre le cours de soins aux créatures magiques présentait désormais des difficultés. Drago, Crabbe et Goyle, emmitouflés des pieds à la tête, avançaient péniblement dans l’épaisse couche de neige pour rejoindre la lisière de la forêt. Ils furent étonnés d'y trouver Hagrid qui les attendait. Il était enfin de retour, mais ce dernier n’offrait pas une vision très rassurante. Il était couvert de contusions qui se nuançaient de vert et de jaune et il présentait des plaies qui saignaient encore. En effet, il avait dû avoir une surprise géante durant l'été, se dit Drago avec ironie. Comme pour compléter ce sinistre spectacle, il portait sur l’épaule quelque chose qui ressemblait à une moitié de vache morte.
-Aujourd’hui, on va travailler là-bas ! annonça joyeusement Hagrid aux élèves qui approchaient, en montrant d’un signe de tête les arbres sombres de la forêt. C’est plus abrité. D’ailleurs, ils préfèrent l’obscurité.
-Qui est-ce qui préfère l’obscurité ? lança vivement Drago à Crabbe et à Goyle avec une pointe de terreur dans la voix. Qu’est-ce que c’est que ça, encore, vous avez entendu ?
-Prêts ? demanda Hagrid, toujours aussi enjoué, en regardant les élèves rassemblés. Bon, alors, pour votre cinquième année, je vous ai réservé une petite excursion dans la forêt. Je pense qu’il vaut mieux voir ces créatures dans leur milieu naturel. Ce qu’on va étudier aujourd’hui est plutôt rare. Je crois bien que je suis la seule personne au Royaume-Uni à en avoir dressé.
-Et vous êtes vraiment sûr qu’elles sont dressées, vos créatures ? demanda Drago d’une voix où, à son grand regret, la panique perçait de plus en plus. Ce ne serait pas la première fois que vous nous amèneriez des bêtes sauvages.
Un murmure approbateur parcourut les rangs des Serpentard et quelques élèves de Gryffondor semblaient trouver que Drago n’avait pas tort.
-Bien sûr qu’elles sont dressées, répondit Hagrid.
Il fronça les sourcils et remonta un peu la vache morte sur son épaule.
-Alors, pourquoi vous avez la figure dans cet état ? demanda Drago.
-Occupe-toi de tes affaires ! répliqua Hagrid avec colère. Et maintenant, si vous avez fini de poser des questions stupides, allons-y !
Il tourna les talons et s’avança droit vers la forêt. Personne ne semblait très disposé à le suivre jusqu'à ce que l'incroyable et inséparable trio lui emboîta le pas, entraînant derrière eux le reste de la classe.
Ils marchèrent pendant environ dix minutes jusqu’à un endroit de la forêt où les arbres étaient si rapprochés qu’il régnait une obscurité crépusculaire et qu’on ne voyait pas trace de neige sur le sol. Avec un grognement, Hagrid déposa par terre sa demi-carcasse de vache et se retourna pour faire face aux élèves. La plupart d’entre eux avançaient prudemment d’arbre en arbre en jetant autour d’eux des regards inquiets, comme s’ils s’attendaient à une attaque imminente.
-Rapprochez-vous, rapprochez-vous, les encouragea Hagrid. Ils vont être attirés par l’odeur de la viande mais de toute façon, je vais les appeler parce qu’ils aiment bien savoir que je suis là.
Il secoua sa tête hirsute pour écarter ses cheveux de son visage et lança un étrange cri perçant qui résonna parmi les arbres comme l’appel d’un monstrueux oiseau. Personne ne songea à rire. La plupart des élèves paraissaient trop effrayés pour émettre le moindre son.
Hagrid lança à nouveau son cri aigu. Une minute s’écoula pendant laquelle tout le monde continua de jeter des regards alarmés parmi les arbres pour essayer d’apercevoir les créatures attendues. Et tandis que Hagrid écartait ses cheveux et gonflait sa poitrine pour la troisième fois, Drago vit Potter donner un petit coup de coude à Weasley en lui montrant un espace obscur entre deux ifs aux troncs noueux. Drago porta son regard dans cette direction et il y trouva... rien. Rien du tout. Potter venait de pointer le vide du doigt. Surpris, Drago porta à nouveau son regard sur l'Elu qui avait apparemment un peu perdu la boule. Weasley aussi continuait de fixer les arbres. Quelques instants plus tard, il murmura :
-Qu’est-ce qu’il attend pour les appeler de nouveau ?
La grande majorité des élèves avaient toujours la même expression d’attente, perplexe et anxieuse, et ne cessaient de lancer des coups d’œil partout. Drago ne vit que trois personnes seulement semblaient voir quelque chose : Potter, Zabini qui avait une expression de dégoût sur le visage, et Londubat dont les yeux suivaient un mouvement de balancier invisible.
-Ah, en voilà un autre ! annonça fièrement Hagrid. Et maintenant, levez la main, ceux qui arrivent à les voir.
Les trois personnes que Drago avait soupçonné levèrent en effet la main.
-Oui, bien sûr... je savais que tu les verrais, Harry, dit Hagrid d’un ton grave. Ah, toi aussi, Neville, hein ? Et...
-Excusez-moi, l’interrompit Drago d’une voix narquoise, mais qu’est-ce qu’on est censés voir, exactement ?
Pour toute réponse, Hagrid montra la vache morte. Toute la classe l’observa pendant quelques secondes puis il y eut des exclamations de surprise. Des morceaux de chair semblaient s’arracher tout seuls de la carcasse et disparaître comme par enchantement.
-Qu’est-ce qui fait ça ? demanda d’une voix terrifiée une Gryffondor qui venait de pousser un cri aigu en allant se réfugier derrière l’arbre le plus proche. Qui est-ce qui mange ? Quel courage chez celle-ci dis-donc, ironisa intérieurement Drago en reconnaissant la jeune fille qui avait accompagné Potter au bal l'année passée.
-Des Sombrals, répondit fièrement Hagrid.
-Oh, murmura Granger qui venait soudain de comprendre, comme d'habitude puisqu'elle comprenait toujours tout. Mais Drago aussi connaissait ces créatures et avait déjà compris le but de ce cours.
-Il y en a tout un troupeau, à Poudlard, reprit Hagrid. Maintenant, qui peut me dire... ?
-Mais ils portent malheur ! l’interrompit Patil, l’air effaré. On dit qu’il arrive d’horribles catastrophes aux gens qui les voient. Le professeur Trelawney m’a dit un jour...
-Non, non, non, coupa Hagrid en pouffant de rire, ça, ce sont des superstitions, ils ne portent pas malheur du tout, au contraire, ils sont très intelligents et très utiles ! Oh, bien sûr, ceux-là n’ont pas beaucoup de travail, ils tirent simplement les diligences de l’école. Parfois, Dumbledore les utilise aussi quand il a un long voyage à faire et qu’il ne veut pas transplaner et... Tiens, regardez, en voilà encore deux...
-J’ai senti quelque chose, cria Patil, je crois qu’il est juste à côté de moi !
-Ne t’inquiète pas, il ne te fera pas de mal, assura Hagrid avec patience. Maintenant, qui peut me dire pourquoi certains d’entre vous les voient et d’autres pas ?
Granger leva la main.
-Je t’écoute, dit Hagrid en lui adressant un sourire radieux.
-Les seules personnes qui peuvent voir les Sombrals, répondit-elle, sont celles qui ont vu la mort.
-C’est exactement ça, approuva Hagrid d’un air solennel. Dix points pour Gryffondor. Donc, les Sombrals...
-Hum, hum...
Le professeur Ombrage venait d’arriver derrière Potter. Elle portait toujours sa cape verte et son chapeau assorti et tenait son bloc-notes à la main. Hagrid, qui n’avait encore jamais entendu la fausse toux d’Ombrage, observait avec inquiétude le Sombral le plus proche, croyant que c’était lui qui avait toussé.
-Hum, hum...
-Ah, bonjour, dit Hagrid avec un sourire, en voyant enfin qui avait produit ce son étrange.
-Avez-vous reçu le mot que je vous ai envoyé dans votre cabane ce matin ? demanda Ombrage d'une voix lente et sonore, comme si elle avait affaire à un étranger particulièrement obtus. Je vous annonçais que je viendrais inspecter votre cours.
-Ah, oui, répondit Hagrid d’un ton joyeux. Content que vous ayez trouvé où c’était ! Comme vous le voyez – enfin, je ne sais pas si vous le voyez ou pas - aujourd’hui, on fait les Sombrals...
-Je vous demande pardon ? dit le professeur Ombrage d’une voix forte, la main derrière l’oreille et les sourcils froncés. Qu’avez-vous dit ?
Hagrid parut un peu surpris.
-Heu... les Sombrals ! répéta-t-il en haussant le ton. Vous savez, ces... heu... grands chevaux avec des ailes !
Il agita ses bras gigantesques dans l’espoir de lui faire mieux comprendre de quoi il parlait. Le professeur Ombrage leva les sourcils et marmonna en même temps qu’elle écrivait sur son bloc- notes :
-Doit... recourir... à un... langage... gestuel... rudimentaire...
-Enfin, en tout cas..., reprit Hagrid, un peu troublé, en se tournant vers la classe. Heu... Qu’est-ce que je disais, déjà ?
-Semble... avoir... des problèmes... de mémoire..., grommela Ombrage suffisamment fort pour que tout le monde puisse l’entendre.
Drago savourait cette scène comme si Noël venait d’arriver avec un mois d’avance, d'autant plus que Granger, au contraire, le teint écarlate, avait du mal à contenir sa rage.
Hagrid jeta un regard un peu inquiet au bloc-notes d’Ombrage, mais il poursuivit vaillamment :
-Ah oui, c’est ça, je voulais vous expliquer pourquoi nous en avons un troupeau à Poudlard. Voilà, on a commencé avec un mâle et cinq femelles. Celui-ci s’appelle Tenebrus, dit-il en caressant le premier cheval qui était apparu, c’est mon préféré, il est le premier à être né ici, dans la forêt...
-Savez-vous, l’interrompit Ombrage d’une voix claironnante, que le ministère de la Magie a classé les Sombrals dans la catégorie des créatures dangereuses ?
Hagrid se contenta de pouffer de rire.
-Les Sombrals ne sont pas dangereux ! s’exclama-t-il. Oh, bien sûr, ils pourraient vous arracher un petit bout de quelque chose si vous les embêtiez...
-Montre... des signes... de... plaisir... à l’évocation... de la violence..., marmonna Ombrage en recommençant à écrire sur son bloc-notes.
-Mais non, voyons ! reprit Hagrid qui paraissait légèrement anxieux, à présent. Un chien aussi peut vous mordre si vous le provoquez, non ? Les Sombrals ont une mauvaise réputation à cause de cette histoire de mort... Les gens croyaient que c’était un mauvais présage d’en voir un, mais ils n’y comprenaient rien, voilà tout, pas vrai ?
Ombrage ne répondit pas. Elle acheva ce qu’elle était en train d’écrire, puis regarda Hagrid et reprit, toujours de sa voix lente et sonore :
-S’il vous plaît, continuez à faire votre cours comme d’habitude, je vais me promener (elle mima l’acte de marcher, provoquant les rires de Drago et de Pansy) parmi les élèves (elle montra du doigt plusieurs d’entre eux) et leur poser des questions (elle pointa l’index vers sa bouche).
Hagrid la regarda d’un air ébahi, en se demandant pourquoi elle se comportait avec lui comme s’il était incapable de comprendre l’anglais normal.
-Bon, continuons, dit Hagrid en s’efforçant de reprendre le fil de ses explications. Donc, les Sombrals... Oui, c’est ça. Il y a des tas de choses à dire en leur faveur...
-Parvenez-vous à comprendre facilement le professeur Hagrid quand il parle ? demanda le professeur Ombrage d’une voix forte en s’adressant à Pansy.
Pansy avait des larmes de rire aux yeux. Sa réponse sembla presque incohérente, à force d’être interrompue par ses gloussements.
-Non... parce que... voilà... on dirait... souvent, c’est comme s’il grognait.
Ombrage griffonna sur son bloc-notes. Les quelques endroits dépourvus de bleus sur le visage de Hagrid prirent une teinte écarlate mais il s’efforça de faire comme s’il n’avait pas entendu la réponse de Pansy.
-Heu... oui... beaucoup de choses en faveur des Sombrals. Par exemple, une fois qu’ils sont dressés, comme ceux-là, vous ne pouvez plus vous perdre. C’est fou ce qu’ils ont le sens de l’orientation, suffit de leur dire où vous allez...
-En admettant qu’ils puissent vous comprendre, bien sûr, dit Drago, ce qui plongea Pansy dans une nouvelle crise de fou rire.
Le professeur Ombrage leur adressa un sourire indulgent puis se tourna vers Londubat.
-Vous arrivez à voir les Sombrals, Londubat, n’est-ce pas ? dit-elle.
Il acquiesça d’un signe de tête.
-Qui avez-vous vu mourir ? demanda-t-elle d’un ton indifférent.
-Mon... mon grand-père.
-Et qu’est-ce que vous pensez de ça ? reprit Ombrage, la carcasse déjà dépouillée d’une bonne partie de sa viande.
-Heu..., dit Londubat, visiblement nerveux, en jetant un coup d’œil à Hagrid. Je pense que... heu... c’est intéressant...
-Les élèves... sont... trop... intimidés... pour admettre... qu’ils... ont... peur, marmonna Ombrage en écrivant une nouvelle fois sur son bloc-notes.
-Non ! protesta-t-il, en paraissant bouleversé. Non, je n’ai pas peur !
-Tout va bien, ne vous inquiétez pas, dit Ombrage.
Elle lui tapota l’épaule avec un rictus ironique faussement compréhensif. Ombrage se tourna ensuite vers Hagrid et reprit sa voix lente et sonore pour s’adresser à lui.
-Eh bien, Hagrid, je crois que j’ai tout ce qu’il me faut, dit-elle. Vous recevrez (elle mima le geste de prendre quelque chose devant elle) les résultats de votre inspection (elle montra le bloc-notes) dans un délai de dix jours.
Elle leva ses dix doigts boudinés puis, avec un sourire encore plus large qui la faisait plus que jamais ressembler à un crapaud sous son chapeau vert, elle s’en alla d’un air affairé. Drago et Pansy étaient pris de fou rire, Granger tremblait de fureur et Londubat paraissait désemparé et furieux.

A la fin du cours, Drago, Crabbe et Goyle rattrapèrent Weasley et ses deux amis qui ne les entendirent pas approcher, leurs pas étant étouffés par la neige.
-J’ai été étonné que tant de gens puissent les voir, disait le rouquin. Trois dans la classe...
-Au fait, Weasley, on se demandait quelque chose, dit Drago d'une voix malveillante. Tu crois que si tu voyais quelqu’un mourir, ça t’aiderait à repérer le Souafle sur un terrain de Quidditch ?
Drago et ses deux acolytes hurlèrent de rire en dépassant le trio, puis ils se mirent à chanter Weasley est notre roi. Malgré le froid les oreilles de Weasley devinrent cramoisies.
Dans les jours suivants, tous les élèves apprirent la mise à l’épreuve de Hagrid et certains, à commencer par Drago, s’en montraient enchantés. 

Décembre arriva en apportant encore plus de neige et une véritable avalanche de devoirs pour les cinquième année. Les obligations qui incombaient à Drago et à Pansy dans leur rôle de préfets devinrent également de plus en plus écrasantes à mesure que Noël approchait. On fit appel à eux pour superviser la décoration du château, or poser des guirlandes quand Peeves tenait l’autre bout et cherchait à étrangler son partenaire avec n'avait rien d'évident. Il fallait également surveiller les première et les deuxième année qui devaient passer leurs récréations à l’intérieur du château à cause du froid, et ces petits morveux étaient d’une insolence incroyable. Drago était persuadé de ne jamais avoir été aussi mal élevé quand il était en première année. Ils devaient aussi parfois patrouiller dans les couloirs en alternance avec Rusard qui pressentait que l’esprit de Noël pourrait bien se traduire par une multiplication de duels magiques, et cette tâche plus que toute autre agaçait Drago car le concierge avait vraiment de la bouse de dragon à la place du cerveau.

Entre les cours, les devoirs et les responsabilités de préfet, Drago finissait ses journées épuisé, n'ayant presque même plus d'énergie pour son occupation préférée d'embêter les Gryffondor. Parfois, il profitait d'une salle de classe vide pour rester au calme loin de la salle commune des Serpentard et de Crabbe et Goyle car eux-ci se mettaient à le suivre dès qu'ils le voyaient, ou même juste pour somnoler un peu lorsqu'il était trop fatigué. Un jour alors qu'il profitait de la salle de Métamorphose vide pour justement avancer son devoir pour McGonagall, la porte s'ouvrit derrière lui, et il se figea, pas tout à fait certain d'avoir le droit d'être ici. Dumbledore entra silencieusement dans la salle, en lui faisant un petit geste amical de la main. Drago, perplexe, regarda son directeur traverser la pièce et le rejoindre, s'installant au bureau à côté du sien.
-Bonjour Drago, dit Dumbledore d'un ton malicieux, nous ne nous étions pas vus depuis un bon moment, comment vas-tu ?
Ne sachant pas trop ce que le directeur attendait de cet échange de banalités, Drago répondit juste qu'il allait bien, et se reprit de justesse pour retourner la question au directeur également. Celui-ci pouffa.
-Oh tu es fort aimable de t'intéresser à un vieil homme Drago. Je te remercie, je vais bien également, mais moi je n'ai pas les grandes cernes sous mes yeux que je vois sous les tiens. Or je ne suis pas sûr que ce soit juste le travail scolaire qui t'épuise autant, car tu es vraiment un garçon brillant. D'ailleurs je vois là que tu t'en sors à merveille avec ce devoir de Métamorphose. Savais-tu que c'était justement cette matière que j'enseignais avant de devenir directeur de l'école ? Peut-être que les tâches de préfet sont un peu de trop pour toi ? Je sais pourtant que je ne me suis pas trompé dans mon choix, tu as tout à fait les épaules pour de telles responsabilités et qui sait, peut-être même le potentiel d'un futur préfet en chef si tu t'investis bien dans ton rôle.
Dumbledore le regardait en souriant et Drago sentit ses joues rosir. Il le remercia de l'avoir choisi comme préfet et de lui témoigner cette confiance pour la suite, et le rassura sur son emploi du temps. Il était seulement un peu fatigué mais il apprendrai vite à tout équilibrer, et de toute façon il se reposerait bientôt chez lui durant les vacances de Noël. Dumbledore s'en montra ravi, lui souhaita bonne chance avec tout cela et se leva pour se diriger vers la porte. Avant de la franchir, il se retourna et ajouta :
-N'oublie pas que toi aussi tu es important Drago. Tu n'es pas toujours obligé de ne faire que ce qui est attendu de toi et, au contraire, j'adorerais te voir penser un peu plus à toi-même !
Et le directeur s'en alla aussi soudainement qu'il était arrivé. Stupéfait, Drago médita la dernière phrase qu'il avait prononcé, avant de se demander ce que le directeur de l'école faisait à errer ainsi dans les salles de classes vides en fin de journée. A moins qu'il n'ait su d'une quelconque façon que Drago était là et que sa venue n'avait rien d'un hasard, cherchant bel et bien à discuter avec lui. Sa curiosité et sa confusion finirent étouffées par sa fatigue, et il rangea prestement ses affaires pour retourner à sa salle commune.

Quelques jours après, le Poudlard Express le ramenait chez lui. Il avait entendu dire que pour la première fois depuis leur entrée à Poudlard, Potter ne resterait pas au château pour les fêtes mais il ne le vit nulle part dans le train. De même, la totalité des Weasley étaient également absents, ce qui lui fit se demander s'il s'était passé quelque chose en dehors de l'école. Son père pourrait peut-être lui fournir quelques informations à ce sujet... De retour au Manoir, Lucius n'aborda pas directement le sujet avec lui mais les bribes d'informations que Drago put rassembler lui permirent de comprendre que le Seigneur des Ténèbres et ses fidèles souhaitaient ardemment obtenir quelque chose qui était enfermé au ministère de la Magie, mais que l'Ordre du Phénix leur barrait systématiquement la route, or cette fois l'un d'entre eux avait été blessé. En connectant différents éléments comme l'absence des Weasley dans le train et le poste de leur père au ministère, il en déduit que c'était sans doute Arthur Weasley qui avait été attaqué. Bien que son père lui vouait une haine ardente, Drago n'arrivait pas tout à fait à se réjouir de cette conclusion. Après tout, Mr Weasley avait une grande famille avec tous ces enfants, or lui-même aurait été dévasté si quoi que soit arrivait à son père... On attendait de Drago d'être à l'aise avec des choses qui le dépassaient, or ces choses devenaient de plus en plus concrètes. Ce n'était plus juste des idées ou un jeu, des gens allaient vraiment souffrir et mourir et Drago devrait rapidement accepter cela s'il voulait pouvoir suivre le camp dans lequel sa famille s'était rangée. Contrairement à ce Dumbledore lui avait souhaité, penser à soi-même n'était pour l'instant pas une option.

 
 
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